Les technologies de l'information et de la communication au service du développement

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Division des communications, CRDI
L'action du CRDI
FAÇONNER L’AVENIR
Le CRDI a été l’un des premiers organismes de développement à voir dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) un outil appréciable pour réduire la pauvreté, lutter contre le VIH/sida et favoriser la bonne gouvernance. En fait, dans certains pays — tels que la Mongolie — les premiers fournisseurs de services Internet ont vu le jour grâce à l’appui du CRDI. Grâce aux programmes pionniers du CRDI, ce dernier et ses partenaires de recherche ont réuni une foule de connaissances pratiques qui servent à aider les populations des pays en développement à bénéficier du potentiel de ces technologies.

Voilà plus de 10 ans que le CRDI fait la promotion des TIC, et ses efforts ont vraiment porté fruit. Et à l’instar d’Internet, qui continuera de croître et de diffuser des applications innovatrices, le CRDI continuera d’appuyer la quête des connaissances nécessaires pour garantir que ces innovations favorisent le développement humain. Les partenaires de recherche et les «  réseaux de connaissances  »  que le CRDI a encouragés demeurent à la fine pointe de ces découvertes, leur travail étant motivé par les besoins aussi réels qu’urgents de leurs collectivités.

Ce feuillet présente un petit échantillon des nombreux projets de TIC innovateurs qu’a appuyés le CRDI au cours des dernières années.

— La présidente du CRDI, Maureen O’Neil

LA CONCILIATION TRAVAIL-FAMILLE

Chong Sheau Ching est consultante en TIC en Malaisie. Malgré sa grande instruction et toutes ses années d’apprentissage et d’expérience, elle avait de la difficulté à subvenir aux besoins de sa famille en tant que mère seule travaillant à la maison. Une subvention du CRDI et de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) a appuyé la création d’eHomemakers, un réseau virtuel qui aide les femmes de l’Asie du Sud-Est à concilier travail et vie familiale.

Cette communauté virtuelle qui compte au-delà de 10 000 membres soutient l’entraide, l’entrepreneuriat, le télétravail et les entreprises à domicile fondés sur l’utilisation des TIC, dans le but d’accroître l’autonomie sociale et économique des femmes. Selon Chong Sheau Ching, peu importe leur situation, toutes les femmes peuvent travailler à la maison. Les Canadiens et le CRDI ont joué un rôle essentiel dans la croissance d’eHomemakers.

www.ehomemakers.net

PROMOTION DE LA SANTÉ SEXUELLE PAR ET POUR LES JEUNES

De nombreux jeunes sont mal à l’aise de discuter de sujets délicats tels que la sexualité et la prévention du VIH/sida. À Lima, au Pérou, un programme participatif novateur appelé Punto J permet aux adolescents et aux jeunes d’échanger plus facilement sur ces sujets.

Punto J mise sur une utilisation créatrice d’Internet et sur son caractère confidentiel pour fournir de l’information et des conseils aux jeunes. Une bonne partie des conseils sont prodigués par de jeunes conseillers bénévoles qui ont reçu une formation en leadership, en prévention du VIH/sida et en TIC.

Punto J est parrainé entre autres par le CRDI et Save the Children (R.-U.). Selon la coordonnatrice, Alina Anglas Cárpena, Punto J offre aux jeunes un point de rencontre où ils peuvent formuler leurs préoccupations, leurs questions et leurs doutes dans un climat de confiance.

Chaque mois, le site Web reçoit des milliers de visites du Pérou et d’ailleurs en Amérique latine. En plus du site Web, Punto J a recours à une stratégie de communication créatrice qui comprend des affiches, des dépliants et des prospectus ainsi que du divertissement éducatif.

www.puntoj.com.pe

MEILLEURES RÈGLES, MEILLEURE CONNECTIVITÉ

Fait ironique dans le secteur des télécommunications, certaines des régions les moins développées disposent de systèmes de TIC avancés. En Afrique, par exemple, où l’infrastructure terrestre demeure insuffisante, des technologies satellitaires relativement abordables, qui utilisent des réseaux de microstations terriennes (TTPO ou VSAT) permettent à de nombreuses personnes d’avoir accès à des services d’Internet et de téléphonie mobile à peu de frais.

Nombre d’Africains ont désormais accès aux marchés, à des renseignements médicaux et à des activités de téléapprentissage, et ce, plus facilement et à moindre coût. Le CRDI a encouragé cette tendance réjouissante en s’associant à d’autres bailleurs de fonds pour financer des recherches et des activités propices à la réforme législative et la déréglementation qui ouvrent la voie au VSAT.

Connecter l’Afrique, du Cap au Caire

ATTENTION, DANGER !

Le 26 décembre 2004, alors que le tsunami traversait l’océan Indien, certaines personnes ont pu surveiller l’avancée de la vague mortelle au moyen de technologies de communication modernes — mais, malheureusement, sans pour autant disposer des moyens d’avertir les collectivités menacées.

À Nallavadu, un village près de Pondichéry, en Inde, les choses se sont passées différemment. Selon la Fondation de recherche M.S. Swaminathan (MSSRF), un homme originaire de Nallavadu établi à Singapour a entendu parler aux nouvelles du tremblement de terre et du tsunami. Craignant pour la sécurité de ses parents, il a téléphoné pour leur dire de fuir sans tarder vers l’intérieur et d’avertir tout le monde de les suivre.

Quelques villageois qui ont entendu cette alerte ont eu la présence d’esprit d’enfoncer les portes du centre communautaire. Grâce aux haut-parleurs et à la sirène du centre, ils ont averti tout le village. Tous ont pris la fuite et ont survécu.

Ce centre communautaire était administré par la MSSRF, avec l’appui du CRDI. L’incroyable histoire de ces villageois a convaincu le CRDI et ses partenaires de recherche de l’importance du « dernier mille » dans la diffusion des alertes.
Depuis le tsunami, le CRDI finance d’importants travaux de recherche au Sri Lanka pour déterminer comment améliorer les systèmes d’alerte aux catastrophes naturelles.

Le partenaire du CRDI est LIRNEasia, un organisme sans but lucratif qui cherche à améliorer les conditions de vie des populations grâce aux TIC. En collaboration avec d’autres partenaires LIRNEasia évalue la pertinence de diverses options de système d’alerte pour combler le dernier mille. Les premiers résultats laissent entendre que les solutions les plus efficaces seraient probablement, dans l’ordre : la radio par satellite adressable; des téléphones mobiles compatibles Java; une téléalarme de conception spéciale munie d’une radio, d’une sirène et d’une lumière; des téléphones mobiles AMRC.

www.lirneasia.net

Nadia El-Awady

LES TIC AU SERVICE DE LA CYBERDÉMOCRATIE

On entend par « cybergouvernement » l’utilisation des TIC par l’administration publique pour communiquer avec les citoyens, les employés, les entreprises et d’autres organes de l’État. Les avantages sont multiples : le service est meilleur, les transactions sont plus pratiques pour la population et cette dernière a la possibilité de participer davantage aux processus démocratiques, par exemple grâce à des systèmes qui facilitent l’exercice du droit de vote. Certaines études laissent entendre aussi que la transparence, la faculté de reddition de comptes et la rapidité du cybergouvernement peuvent aider à contrer la corruption.

En vue de favoriser le cybergouvernement dans les pays en développement, le CRDI et l’Organisation des États américains ont créé et appuyé le Réseau des chefs de file du cybergouvernement en Amérique latine et dans les Caraïbes (Red GEALC). Ce groupe réunit des représentants d’une quarantaine de pays qui échangent savoir-faire et connaissances sur l’application des TIC à des domaines tels que l’immigration, l’éducation, la fiscalité et la sécurité sociale.

L’automatisation des services douaniers dans les Caraïbes témoigne de la place accordée par Red GEALC à l’effort concerté et à la coopération horizontale. La façon dont la Jamaïque a modernisé ses services douaniers en 2003 a suscité l’admiration des pays voisins; le pays a fait don de son logiciel afin que ces derniers puissent améliorer l’efficacité de leurs propres services. Grâce à des fonds de démarrage octroyés par le CRDI, les gouvernements de ces pays ont lancé des projets pilotes qui leur ont permis d’adapter le système jamaïcain. L’expérience a été documentée de sorte que les leçons qu’on en a tirées pourront servir ailleurs.

www.redgealc.net

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