Les technologies de l’information et de la communication : un moyen d’améliorer la santé des populations en Asie du Sud

08 juin 2016

Aux quatre coins de l’Asie, les systèmes de santé peinent à assurer l’accès aux services de santé, surtout pour les populations vulnérables. Les technologies de l’information et de la communication (TIC), y compris les téléphones cellulaires, y sont utilisées pour résoudre des problèmes en matière de santé. Cette démarche de réseautage en santé, ou cybersanté, peut accroître l’accès aux services et à l’information. Peut-elle toutefois combler les lacunes critiques qui existent au chapitre de la prestation des services de santé ?

Le CRDI a soutenu la création du PAN Asian Collaborative for evidence-based e-health Adoption and Application (PANACeA), un réseau constitué de 16 chercheurs provenant de 12 pays à faible revenu et pays à revenu intermédiaire. Le réseau a oeuvré à huit projets de recherche multinationaux dans le but de trouver comment la cybersanté est perçue, adaptée et adoptée dans différents contextes. Par le truchement d’activités de mentorat, de webinaires et d’ateliers, il a fait en sorte qu’il soit plus facile pour les chercheurs de partout en Asie de communiquer, d’effectuer des recherches et de concevoir des études.

De nouvelles avenues pour améliorer l’état de santé des populations

Coordonné par l’Université Aga Khan avec l’appui de l’Université de Calgary, le réseau a aussi recueilli un important volume de données probantes et offert de nouvelles solutions permettant d’améliorer l’état de santé des populations. En voici quelques exemples :

  • La messagerie texte a été utilisée pour promouvoir des pratiques de maternité sans risques en Indonésie, au Pakistan et aux Philippines, entraînant ainsi une augmentation des visites chez les prestataires de soins prénataux et une hausse des naissances dans les établissements de santé.
  • Au Pakistan et aux Philippines, des comités créés pour établir en ligne des diagnostics de tuberculose se sont avérés capables d’établir à distance des diagnostics exacts; ils pourraient permettre de réduire les délais dans l’établissement des diagnostics et l’administration des traitements.
  • Un outil d’analyse du rapport coûts-avantages a été mis au point en Afghanistan, en Inde, au Pakistan et dans les Philippines; dans les grands hôpitaux, cet outil pourrait permettre de réaliser des économies de près de 50 % grâce à l’informatisation du système d’enregistrement et de la production de comptes rendus de laboratoire.

En savoir plus au sujet des travaux de recherche en cours portant sur l’intégration des TIC aux systèmes de santé.

En savoir plus au sujet des travaux de recherche sur la cybersanté que le CRDI subventionne.

Lire l’article A systematic review of the use of telehealth in Asian countries (2009), qui a résulté des travaux du réseau et est paru dans le Journal of Telemedecine and Telecare.

Pour en savoir plus sur la pratique de la télémédecine aux Philippines et au Népal et sur la cybersanté au sein des réseaux internationaux, lire les chapitres 3, 17 et 27 du livre Telehealth in the Developing World, publié par le CRDI.