Mise au point d’un vaccin constitué de nanoparticules contre la principale cause de mortalité des bovins : la theilériose bovine

12 janvier 2018
Fonds d’innovation en vaccins pour le bétail

Les bovins broutent dans le village de Ta Kuti

Photo : Arne Hoel / Banque mondiale

Le fardeau de la theilériose bovine en Afrique

Près d’un milliard des personnes les plus pauvres sur la planète sont tributaires de l’élevage, particulièrement des femmes, des enfants, des minorités et des agriculteurs sans terre. Dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, les maladies du bétail comme la theilériose bovine sont responsables de plus de 25 % des pertes de la production agricole mondiale.

La theilériose bovine, une maladie semblable à la leucémie transmise par les tiques, est la cause première de mortalité bovine en Afrique subsaharienne. C’est aussi la maladie transmise par les tiques qui a le plus d’incidence économique en Afrique; chaque année, plus de 1,1 million de têtes de bétail en périssent et 28 millions courent le risque de contracter la maladie. On estime que les pertes économiques en 2014 dans 13 pays de l’Afrique subsaharienne ont été de l’ordre d’un milliard USD, si l’on tient compte de la mortalité, de la morbidité, des pertes de production, du transport et de la main-d’oeuvre minière et agricole.

Pourquoi a-t-on besoin d’un nouveau vaccin contre la theilériose bovine ?

Bien qu'un vaccin comprenant des parasites vivants existe depuis plus de 40 ans, une expertise technique est nécessaire pour le conserver, le transporter et l'administrer; il doit être conservé dans de l'azote liquide à une température de -80 °C. Cela en fait un vaccin onéreux et inaccessible pour les agriculteurs pauvres.

Mise au point d’une solution novatrice

Ce projet hautement novateur rassemble les connaissances actuelles sur l’immunisation contre la theilériose bovine et la biotechnologie de pointe pour mettre au point un vaccin qui fournirait une protection contre la theilériose bovine. À l’aide de méthodes de génie protéique, des protéines immunomodulatrices seront mélangées à une protéine parasitaire dans une formulation de nanoparticules.

Le vaccin proposé devrait produire un taux élevé de réponse anticorps qui permettra d’empêcher l’infection de la theilériose bovine chez le bétail en permettant la création d’une forte et permanente immunité médiée par les lymphocytes T.

Résultats escomptés

Le projet vise principalement à mettre au point un vaccin expérimental viable contre la theilériose bovine qui pourra faire l’objet d’une production commerciale. Le contrôle de la theilériose bovine aura d’importantes retombées pour les petits agriculteurs de l’Afrique puisque cela mènera à du bétail en meilleure santé, à une sécurité alimentaire et à une nutrition améliorées, ainsi qu’à une autonomisation économique accrue.

Institutions principales

Ce projet découle d’une collaboration entre l’Université de Washington et l’Institut international de recherche sur l’élevage. L’équipe collaborera également avec des chercheurs de l’Université de Copenhague, de l’Université de Toronto et d’Atreca Inc. (une société privée de biotechnologie américaine).

  • Durée : 24 mois  
  • Budget : 1,4 million CAD