Le Pérou se remet sur pied grâce à un brain-trust

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Au Pérou, lorsque les hauts fonctionnaires ont besoin de conseils spécialisés, ils savent à qui s’adresser. Les recommandations formulées par le Consortium de recherche économique et sociale (Consorcio de Investigación Económica y Social, CIES) ont des incidences appréciables : la vigueur du secteur de l’énergie, la modernisation du droit douanier, du droit du travail et des lois régissant les exportations, l’amélioration de la protection du consommateur dans le secteur bancaire et l’augmentation des prestations d’assurance-emploi pendant que sévit la crise économique.
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Le CIES a financé des travaux de recherche, a veillé à l’affinement des capacités de recherche de ses membres et est devenu maître dans l’art d’exercer une influence sur les politiques avec l’aide du mentorat, des conseils et du soutien financier qu’il reçoit du CRDI depuis des années. Le CIES a la capacité de former rapidement une équipe de chercheurs et de spécialistes de diverses disciplines qui peut analyser une question, puis formuler des conseils fondés sur des données probantes. Il peut ensuite présenter ses constatations dans le cadre d’un dialogue, le Diálogo Académico Presidencial, qui réunit périodiquement des représentants du consortium, le président lui-même et un groupe de hauts fonctionnaires triés sur le volet.

 
Ce scénario aurait été impensable il y a vingt ans. Lorsque le CIES a été créé, en 1989, le Pérou était aux prises avec une instabilité économique et politique causée par l’hyperinflation et une guérilla sanglante. Le directeur exécutif du CIES, Javier Portocarrero Maisch, rappelle qu’à l’époque, les politiques publiques relevaient de l’improvisation et dépendaient de négociations politiques ponctuelles.
 
Aujourd’hui, le CIES est un imposant brain-trust qui jouit d’une réputation d’impartialité et d’indépendance bien méritée. Ses 45 membres sont des think tanks, des centres de recherche, des organisations non gouvernementales, des entreprises privées, des organismes du secteur public et des universités (lesquelles sont au nombre de 25). Le conseil consultatif du secteur public (Consejo Consultivo del Sector Público) est une autre initiative digne de mention. Formé de 16 représentants d’organes gouvernementaux clés, ce conseil se réunit deux fois par année afin de cerner les lacunes à combler au chapitre des connaissances et d’établir les priorités en matière de recherche.
 
Norma Correa Aste, administratrice de programme au CIES, estime que de nombreuses initiatives du consortium, dont celles qui sont mentionnées ci-dessus, ont procuré aux chercheurs et aux responsables des politiques l’occasion d’interagir de façon constructive.