Le microdosage des engrais, une innovation qui profite aux femmes du Sahel

February 28, 2014

Ibro M Abdoulaye, Baco Mohamed Nasser, Badiori Ouatara, Sogodogo Diakalia, Mahaman Sabiou,Akponikpè PB Irenikatche, Derek Peak, Kimaro Anthony et Koala Saidou

Grâce à l’application localisée de petites quantités d’engrais (ou microdosage), alliée à l’amélioration des trous d’ensemencement afin de recueillir l’eau de pluie, les agricultrices du Sahel ont augmenté leurs profits et amélioré leur sécurité alimentaire.

Les femmes se sont intéressées à ces nouvelles méthodes mises au point par des chercheurs d’Afrique de l’Ouest et du Canada. D’ailleurs, les probabilités que les femmes du Sahel adoptent une combinaison des deux méthodes sont 25 % plus élevées qu’elles ne le sont pour les hommes.

En outre, les agriculteurs ont accès plus facilement aux engrais grâce à la mise en place d’un système novateur de crédit-stockage, ou warrantage. Plus de 1 000 agriculteurs, dont 30 % sont des femmes, ont ainsi obtenu davantage d’engrais qui ont servi à la production de cultures vivrières. Résultat : les femmes ont augmenté les superficies cultivées en ayant recours aux techniques de microdosage des engrais et de collecte des eaux de pluie, et elles font pousser davantage de niébé, de mil et de sorgho.

Le microdosage des engrais, une innovation qui profite aux femmes du Sahel (PDF, 717 Ko)

Il s’agit de l’une des neuf fiches de la collection Recherche et changement, qui présente certaines des incidences que l’on commence à constater dans la foulée des projets qu’a subventionnés en Afrique subsaharienne le Fonds canadien de recherche sur la sécurité alimentaire internationale (FCRSAI). Cette fiche a été produite par WRENmedia en mars 2014.