Ouvrir la voie à des solutions audacieuses

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Division des communications, CRDI
Des milliers de chercheurs peaufinent leurs compétences dans le cadre des activités et projets financés par le CRDI. Le Centre offre des occasions de perfectionnement, et c’est l’un des moyens par lesquels il aide les pays en développement à se doter d’une masse critique de chercheurs et d’innovateurs expérimentés.
 
Le CRDI aide également les organismes de recherche des pays en développement à accroître leur efficacité et leur autonomie et à améliorer leur gestion. À cette fin, il leur offre conseils et formation sur la façon de mobiliser des fonds et d’autres ressources, de planifier et d’évaluer les programmes et de diffuser les résultats de recherche.
 
Dans son Cadre stratégique 2010–2015, le CRDI s’engage à intensifier ses efforts pour renforcer les capacités des organismes de recherche. Ainsi, en 2009–2010, l’Initiative Think tank a accordé un financement de base d’une valeur de 30 millions CAD, réparti entre 24 instituts indépendants voués à la recherche sur les politiques en Afrique. Cette initiative, mise en oeuvre conjointement par le CRDI, la Fondation William et Flora Hewlett et la Fondation Bill et Melinda Gates, est en voie de s’étendre à l’Amérique latine et à l’Asie du Sud.
 
La formation d’une nouvelle génération de chercheurs
 
Au cours de l’exercice, le Programme de bourses du CRDI a permis à 152 étudiants et chercheurs de poursuivre des études universitaires et d’acquérir une expérience pratique. Cinquante-neuf d’entre eux étaient des étudiants inscrits dans des universités de pays en développement ayant obtenu l’une des bourses que le CRDI accorde aux chercheurs débutants du Sud afin qu’ils puissent exécuter des recherches doctorales.
 
Le CRDI permet à des jeunes du Canada de participer activement au développement international. Au cours des 15 dernières années seulement, le Centre a aidé plus de 600 étudiants canadiens des cycles supérieurs à réaliser des travaux sur le terrain dans les pays en développement.
 
L’UTILISATION DES CAPACITÉS DE RECHERCHE
 
Élimination des obstacles au commerce
Les chercheurs appuyés par le CRDI aident les agriculteurs, les exportateurs et d’autres intervenants importants à acquérir les connaissances nécessaires pour participer aux discussions sur la santé des animaux et la préservation des végétaux en Asie du Sud-Est. Ils s’efforcent de forger un consensus sur la nécessité d’adopter une approche régionale afin de surmonter un possible obstacle au commerce.
Le commerce international des produits agricoles a augmenté depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) il y a 15 ans, mais beaucoup de pays en développement n’en tirent aucun avantage. N’ayant pas les moyens de se conformer aux normes plus sévères établies pour assurer l’innocuité des aliments, la santé des animaux et la préservation des végétaux, ils ne peuvent avoir accès aux nouveaux marchés de produits à valeur élevée des pays industrialisés.
 
En Asie du Sud-Est, il est crucial de surmonter les obstacles au commerce dans ce secteur afin de favoriser la croissance économique et la sécurité alimentaire.
 
Grâce au soutien du CRDI, le bureau de CAB International en Malaisie a mené une étude régionale visant à déterminer les facteurs qui empêchent les pays de se conformer aux règles de l’OMC (les mesures sanitaires et phytosanitaires ayant pour but d’éviter l’entrée fortuite, dans un pays, de ravageurs et de maladies par le truchement de produits importés).
 
Les chercheurs ont formulé un ensemble de recommandations visant à renforcer la capacité des pays de la région — et celle des organismes de protection des végétaux de ces pays — de se conformer aux règles de l’OMC. Pour la première fois, tous les intervenants principaux ont pris part aux discussions, non seulement des spécialistes en phytoprotection et des agents de quarantaine, mais également des agriculteurs, des exportateurs, des organismes de recherche et des institutions financières.
 
 
L’UTILISATION DES CAPACITÉS DE RECHERCHE
 
L’Afrique reliée au reste du monde
Les travaux de recherche appuyés par le CRDI ont entraîné la création d’UbuntuNet, une alliance régionale qui permet aux universités et aux centres de recherche africains d’avoir accès aux réseaux de recherche mondiaux. Le bon travail accompli par UbuntuNet a incité la Commission européenne à s’engager à verser 15 millions CAD afin d’aider à relier les chercheurs africains entre eux, ainsi qu’au milieu de la recherche international, au moyen de la connectivité haute vitesse.
Les réseaux fermés Canarie au Canada, Internet2 aux États- Unis et Géant en Europe fournissent, à un coût modeste, aux universités et aux centres de recherche une connectivité des centaines de fois plus rapide que celle offerte par les fournisseurs de services Internet commerciaux.
 
L’Afrique ne dispose pas de ce genre de réseau à haut rendement qui favorise l’apprentissage et la recherche de pointe. Mais la situation est en voie de changer grâce à un réseau régional dynamique créé en 2005, l’UbuntuNet Alliance for Research and Education Networking, qui s’emploie à résoudre les problèmes d’ordre structurel freinant la mise en place d’un réseau fédérateur Internet voué à la recherche et à l’éducation en Afrique. Son directeur général, Francis F. Tusubira, affirme que l’appui du CRDI a été déterminant pour UbuntuNet à ses débuts et a permis d’accroître son efficacité et sa visibilité.
 
Accessibilité et viabilité sont les mots d’ordre d’UbuntuNet qui, au lieu d’acheter à prix fort des services d’accès Internet par satellite, cherche à utiliser les réseaux de câbles de fibres optiques, notamment les réseaux installés par les sociétés de chemins de fer et d’électricité, qui sont sous-utilisés. Plusieurs études financées par le CRDI, qui ont d’ailleurs contribué à la création d’UbuntuNet, avaient recommandé d’emprunter cette voie. La recherche a également favorisé l’essor de réseaux nationaux voués à la recherche et à l’éducation en Afrique.