Mettre en place une conjoncture propice au succès des entreprises

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Bien qu’elle abrite certaines des économies du monde connaissant la plus forte croissante, l’Afrique a néanmoins besoin de politiques pour créer un climat d’affaires sain et inclusif.

Mary O'Neill
PERSPECTIVE | CROISSANCE POUR TOUS
En dépit des problèmes de développement persistants auxquels elle est confrontée, l’Afrique abrite certaines des économies qui connaissent la croissance la plus rapide au monde. L’entrepreneuriat y est solidement ancré, mais un certain nombre d’obstacles freinent le développement du secteur privé. De nombreuses économies d’Afrique sont petites et fragmentées, cas elles ne jouissent que d’un accès limité aux marchés mondiaux. Comme ils évoluent dans des marchés financiers à peine émergents, les entrepreneurs ont peu accès au capital. Des politiques favorables sont nécessaires pour créer un climat des affaires sain.

Dans ce contexte, le CRDI a mis sur pied le Fonds de recherche sur le climat d’affaires et d’investissement, en partenariat avec TrustAfrica. À ce jour, le Fonds a consenti du financement à 115 projets dans 26 pays. Dans sa plus récente phase d’activités, le Fonds met l’accent sur les façons de favoriser l’essor des petites et moyennes entreprises et de s’assurer, ce faisant, que cette prospérité profite à une large portion de la population. La recherche, la formation et le réseautage que le CRDI soutient par l’entremise du Fonds ont aidé des décideurs d’un certain nombre de pays à prendre des mesures concrètes pour favoriser la croissance des petites entreprises.

Par exemple, les résultats des travaux de recherches effectués au Botswana ont amené le gouvernement du pays à simplifier et à décentraliser les mécanismes d’enregistrement des entreprises. Les entrepreneurs peuvent désormais éviter de faire la queue en s’enregistrant à l’un des trois bureaux régionaux. Le gouvernement a aussi fait en sorte qu’il soit plus facile pour les entrepreneurs d’obtenir un prêt après qu’une équipe de recherche eut montré que les auteurs d’une demande de prêt, les femmes, plus particulièrement, étaient découragés par le fait qu’on leur demande d’obtenir au préalable un permis d’exercer des activités commerciales. Il leur est maintenant possible de se procurer un permis après avoir obtenu un prêt.

L’on observe aussi les retombées de telles recherches au Cameroun, où une institution de microfinance a doublé le montant de ses prêts aux femmes après qu’une recherche menée par l’Université de Yaoundé II eut aidé l’établissement à ajuster sa stratégie pour soutenir ses clientes. Au Sénégal, l’Agence nationale pour la promotion de l’investissement et des grands travaux a utilisé une subvention du Fonds pour mettre en oeuvre un système électronique d’enregistrement des entreprises.

Mary O'Neill est rédactrice à Ottawa.

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