Un meilleur aménagement urbain pourrait réduire la criminalité dans les collectivités ghanéennes

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Institute of Statistical, Social and Economic Research (ISSER)

L’urbanisation galopante et désorganisée peut taxer les capacités de prestation des services, y compris les services de l’ordre et de la sécurité. Trente-cinq pour cent des participants à un récent sondage dans quatre villes importantes du Ghana ont indiqué ne pas se sentir en sécurité seuls à pied dans les rues, une fois la nuit tombée, et vingt pour cent ont indiqué ne pas se sentir en sécurité seuls chez eux, une fois la nuit tombée. Des chercheurs de l’Institut de recherches statistiques, sociales et économiques (ISSER) de l’Université du Ghana étudient de nouvelles stratégies de prévention du crime dans le but d’en diminuer le taux croissant en raison d’une faible présence policière. L’une des tactiques envisagées est la prévention du crime au moyen de l’aménagement du milieu (PCAM).

On peut favoriser ou dissuader l’éventuelle activité criminelle selon que la conception des bâtiments et l’aménagement des quartiers et collectivités facilitent les allées et venues. Les recherches ont montré qu’une modification des aménagements et du milieu physique, par exemple, en permettant aux résidents d’avoir une certaine emprise sur les aires entourant leur résidence et en plaçant judicieusement des murets, de l’éclairage et du paysagement de sorte à restreindre ou à contrôler les allées et venues, peut réduire les occasions de commettre des crimes et les inquiétudes des résidents à cet égard, ainsi que leurs soucis concernant la sécurité. En revanche, un piètre aménagement urbain peut nuire aux liens communautaires et à la cohésion sociale, deux facteurs qui aident à prévenir le crime.

Dans leur énoncé de politique intitulé Prévention du crime et cohésion sociale des collectivités : Le cas du milieu urbain ghanéen [traduction], l’équipe de recherche recommande que les décideurs tiennent compte de l’interaction entre le milieu bâti et les aspects sociaux de la vie collective s’ils cherchent à freiner le crime au moyen de modifications architecturales.

Cet énoncé fait partie intégrante d’une étude intitulée Examen de l’axe criminalité-pauvreté dans les centres urbains au Ghana et financée dans le cadre de Villes sûres et inclusives, un programme de recherche international qui vise à documenter les liens entre la violence, la pauvreté et les inégalités. Financé conjointement par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et le Department for International Development (DFID) du Royaume-Uni, ce programme réunit des experts de partout dans le monde afin de déterminer les stratégies qui fonctionnent – et celles qui ne fonctionnent pas – pour réduire la violence dans les centres urbains.

Veuillez lire l’énoncé de politique de l’ISSER, Urban Crime Prevention and Community Social Cohesion: The Case of Urban Ghana (PDF, 195 KB).

Veuillez prendre connaissance du projet financé par le CRDI Examen de l’axe criminalité-pauvreté dans les centres urbains au Ghana

Veuillez en apprendre davantage sur la manière dont le CRDI appuie la recherche pour rendre les villes plus sûres grâce au partenariat – Villes sûres et inclusives – avec le Department for International Development (DFID) du Royaume-Uni.