Regain d'intérêt pour les aliments traditionnels

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Dans les régions rurales du Liban, les femmes font valoir les bienfaits de l’alimentation traditionnelle, impulsant ainsi le retour à des aliments sains et abordables.
 
Depuis 2005, une dizaine de femmes d’Al-Kwakh, un village sis dans les montagnes du nord du Liban, se réunissent quotidiennement dans une cuisine collective où elles préparent des mets sains à base de plantes sauvages comme l’ache et la figue. Elles vendent ces plats dans un marché de Beyrouth, à l’occasion de festivals culinaires et de banquets, ainsi qu’à l’écohôtel du village dont elles assurent le fonctionnement.
 
À LIRE ÉGALEMENT
 
Wild Edible Plants
Site Web de ce projet ayant pour but de favoriser la diversité alimentaire dans les collectivités pauvres du Liban
 
 
Profil de boursière : Elizabeth Hunter, Canada
Portrait accompagné d'un clip audio (en anglais)
 
Le CRDI au Liban
Le CRDI a appuyé la recherche au Liban dès 1975
 
Programme Agriculture et sécurité alimentaire
L’agriculture à petite échelle a un rôle essentiel à jouer pour ce qui est de réduire la pauvreté et d’accroître la sécurité alimentaire en milieu rural et urbain.
 
Bibliothèque numérique du CRDI
Extrants de recherche relatifs aux aliments traditionnels
 

Depuis 2005, une dizaine de femmes d’Al-Kwakh, un village sis dans les montagnes du nord du Liban, se réunissent quotidiennement dans une cuisine collective où elles préparent des mets sains à base de plantes sauvages comme l’ache et la figue. Elles vendent ces plats dans un marché de Beyrouth, à l’occasion de festivals culinaires et de banquets, ainsi qu’à l’écohôtel du village dont elles assurent le fonctionnement.

 
La longue guerre civile, conjuguée à l’afflux d’aliments importés peu coûteux, a entraîné le déclin de l’agriculture dans le pays. La consommation d’aliments transformés peu nutritifs s’est donc répandue dans la population. La pauvreté n’a fait qu’aggraver les choses. Une étude menée par des chercheurs en 2002 dans trois villages a révélé que près de 20 % des villageois interrogés n’avaient pas les moyens d’acheter suffisamment d’aliments pour se nourrir. Un tiers des personnes visées par l’enquête se nourrissaient d’aliments de piètre qualité, faute d’argent pour acheter des aliments plus sains. En outre, un grand nombre de répondants ont dit consommer de plus en plus d’aliments riches en farine blanche, en sucre et en huiles importées, qui procurent pourtant moins de bienfaits que l’huile d’olive locale.
 
Les chercheurs ont aussi découvert que le riche patrimoine culinaire du Liban recelait la clé d’une meilleure nutrition. Ils ont étudié la valeur nutritive de plus de 40 plantes sauvages et de mets traditionnels préparés à partir de ces plantes. Récemment formées à la préparation d’aliments devant être commercialisés et aux rudiments de la mise en marché, les championnes de la nutrition s’emploient à faire connaître ces produits alimentaires largement accessibles.
 
La recherche, à laquelle participe maintenant l’Université d’Ottawa au Canada, demeure axée sur les écosystèmes locaux et sur leur capacité de satisfaire, à long terme, aux exigences d’une saine alimentation.