Offrir un choix aux agriculteurs pauvres: Harsha de Silva (Sri Lanka)

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Division des communications, CRDI
Des téléphones mobiles relient les producteurs aux marchés

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CDRI
Harsha de Silva,est le cofondateur et économiste en chef de LIRNEasia.

ans de nombreux pays en développement, les téléphones mobiles permettent aux pauvres de profiter des avantages des technologies de l’information et de la communication (TIC). Des travaux de recherche appuyés par le CRDI et dirigés par Learning Initiatives on Reforms for Network Economies (LIRNEasia), à Colombo, au Sri Lanka, ont entre autres pour but de trouver des façons d’utiliser la téléphonie mobile et les technologies connexes pour améliorer les conditions de vie des pauvres.

L’un des chercheurs clés menant ces travaux, Harsha de Silva, est le cofondateur et économiste en chef de LIRNEasia, un organisme que le CRDI appuie depuis sa création, en 2004. 

HARSHA DE SILVA

Nos travaux sont vraiment à la fine pointe, en ce sens qu’ils visent à offrir des choix aux agriculteurs, à les rendre plus autonomes grâce au téléphone mobile. Nous venons d’achever une étude exhaustive sur l’utilisation que font des TIC 10 000 personnes pauvres au Pakistan, en Inde, au Sri Lanka, au Bangladesh, en Thaïlande et aux Philippines.

Je collabore avec un réseau d’universitaires et de chercheurs de renom de ces pays; nous avons réuni une somme impressionnante de connaissances.

Des partenaires de LIRNEasia en Afrique et en Amérique latine, qu’appuie aussi le CRDI, ont adopté notre démarche. Il en a résulté un enrichissement mutuel et un échange de connaissances.

De la recherche à la pratique

En juin, le plus grand fournisseur de services de téléphonie mobile du Sri Lanka commencera à appliquer les résultats de nos recherches sur l’utilisation du téléphone mobile et fournira aux agriculteurs (au moyen du SMS, d’Internet ou de centres d’appels) de l’information sur les prix de leurs produits sur les marchés. Ces services supplémentaires permettent au fournisseur de développer un nouveau marché, tandis que les agriculteurs obtiennent de meilleurs prix. Il s’agit d’une intervention durable dans le processus décisionnel des agriculteurs, et elle est financée par le fournisseur de services.

C’est du jamais vu. La recherche financée par le CRDI suscite l’intérêt de tiers.

Je crois que c’est son respect de l’effort intellectuel des chercheurs des pays en développement qui rend le CRDI si utile.

Le CRDI comprend que, pour être efficace, la recherche au service du développement doit être menée par des chercheurs des pays en développement qui entretiennent des rapports directs avec la base.

L’appui du CRDI a aidé un grand nombre de chercheurs du réseau LIRNEasia à parfaire leurs compétences et à obtenir une plus grande reconnaissance. Il leur est donc plus facile d’obtenir des fonds auprès d’autres sources afin de poursuivre leur carrière dans leur pays d’origine.