Lien entre l’exclusion sociale et la violence en Amérique centrale

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FLACSO (Costa Rica and El Salvador) and American University

Une étude financée par le CRDI suggère que l’exclusion sociale, et non la pauvreté ou l’inégalité du revenu, constitue le principal facteur sous-jacent influant sur la vulnérabilité à la violence des villes d’Amérique centrale. Des chercheurs de la Faculté latino-américaine de sciences sociales (FLACSO) et de l’Université américaine ont observé que les flambées de violence effraient les résidents de cinq collectivités urbaines du Costa Rica et du Salvador. Ainsi, les gens se retirent dans leurs maisons et limitent les interactions avec leurs voisins et les étrangers. Cela contribue à accroître l’isolement des familles et à affaiblir les liens sociaux. Dans les nouveaux établissements regroupant des personnes de diverses origines, il est difficile de créer un sentiment d’appartenance à la collectivité. La criminalité et la violence peuvent donc se répandre, car les gens n’osent pas dénoncer ces actes.

Selon les résultats de la recherche, les décideurs cherchant à réduire la violence devraient comprendre que la nature et la dynamique de la violence changent en fonction du contexte. Dans certains établissements, les différents rôles des gangs sont plus pressants. Dans d’autres toutefois, afin de pouvoir combattre l’exclusion sociale, un phénomène des plus néfastes, les institutions étatiques doivent être renforcées et la situation économique doit être améliorée.
 
Lisez le document de travail conjoint (en anglais, PDF, 777 Ko).
 
 

Renseignez-vous sur la façon dont le CRDI appuie la recherche pour rendre les villes plus sûres dans le cadre de son partenariat Villes sûres et inclusives avec le Department for International Development du Royaume-Uni.