Ouvrir la voie à la croissance des petites entreprises

Image
Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Les réductions d’impôts et la mise en oeuvre d’un processus d’enregistrement simplifié ne sont que quelques-unes des mesures reflétant la nouvelle attitude adoptée à l’égard des petites et moyennes entreprises (PME) égyptiennes. Le soutien accordé, de 2000 à 2008, par le CRDI et l’Agence canadienne de développement international (ACDI) a aidé le ministère des Finances de l’Égypte à ouvrir la voie qui a conduit à ces améliorations. 
À LIRE ET À VOIR ÉGALEMENT

Miser sur le potentiel des petites et moyennes entreprises d’Égypte
Diaporama avec son
 
Une vision planétaire pour les petites entreprises d’Égypte
Autrefois ignorées et sous-évaluées, les petites entreprises sont aujourd’hui à l’avant-plan des préoccupations alors que l’Égypte prend des mesures audacieuses pour transformer son économie
 
L'action du CRDI : le développement du secteur privé
L'entrepreneuriat peut favoriser l'efficacité, créer des emplois qui permettent de réduire la pauvreté et ainsi améliorer les choses

un_focus : La concurrence et le développement
Une concurrence véritable et équitable est importante pour assurer un développement durable et l’efficacité des marchés

L'action du CRDI : microfinance et pauvreté
Le CRDI estime que ce sont les « gens ordinaires » qui sont les véritables experts.

 
Bibiothèque numérique du CRDI
Extrants de recherches axées sur le développement du secteur privé
 
Section du développement des petites et moyennes entreprises
Ministère des Finances de l’Égypte

Le CRDI en Égypte
Ces dernières années, les interventions du CRDI en faveur de l’Égypte ont d’abord visé à procurer de l’eau aux agriculteurs et à les aider à faire un meilleur usage de cette précieuse ressource

La section du développement des PME de ce ministère peut citer de nombreux exemples d’entreprises qui ont connu la réussite. Prenons celui de la femme d’affaires Yomna El Sheridy. Il y a dix ans, cette dernière ne savait pas grand-chose sur les olives, si ce n’est que l’Égypte en produisait une quantité incroyable – environ 450 000 tonnes par année. Aujourd’hui, elle exploite Special Foods Industry International, une entreprise en pleine expansion qui figure parmi les plus importants producteurs et exportateurs d’olives de différentes variétés, d’huiles d’olive et de légumes marinés. Ses débuts en tant que femme d’affaires ont été modestes, mais dès 2008, l’entreprise de Mme El Sheridy comptait 80 employés, et ses ventes annuelles atteignaient 4 millions de dollars canadiens.

Des changements notables pour les petites entreprises

Le démarrage d’une entreprise nécessite beaucoup moins de temps et d’argent qu’auparavant. C’est ce qu’affirme Mohamed Youssef, qui a dirigé la section du développement des PME de 2006 à 2008.

Il ajoute que les impôts des entreprises ont été réduits de moitié, et des normes comptables et un traitement particuliers ont été intégrés dans une nouvelle loi fiscale visant les petites entreprises. Fait tout aussi important selon lui : les règles régissant les marchés publics ont été modifiées de manière à ce qu’au moins 10 % des achats gouvernementaux soient effectués auprès des PME. En outre, il existe maintenant un guide officiel qui indique aux petits entrepreneurs la marche à suivre pour s’inscrire sur la liste des fournisseurs auxquels les acheteurs du gouvernement font appel.

Au dire de M. Youssef, aujourd’hui sous-ministre adjoint au ministère des Finances, le climat des affaires est actuellement très différent de ce qu’il était il y a dix ans.

Ahmad El Shawy, président d’Edu Fun, une entreprise qui fabrique et exporte des articles éducatifs pour les enfants, partage cette opinion. Il estime d’ailleurs que la situation s’est améliorée très rapidement.

L’objectif visé : créer des emplois

Les chercheurs se sont attachés à encourager les milliers de PME égyptiennes à prendre de l’expansion, à créer de nouveaux emplois pour les jeunes chômeurs et à stimuler l’économie stagnante. Ils ont vite constaté qu’il y avait beaucoup de travail à faire pour promouvoir la croissance des PME. Les aspirants entrepreneurs se heurtaient tout le temps à une panoplie de règles et de règlements qui constituaient un mur quasi infranchissable pour eux. Il n’est guère surprenant que, pour l’année 2006, l’Égypte ait été classée 141e sur les 155 pays évalués en fonction de l’indice relatif à la facilité de faire des affaires, établi par la Banque mondiale (rapport Doing Business 2006).

Bon nombre des recommandations des chercheurs ont été intégrées dans des lois et des règlements, selon M. Youssef.

Une attitude favorable à l’entreprise

L’appui des responsables de l’élaboration des politiques a facilité les choses. Le ministre des Finances de l’Égypte, Youssef Boutros-Ghali, a clairement résumé la position de son gouvernement à l’égard des PME en 2008, quand il a déclaré que l’essor des PME était considéré comme l’un des éléments les plus importants du programme de développement social et économique de l’Égypte.

Une série de conférences et d’ateliers ont été organisés dans le but de mieux faire connaître aux aspirants entrepreneurs, aux investisseurs et aux organisations non gouvernementales la nouvelle attitude du gouvernement à l’égard de l’entrepreunariat.

Un changement de mentalité s’est produit. Un groupe d’Égyptiens a créé le Middle East Council for Small Business and Entrepreneurship, afin de stimuler la recherche sur les petites entreprises et de promouvoir leur expansion; ce conseil est rattaché au Conseil international pour la petite entreprise.

Selon le rapport Doing Business 2010, l’Égypte a amélioré sa position quant à la facilité d’y faire des affaires, puisqu’elle se classe maintenant 106e sur les 183 pays évalués.

Yomna El Sheridy pense qu’il y a encore du travail à faire pour améliorer le climat des affaires. Elle contribue à la réalisation de cet objectif en faisant profiter d’autres de l’expérience et de l’expertise qu’elle a acquises non seulement en tant que femme d’affaires, mais également à titre de fondatrice et présidente de Business Women of Egypt 21, une organisation non gouvernementale, de fondatrice du conseil des femmes d’affaires arabes de la Ligue des États arabes et de membre du conseil d’administration du Olive Products Council.