Les litiges fonciers et la marginalisation des jeunes stimulent le crime et la violence en Côte d’Ivoire

April 21, 2016

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Yammousoukro weavers

La création de possibilités d’emploi pour les jeunes constitue un élément important de la lutte contre la violence chez les jeunes de la Côte d’Ivoire.

Université Alassane Ouattara et Université Félix Houphouët Boigny

Selon de nouvelles recherches, la violence chez les jeunes et les litiges fonciers, qui ont migré des communautés rurales aux quartiers pauvres des villes, sont les principaux vecteurs de violence et de criminalité en Côte d’Ivoire. L’équipe de chercheurs des universités Alassane Ouattara et Félix Houphouët Boigny, financée par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), a découvert que les conflits récurrents et la dégradation des liens familiaux et communautaires font en sorte que des enfants – parfois d’à peine 10 ans – sont laissés à eux-mêmes. Nombre d’entre eux se tournent alors vers les bandes de jeunes criminalisées, surnommées les « microbes ».

Les chercheurs ont déterminé que la réduction de la pauvreté et la création de possibilités économiques pour les jeunes hommes et femmes constituent des interventions clés pour réduire la violence et réhabiliter les jeunes criminels dans les villes ivoiriennes. De même, il est essentiel de combler les lacunes importantes dans la législation, notamment l’absence d’une définition juridique du viol, pour améliorer la sécurité des femmes dans les centres urbains du pays.

Renseignez-vous sur la recherche et ses résultats dans le dossier « Criminalité et violence en Côte d’Ivoire » (PDF, 5,4 Ko). 

Apprenez-en plus au sujet du projet « Phénoménologie de la violence criminelle et défis
pour la gouvernance urbaine locale en Côte d’Ivoire
» et ses conclusions.

Apprenez-en plus sur le partenariat entre le CRDI et le Department for International Development du Royaume-Uni visant à améliorer la sécurité urbaine dans le cadre de l’initiative Villes sûres et inclusives.