Quatrième assemblée publique annuelle du CRDI : Investir pour favoriser l’autosuffisance

November 14, 2012

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Quatrième assemblée publique annuelle du CRDI

CRDI | G. TECKLES

Le soutien apporté par le CRDI aide certains des scientifiques les plus brillants des pays en développement à trouver de nouvelles manières d’améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens, a déclaré la présidente du Conseil des gouverneurs du CRDI, l’honorable Barbara McDougall.

apm-2012-mcdougall.jpg« Nous établissons le lien entre les chercheurs canadiens et ceux des pays qui sont moins développés afin qu’ils puissent collaborer à des projets qui nous concernent tous », a-t-elle dit.

Mme McDougall a donné un aperçu des activités du Centre aux quelque 50 personnes présentes au siègeà cette occasion.

Le personnel du CRDI a contribué au lancement ou à la poursuite de près de 900 projets de recherche et autres activités au cours de l’année. Comme toujours, a-t-elle ajouté, le Centre a eu pour objectif d’appuyer des solutions locales qui font que les pays sont moins tributaires de l’aide étrangère.

Elle a également fait remarquer que les programmes du CRDI contribuent à l’atteinte des priorités du gouvernement du Canada en matière de développement international dans des domaines tels que la santé de la mère et de l’enfant et la sécurité alimentaire.

apm-2012-solberg2.jpgL’honorable Monte Solberg a admis qu’il en savait bien peu au sujet du CRDI quand on l’a invité à faire partie du Conseil des gouverneurs, en 2009.

« Au fur et à mesure, j’ai commencé à[saisir] que le CRDI faisait quelque chose que je comprenais. Le CRDI aide les pays à être autosuffisants. »

Il a parlé de sa visite sur les lieux d’un projet subventionné par le CRDI au Guatemala. Les chercheurs, a-t-il dit, ont trouvé de nouveaux moyens d’empêcher la propagation de la maladie de Chagas, qui est transmise par des insectes et dont souffrent plus de 10 millions de personnes en Amérique latine et dans les Caraïbes. Ce sont dix mille personnes qui en meurent chaque année.

« Il était donc très important de faire ce travail, vraiment ça m’a ouvert les yeux […] j’ai pu voir en personne le travail qu’accomplit le CRDI et j’ai remarqué que ces efforts ont des répercussions positives dans la vie de nombreuses personnes.

« Les gens qui viennent [travailler] au CRDI […] croient aux valeurs et aux changements [qui sont possibles] lorsque l’argent est investi de façon intelligente. »

apm-2012-faruqui.jpgNaser Faruqui, directeur du domaine de programme Science et innovation du CRDI, a décrit un programme avant-gardiste ayant pour but de consolider l’assise de la recherche scientifique en Afrique et de mettre un frein à la fuite des cerveaux.

L’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS) permet aux meilleurs étudiants du continent de suivre un programme rigoureux d’une durée de dix mois. Certains des meilleurs professeurs de mathématiques au monde, dont des Canadiens, sont chargés des cours qui sont offerts dans les centres AIMS établis en Afrique du Sud, au Sénégal et au Ghana.

Le CRDI a été chargé d’administrer la contribution de 20 millions de dollars du gouvernement du Canada à l’expansion de l’AIMS. Depuis la création de l’institut en 2003, plus de 400 étudiants en provenance de 33 pays, dont le tiers était des femmes, ont été formés.

« [Les diplômés de l’AIMS] commencent à avoir des postes importants dans les centres de recherche, dans les universités, l’industrie, etc. » en Afrique, a précisé M. Faruqui.

apm-2012-malone.jpgLe président du CRDI, David M. Malone, a pour sa part souligné des initiatives que le CRDI appuie en vue de favoriser la mise en place de solutions peu coûteuses pour relever les défis complexes auxquels les pays en développement font face en matière de santé.

Au nom du gouvernement du Canada, le CRDI administre le Fonds d’innovation pour le développement, qui soutient les travaux de Grands Défis Canada. Le Fonds subventionne d’éminents chercheurs canadiens en vue de la mise au point d’outils permettant de s’attaquer concrètement aux problèmes de santé que connaissent les pays pauvres. Il permet également de faire participer « des scientifiques du monde en voie de développement à la recherche médicale au plus haut niveau pour traiter les maladies », a affirmé M. Malone.

D’autres travaux, menés au Nigeria, sont axés sur « la santé maternelle et infantile, […] initiative importante dans le domaine du développement ». Les chercheurs que subventionne le CRDI s’emploient à faire connaître dans l’ensemble du pays les bonnes pratiques qui peuvent sauver la vie des mères et de leurs nouveau-nés.

Bon nombre de ces pratiques sont peu coûteuses. Ce sont « des améliorations qui peuvent être [faites] à très faible coût. Ces activités vont tout probablement être adoptées dans le monde en développement […]souvent le CRDI a voulu soutenir de telles initiatives ».

 

Photos : CRDI/Teckles Photography​