Le CRDI favorise les partenariats et les met en oeuvre

Écosystèmes et santé humaine

Un bon partenariat est le fruit d'un certain nombre de choses, selon la docteure Dominique Charron. Il dépend des intérêts mutuels des parties et de leur vision commune et du fait que ce qu'ils font ensemble doit donner davantage que ce qu'ils peuvent accomplir séparément. De plus, chaque partenaire doit apporter quelque chose qui a de la valeur aux yeux des autres, a-t-elle ajouté.

Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) a établi des partenariats avec un grand nombre d’organismes, dont le Programme des Nations Unies pour l’environnement et l’Organisation panaméricaine de la santé, mentionne le docteur Roberto Bazzani.  

Sa collaboration avec le Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales (TDR) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), par exemple, souligne l’importance de l’approche écosanté pour prévenir les maladies transmissibles. Le Forum international écosanté 2008 (FIE 2008) avait notamment pour but de promouvoir les partenariats. Dès le début, un vaste éventail d’organismes ont participé à la planification du Forum. Le CRDI a également organisé une série d’activités avant, pendant et après cette rencontre scientifique afin que les chercheurs puissent tisser des liens entre eux, de dire la docteure Charron. Ces liens ont suscité des collaborations et de nouvelles idées pour résoudre les problèmes ayant trait à la santé et à l'environnement d'une manière plus efficace.  

Certains de ces liens ont été tissés au FIE 2008. Du point de vue santé publique, on a compris l'importance d'être en lien avec le  mouvement de la conservation, et il y a eu [des scientifiques] du domaine de la conservation qui ont saisi l’importance d’inclure la santé humaine dans leur réflexion, ajoute-t-elle.  

Le CRDI encourage et soutient la création des réseaux de savoir réunissant des spécialistes de plusieurs disciplines et de différents pays. Le Forum devait fournir une occasion de favoriser l'établissement de liens entre les équipes de recherche qui travaillent sur des questions semblables en différents endroits dans le monde, et cela a été l'une de ses grandes réussites, estime la docteure Charron.  

Grace à leur participation aux réunions de réseautage de l’ensemble des communautés de praticiens en écosanté, les chercheurs de l'Afrique de l'Est en sont venus à envisager la création de leur propre réseau et ils sont en train d'en étudier la faisabilité. Le CRDI continue d'appuyer l'essor des communautés de praticiens en écosanté; il s'emploie à le faire au moyen d'activités de programme visant à soutenir les communautés de praticiens en écosanté et en trouvant des façons de relier les projets ensemble. Les communautés de praticiens en écosanté sont constituées principalement de chercheurs et de professeurs d'université, mais elles s'élargissent let comprennent de plus en plus de praticiens, de gestionnaires du secteur public et de responsables des politiques.  

Le CRDI forme également des partenariats avec des organismes de la société civile, ajoute le docteur Bazzani. Dans beaucoup de pays, il travaille avec des ONG importantes qui ont des activités en écosanté. Une plus grande représentation de la société civile et des décideurs est souhaitable au prochain Forum. Les nombreux réseaux et les communautés de praticiens en écosanté peuvent jouer un rôle afin que cela se concrétise.

C’est le défi à relever, conclut le docteur Bazzani.

Docteure Dominique Charron
Chef du progarmme
Écosystèmes et santé humaine

Docteur Roberto Bazzani
Spécialiste de programmes principal,
Écosystèmes et santé humaine