Réduire « l’écart de capacité d’adaptation »

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Agriculteurs dans un champ de maïs dans le nord-est du Kenya

MICHAEL OKOTI

Agriculteurs dans un champ de maïs dans le nord-est du Kenya

Jess Hatcher

L’état de l’adaptation mondiale au changement climatique n’est pas bien compris en raison d’un manque d’approches organisées pour le suivi des efforts d’adaptation, explique James Ford de l’Université McGill à un groupe d’experts lors d’une conférence internationale à Paris. Il s’est prononcé lors d’une séance sur les stratégies d’adaptation à l’occasion de la conférence Notre avenir commun face au changement climatique en juillet 2015, soit le plus important forum scientifique avant les négociations climatiques internationales en décembre.

Bien que l’adaptation au changement climatique constitue une priorité émergente partout dans le monde, les efforts déployés n’engendrent souvent pas de mesures concrètes, selon Ford. Les pays et les régions souffrent de « lacunes en matière d’adaptation », alors qu’on néglige régulièrement les régions et les groupes sociaux les plus marginalisés dans la planification de l’adaptation. On doit poursuivre les recherches afin de mettre au point des façons d’assurer le suivi des initiatives d’adaptation, incite-t-il. 

En présentant les résultats d’un projet accéléré sur le climat financé par le CRDI aux participants de la conférence, Michael Okoti de la Kenya Agricultural and Livestock Research Organisation explique que la diversification des cultures pourrait offrir un filet de sécurité essentiel pour les agriculteurs de zones arides au Kenya.

Des projections climatiques révèlent qu’on prévoit des baisses importantes de production pour de nombreuses cultures au Kenya, particulièrement pour la culture vivrière de base, le maïs. L’adoption de cultures et de variétés à cycle court pourrait améliorer considérablement les moyens de subsistance, indique M. Okoti, compte tenu du haut rendement des haricots mungo, des niébés et des patates douces malgré des conditions climatiques difficiles. Il insiste également sur l’importance de renforcer les liens avec les marchés et de collaborer avec les décideurs et le secteur privé. 

« Il est essentiel d’aller au-delà des discussions scientifiques pour évaluer l’efficacité et les répercussions des stratégies d’adaptation mises à l’essai afin d’orienter les pratiques, la recherche et les politiques », explique Edith Ofwona Adera, spécialiste de programmes principale du programme Changements climatiques du CRDI.

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