Nouvelles preuves à l’appui pour promouvoir l’entrepreneuriat en Asie du Sud-Est

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Siri Roland Xavier et Peter Josty du GEM Canada

Co-auteur le Prof Siri Roland Xavier aide pendant le lancement du ASEAN Regional Entrepreneurship Report à Toronto avec le chef d’équipe de GEM Canada, Peter Josty.

Ahmed K. Rashid

L’entrepreneuriat a été un facteur déterminant de la croissance et de la création d’emplois en Asie du Sud-Est. Or, jusqu’à maintenant, peu de recherches empiriques ont porté sur l’activité entrepreneuriale dans la région.

Un nouveau rapport — intitulé ASEAN Regional Entrepreneurship Report 2014-2015 — vient combler cette lacune en établissant des bases empiriques solides en vue de favoriser l’entrepreneuriat et la création d’emplois, surtout en ce qui concerne les femmes, et de suivre leur évolution. Il révèle que l’Asie du Sud-Est est l’une des régions du monde où l’entrepreneuriat est le plus dynamique.

Grâce au financement du CRDI, le rapport a été préparé selon la méthode du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) utilisée au Vietnam, en Indonésie et dans les Philippines. La Malaisie, Singapour et la Thaïlande figuraient parmi les auteurs de l’étude et ont recueilli de l’information pour le Laos, le Cambodge, le Myanmar et Brunei auprès de sources secondaires vérifiées.

Une région axée sur les affaires

Le rapport offre une perspective positive sur la région de l’ANASE 6. Selon une importante constatation du rapport, 66 % des habitants de la région considèrent l’entrepreneuriat comme un choix de carrière positif, une proportion supérieure à la moyenne mondiale de 62,5 % selon le GEM.

Bien que le taux de l’entrepreneuriat naissant pour la région soit faible (seulement 5 % comparativement à la moyenne de 7,6 % selon la méthode du GEM), il est compensé par le fait que 10 % des entreprises sont nouvelles : il s’agit de la deuxième moyenne la plus élevée pour une région et de presque le double de la moyenne établie pour 2014 selon la méthode du GEM. À 14,1 %, le taux entrepreneurial établi représente la moyenne régionale la plus élevée et il est nettement supérieur à la moyenne de 8,4 % selon la méthode du GEM.

Plus d’innovation s’impose dans les pays de l’ANASE

Les niveaux d’innovation modérés que révèle le rapport sont une question préoccupante pour la région. Tout juste un peu plus de la moitié des entrepreneurs des pays de l’ANASE (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) ont indiqué que leurs produits et services ne sont pas nouveaux pour les clients. Environ 60 % des entreprises de la région sont d’avis que la concurrence est forte, ce qui représente une difficulté de taille pour la viabilité des entreprises. En outre, peu d’entreprises créent de grands nombres d’emplois. Le rapport montre que plus de la moitié des entrepreneurs de la région ne s’attendent pas à créer des emplois et que 35 % s’attendent à en créer peu, disons entre un et cinq.

Le projet a été coordonné par la School of Business and Entrepreneurship de l’Université Tun Abdul Razak en Malaisie. La Chambre de commerce et de l’industrie du Vietnam, l’Université De La Salle aux Philippines et l’Université catholique Parahyangan en Indonésie ont participé à la réalisation du projet. L’organisme-cadre du GEM, la Global Entrepreneurship Research Association, a fourni une assistance technique, surveillé le déroulement du projet et veillé au contrôle de la qualité.

Le rapport sur l’entrepreneuriat dans les pays de l’ANASE est paru initialement à Kuala Lumpur, en Malaisie, en novembre 2015. Il sera lancé au Canada, à Toronto, le 1er février prochain à l’Université Ryerson, avec la participation du professeur Siri Roland Xavier de l’Université Tun Abdul Razak, en Malaisie, qui en est le coauteur.

Lisez le ASEAN Regional Entrepreneurship Report 2014-2015 du GEM.

En savoir plus sur le projet Promotion de la recherche sur l’entrepreneuriat en Asie du Sud-Est - application du Global Entrepreneurship Monitor.

En savoir plus sur la méthode du GEM.​