Les bandes criminalisées en tant qu’agresseurs et « protecteurs »

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CRDI

Mise à jour | Villes sûres et inclusives

Quelles sont les causes de la violence urbaine ?
Dans certains secteurs où la criminalité est élevée, les bandes criminalisées jouent le rôle d’agresseur et de « protecteur ».

Des solutions pratiques ?
Les interventions afin d’améliorer la sécurité devraient prévenir l’aliénation des citoyens coincés entre les bandes et les autorités; les approches de « cohésion sociale » pourraient devoir être repensées dans de tels contextes.

La cohésion sociale – définie au sens large comme la volonté des membres d’une société de coopérer les uns avec les autres pour survivre et prospérer – est fondamentale pour que les sociétés atteignent leurs objectifs de développement. Toutefois, des recherches menées en Amérique latine suggèrent que les activités criminelles organisées peuvent compromettre la cohésion sociale et la capacité des collectivités à trouver des réponses à la violence et à l’exclusion. Par exemple, si les bandes de jeunes de San Salvador sont la principale menace pour ceux qui vivent dans les secteurs sous leur dictature, elles obligent par ailleurs ces citoyens à accepter leur « protection » contre les menaces externes telles que les bandes rivales. À toutes fins utiles, elles imposent une forme coercitive de cohésion sociale, où la survie dépend de la capacité à tolérer les sources d’insécurité. En revanche, cela donne à douter que la collaboration puisse contribuer à réduire la violence.

Dans les favélas de Rio de Janeiro où les bandes criminelles étaient bien implantées, les habitants n’appelaient jamais la police par crainte de représailles. Si l’arrivée d’unités de maintien de l’ordre et de pacification a contribué à réduire certaines formes de crime, cela a plongé les habitants dans une situation précaire en les exposant aux risques de représailles de la part des narcotrafiquants s’ils coopéraient avec la police.

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