Le déclin de la pauvreté, la montée des inégalités

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Kelly Haggart

Durant trois décennies de croissance économique accélérée, la Chine a permis à des centaines de millions de personnes d’échapper à la pauvreté. La Banque mondiale affirme que la proportion des habitants vivant dans une pauvreté extrême est passée de 64 %, en 1978, à 4 % (soit 53 millions de personnes), en 2007. La Chine calcule différemment la pauvreté et, selon ses critères, 15 millions d’habitants des zones rurales vivent encore dans la pauvreté absolue.

Curt Carnemark / Banque Mondiale

Selon David Dollar, directeur de pays pour la Chine à la Banque mondiale, peu importe où l’on fixe le seuil de la pauvreté, la Chine remporte la médaille d’or pour la réduction de la pauvreté.

Par ailleurs, l’allégement sans précédent de la pauvreté s’est accompagné d’une augmentation des inégalités. L’écart entre le revenu des habitants des villes et celui des populations rurales s’est creusé, tout comme les inégalités sur les plans de la santé et de l’éducation se sont accentuées. Les disparités régionales persistent, et il reste des poches d’extrême pauvreté, en particulier dans les régions éloignées, aux confins du pays.

Depuis le début des réformes économiques, en 1978, plus du dixième de la population de 1,3 milliard d’habitants de la Chine a participé à la plus grande migration de la campagne à la ville de l’histoire. Les agriculteurs qui se rendent en ville en quête d’une vie meilleure sont particulièrement vulnérables s’ils n’ont pas obtenu le droit de résidence permanente dans leur nouveau lieu de résidence, en vertu du système national d’inscription des ménages.

Pour en savoir plus sur cette fructueuse collaboration Canada-Chine