Nouvelle étude sur le recours à l’impartition à grande échelle pour suivre une campagne électorale

07 juin 2016
Angela Crandall

En août 2013, iHub Research a publié les résultats d’une étude subventionnée par le CRDI qui a porté sur la mise au point d’un cadre d’impartition à grande échelle (collecte d’information auprès des citoyens au moyen de plateformes en ligne telles que Twitter, Facebook et les messageries texte) pour suivre une campagne électorale. D’une durée de six mois, cette étude de cas axée sur les élections générales de 2013 au Kenya s’est penchée sur l’idée répandue selon laquelle l’impartition à grande échelle permet de mieux saisir ce qui se passe sur le terrain que ne le font les médias classiques que sont, entre autres, la télévision et les journaux.

Constatations de l’étude

Le premier objectif visé consistait à tester la viabilité de l’impartition à grande échelle passive (c’est-à-dire la collecte de l’information existante en ligne). Il ressort de la collecte des données ayant émané de Twitter pendant la campagne électorale au Kenya que l’impartition à grande échelle passive est effectivement une source valable et utile d’information locale à jour. Toutefois, il faut avoir recours à des techniques automatisées pour recueillir ces données – le faire de façon manuelle aurait pu exiger jusqu’à 270 jours de travail.

L’étude avait comme deuxième objectif de comprendre si Twitter permettait d’obtenir de l’information que les médias classiques n’offraient pas et, le cas échéant, de déterminer laquelle. On a constaté que, sur Twitter, les incidents étaient signalés aussi rapidement (en nombre de jours), voire plus rapidement, que dans les médias classiques. Cependant, les comptes rendus faits sur Twitter n’avaient pas, eux, été vérifiés.

Le troisième objectif visé était de déterminer s’il fallait des conditions particulières pour que l’impartition à grande échelle au moyen de technologies mobiles et en ligne soit un mode valable de collecte de l’information pendant une campagne électorale. Les auteurs de l’étude ont examiné les facteurs permettant d’évaluer s’il existe un bassin adéquat de citoyens en ligne de qui obtenir de l’information. Ces facteurs comprennent, entre autres, la disponibilité d’Internet et l’accès à Internet, la pénétration et l’adoption de la téléphonie mobile, ainsi que la mesure dans laquelle la culture des réseaux sociaux est répandue et les médias sociaux sont utilisés.

Les 3V de l’impartition à grande échelle : viabilité, vérification, validité

À partir des constatations de l’étude, iHub Research a conçu un cadre portant sur la viabilité de l’impartition à grande échelle et sur la vérification et la validité des données obtenues par ce moyen au cours d’une campagne électorale. Ce cadre fournit des lignes directrices aux adeptes, novices comme chevronnés, de l’impartition à grande échelle qui se demandent si cette dernière constitue une solution viable pour réunir de l’information et, si c’est le cas, quel type d’impartition à grande échelle est approprié. En les incitant à se pencher sur les facteurs qui facilitent la mise en commun de l’information par les « citoyens ordinaires », ce cadre aide les utilisateurs à faire un usage efficace de l’impartition à grande échelle.

Texte intégral du rapport (en anglais) (PDF, 3,80 Mo)

Les 3V – cadre (en anglais) (PDF, 537 Ko)

Les 3V – représentation visuelle (en anglais) (PDF, 444 Ko)