Préparer l'Afrique du Sud à la démocratie

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Lorsque le premier gouvernement postapartheid de l’Afrique du Sud a pris le pouvoir en 1994, des défis nombreux et considérables l’attendaient. Mais les nouveaux dirigeants avaient les moyens d’y faire face, en partie grâce à une initiative audacieuse du CRDI qui avait permis au gouvernement en attente de se doter des capacités dont il aurait besoin pour diriger le pays et commencer à panser les blessures, des capacités reliées à l’élaboration des politiques, à l’économie et à la mise en place de mécanismes de concertation.
 
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Des relations fructueuses

Le CRDI a noué des relations avec le mouvement démocratique sud-africain en exil en 1988, alors que le monde entier entrevoyait la fin du régime ségrégationniste des Blancs. Ivan Head, président du CRDI à l’époque, estimait que le Centre devait porter son regard au-delà de la chute de l’apartheid et se demander quel genre de gouvernement remplacerait ce régime. La nouvelle Afrique du Sud jouerait-elle un rôle important dans une économie mondiale ouverte ? Disposerait-elle des moyens économiques et des capacités techniques nécessaires pour offrir emplois et soins de santé à ses citoyens et adopter des politiques efficaces ?

Le défi a été relevé en toute impartialité, dans le but de s’assurer que le gouvernement de l’Afrique du Sud serait en mesure de répondre aux besoins de sa population une fois les sanctions internationales levées. Le CRDI a accordé son soutien aux chercheurs sud-africains intéressés aux questions relatives à la santé, à l’administration municipale et aux politiques commerciales et industrielles.

Ainsi, en 1989, le CRDI a parrainé une rencontre en Suisse au cours de laquelle des économistes sud-africains provenant du secteur privé, du gouvernement de l’époque et de l’opposition en exil ont discuté de l’avenir économique du pays. Le Centre a également soutenu des recherches sur la migration vers les villes, les conditions de travail, le VIH/sida et la vigueur des systèmes de santé locaux.

Les résultats de ces recherches ont directement influencé les politiques gouvernementales élaborées par la suite, puisque plus de la moitié des membres du cabinet du premier gouvernement postapartheid du président Nelson Mandela, élu en 1994, avaient été bénéficiaires de subventions de recherche du CRDI. Lors d’une visite au Canada, Nelson Mandela a souligné le rôle décisif qu’avait joué le CRDI en aidant le Congrès national africain et le Mouvement démocratique populaire à se préparer aux négociations et en contribuant à préparer le nouveau gouvernement à l’exercice du pouvoir et à l’oeuvre de transformation.

Appui à la recherche dans les pays en transition

Ce qui a été fait en Afrique du Sud n’est qu’un des nombreux exemples illustrant l’engagement qu’a pris le CRDI d’appuyer les pays en transition. Conscient du fait que les périodes de transformation risquent de provoquer le chaos, mais qu’elles sont également porteuses de rapides progrès sur le plan social et économique, le CRDI est intervenu dans quelque 25 pays ayant amorcé une transition de la guerre à la paix, de la dictature à la démocratie ou d’une économie fermée à une économie de marché. Le Vietnam, l’Algérie, la Birmanie, le Cambodge, le Chili et le Kenya sont au nombre de ces pays.