Raffermir le journalisme scientifique: Musa Fadl Alla Elkheir (Soudan)

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Division des communications, CRDI

Des rédacteurs scientifiques sont les mentors de la nouvelle génération

Les journalistes scientifiques jouent un rôle essentiel pour informer la société de l’importance des avancées scientifiques. Ce faisant, ils veillent à garantir que les collectivités et leurs dirigeants prennent des décisions et exécutent des programmes à la lumière des données et des éléments les plus probants.
Dans de nombreux pays en développement, toutefois, les aspirants journalistes scientifiques n’ont guère accès à la formation et aux ressources.
 
Pour parfaire les compétences de ces journalistes et mieux faire connaître le journalisme scientifique et technique, la Fédération mondiale des journalistes scientifiques a lancé, en 2006, un programme qui a jumelé 16 journalistes scientifiques chevronnés d’Afrique, d’Amérique, d’Europe et du Moyen-Orient avec une soixantaine de leurs pairs moins expérimentés de 35 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, dans le cadre d’un mentorat intensif et de longue durée. Le CRDI a appuyé le programme d’une durée de deux ans, en collaboration avec le Department for International Development du Royaume-Uni et l’agence suédoise de coopération internationale au développement.
 
Un des mentorés était le journaliste soudanais spécialisé en santé et en environnement Musa Fadl Alla Elkheir. Médecin de formation, Musa Elkheir anime maintenant une émission de radio deux fois par semaine. Il collabore également au cahier scientifique hebdomadaire du Khartoum Daily. M. Elkheir a par la suite été invité à agir commementor auprès d’autres journalistes du Moyen-Orient.
IDRC

MUSA ELKHEIR :

Lorsque je fréquentais l’université, nous suivions chaque semestre des cours qui nous amenaient à effectuer des travaux sur le terrain. J’ai alors pu constater à quel point les gens étaient avides d’information scientifique. C’est ainsi que j’en suis venu à penser qu’au lieu de me contenter d’exercer la médecine, je pourrais aussi contribuer à faire connaître la science au grand public.

Le soutien du CRDI m’a permis d’assister à la Quatrième Conférence mondiale des journalistes scientifiques, à Montréal en 2004. Si je n’avais pas assisté à cette conférence, je ne serais pas journaliste scientifique aujourd’hui. À l’époque, j’ai lancé, avec d’autres médecins et journalistes, un réseau en ligne pour favoriser l’échange d’idées, d’opinions et d’information. Un de ces collègues m’a parlé du programme de mentorat; ma candidature a été retenue, et j’ai été jumelé à un mentor travaillant en Jordanie. 

« Sans l'appui du CRDI, je ne serais pas journaliste scientifique aujourd'hui. Je ne pourrais faire tout ce que je fais sans avoir reçu de formation. »

Dans mon pays, je suis maintenant très connu dans le milieu du journalisme scientifique. On m’invite à faire des présentations, à parler dans les universités, à écrire pour les journaux. Et je fais maintenant partie d’un réseau international de journalistes scientifiques. Cette expérience m’a beaucoup appris.

Je suis aujourd’hui mentor auprès de trois aspirants journalistes, deux de Jordanie et un de l’Iraq. Ils me font parvenir leurs textes, et je leur transmets mes commentaires en ligne. Parfois, je les appelle pour leur parler de leurs articles. Le programme est officiellement terminé, mais nos relations se poursuivent.