Plus de nouriture et des revenus accrus dans les Andes

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Les petits propriétaires fonciers de l’Altiplano – plaine inhospitalière chevauchant la frontière entre le Pérou et la Bolivie –, qui peinaient jadis à assurer leur subsistance, jouissent maintenant d’un meilleur état nutritionnel et de revenus plus élevés. Ce ne sont-là que quelques-unes des retombées attribuables à des travaux de recherche menés depuis des décennies par de nombreux établissements de recherche, dont des universités locales, le Centro de Investigación de Recursos Naturales y Medio Ambiente, l’Instituto Nacional de Innovación Agraria (INIA) et le Centre international de la pomme de terre (CIP), dont le siège est au Pérou, tous financés par le CRDI.
 
À LIRE ET À VOIR ÉGALEMENT

Essor de l'agriculture dans l'Altiplano
Diaporama avec son

  Andean agriculture project for the Altiplano
Vidéo sur YouTube (en anglais)

Site Web du projet ALTAGRO
Agriculture andine dans l’Altiplano (en anglais)

Programme Agriculture et sécurité alimentaire
L’agriculture à petite échelle a un rôle essentiel à jouer pour ce qui est de réduire la pauvreté et d’accroître la sécurité alimentaire en milieu rural et urbain.

Bibliothèque numérique du CRDI
Extrants de recherche relatifs à l'Altiplano

Comme le souligne l’agronome Nicolás Mateo, ancien administrateur de programme au CRDI travaillant aujourd’hui au Fonds régional pour la technologie agricole (FONTAGRO) de la Banque interaméricaine de développement (BID), l’Altiplano, l’une des régions les plus pauvres du monde, est caractérisé par un climat extrêmement rude et extrêmement froid et par des sols généralement pauvres. Afin de composer avec les conditions météorologiques changeantes, les agriculteurs de cette région ont mis au point des systèmes d’exploitation agricole complexes, entre autres, ils plantent plusieurs variétés culturales dans différents champs et étalent les périodes de plantation. Or, la croissance démographique, l’érosion des sols et la dégradation de l’environnement menacent ces pratiques.

À la fin des années 1970, des scientifiques ont commencé à mettre au point des façons d’améliorer la productivité de l’agriculture, de réduire la pauvreté, d’assurer la sécurité alimentaire et de protéger l’environnement. Ils ont notamment mis au point des variétés moins amères et à rendement plus élevé de quinoa, une plante céréalière andine des plus nutritives, ce qui a permis aux producteurs de doubler leur revenu. En améliorant les pâturages et les pratiques de gestion, ils ont réussi à accroître le rendement des élevages d’alpacas et de bovins. La fertilité des sols s’en est trouvée améliorée, puisque les agriculteurs incorporent le fumier à la terre en vue d’augmenter le rendement des cultures, comme l’indique le spécialiste des sciences de l’agriculture Hugo Li Pun, ancien administrateur de programme au CRDI et ancien directeur général adjoint du CIP, aujourd’hui représentant adjoint de l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA) auprès des États Unis.

Grâce à des serres rudimentaires d’un coût modeste, les agriculteurs ont pu cultiver des radis, des betteraves, des oignons et des carottes, des variétés culturales encore inconnues jusque-là, sur ce plateau aride et froid, et ainsi améliorer leur état nutritionnel et celui des membres de leur famille. Ils se sont aussi lancés dans la fabrication de fromage. En vendant leur produit dans la région, ils ont réussi à quintupler leur revenu. En outre, des groupes de femmes produisent des chandails en laine d’alpaca destinés aux marchés d’exportation, et les truites élevées dans le lac Titicaca sont vendues aussi loin qu’en Norvège.

Comme le fait remarquer M. Li Pun, la sécurité alimentaire a augmenté, et l’on peut constater que l’état nutritionnel de la population s’est amélioré, car les gens sont aujourd’hui plus grands et plus forts.

Les travaux de recherche se poursuivent dans le cadre du projet Agriculture andine dans l’Altiplano (ALTAGRO), mené par le CIP grâce au financement de l’Agence canadienne de développement international.

 


 
Le savoir des agriculteurs est imposant. Ils évoluent dans cet environnement depuis des millénaires, s’adaptant au milieu et trouvant des façons novatrices de le faire. Le projet a essentiellement fourni aux agriculteurs de nouveaux outils, de nouvelles variétés culturales et de nouvelles occasions de mettre leurs propres connaissances en application en fonction de leur situation particulière.

— Nicolás Mateo, agronome, ancien administrateur de programme au CRDI travaillant aujourd’hui au Fonds régional pour la technologie agricole (FONTAGRO) de la Banque interaméricaine de développement