L’analyse de la direction

Division des communications, CRDI

Sommaire des résultats

  • Les produits ont progressé de 5,2 %, passant de 203,8 millions de dollars en 2008–2009 à 214,5 millions de dollars, grâce à une augmentation des produits tirés des partenariats avec des bailleurs de fonds ainsi qu’aux crédits supplémentaires attribués par le Parlement du Canada.
  • Les charges ont augmenté de 2,7 %, passant de 205,4 millions de dollars en 2008–2009 à 210,9 millions de dollars, surtout en raison d’une augmentation des charges relatives aux partenariats avec des bailleurs de fonds; par ailleurs, les charges administratives ont diminué en raison des efforts déployés par la direction pour contenir les dépenses.
  • La mise en oeuvre du Fonds d’innovation pour le développement (FID) a été retardée dans l’attente de l’approbation, par le Parlement, du financement demandé par le Centre. Il restait donc 5,2 millions de dollars à la fin de l’exercice.
  • Les capitaux propres à la fin de l’exercice se sont accrus de 25 % pour atteindre 16,8 millions de dollars, comparativement à 13,5 millions en 2008–2009. Cette augmentation est essentiellement attribuable au montant relatif au FID mentionné ci-dessus (de 5,2 millions de dollars) et aux économies au titre de l’exploitation (de 4,8 millions de dollars). Le total des capitaux propres a été supérieur de 10,1 millions de dollars aux prévisions budgétaires.
  • Les engagements en cours dont les fonds provenaient de crédits parlementaires ont légèrement diminué tandis que ceux pour lesquels les fonds venaient de bailleurs de fonds partenaires ont beaucoup augmenté au cours de l’exercice. On trouvera des précisions à ce sujet à la page 54.

Produits

Les produits du Centre proviennent de cinq grandes sources : les crédits parlementaires, les bailleurs de fonds partenaires, le recouvrement des coûts d’administration, les produits financiers et les autres produits. Aux fins de cette analyse, les crédits parlementaires sont inclus dans les produits, même s’ils ne font pas partie des produits dans l’état des résultats.

Produits tirés des crédits parlementaires
 
Le Centre reçoit différents types de crédits parlementaires, dont la part de l’aide publique au développement (APD) du Canada qui lui revient. S’y ajoutent de modestes sommes du gouvernement fédéral provenant d’autres sources que l’APD. Les crédits parlementaires ont été supérieurs de 3,1 % à ceux de l’exercice 2008−2009 et de 1,4 million de dollars aux prévisions budgétaires. Comme on le verra ci-dessous, les écarts par rapport au budget s’expliquent par des rectifications comptables et non par un accroissement des crédits parlementaires.

Le budget fédéral déposé en février 2008 mentionnait la création du Fonds d’innovation pour le développement (FID) et précisait que « la mise en oeuvre du Fonds sera confiée à des partenaires stratégiques de la communauté de la recherche, en collaboration avec le Centre de recherches pour le développement international ». Le gouvernement a choisi la santé comme premier thème du FID, dont la mise en oeuvre sera assurée par un consortium que dirige le CRDI. Le Centre a reçu l’autorisation de dépenser en décembre 2009; par conséquent, les produits provenant de crédits parlementaires pour l’exercice 2009–2010 comprennent un montant de 7 millions de dollars qui sera affecté au FID.  

De temps à autre, le Centre reçoit des crédits parlementaires non renouvelables pour des projets ou des programmes précis (voir la note 10 des notes afférentes aux états financiers, à la page 76), qui sont inscrits à titre de produits reportés et comptabilisés quand les charges connexes sont engagées. En ce qui concerne l’exercice 2009–2010, un crédit parlementaire non renouvelable a été comptabilisé ainsi au titre de l’Institut pour la connectivité dans les Amériques. Au cours de l’exercice, il a été décidé de prolonger la durée du programme. Cette prolongation a eu des répercussions sur le moment auquel les charges ont été engagées; c’est pourquoi les produits ont été inférieurs de 1,1 million de dollars aux prévisions budgétaires, et le recouvrement des coûts d’administration, moindre que prévu. Au cours de l’exercice, le Centre a aussi comptabilisé un montant supplémentaire de 2,7 millions de dollars à titre de produit, ce qui a contribué au fait que les produits provenant de crédits parlementaires ont été supérieurs aux prévisions. Ces fonds permettront au Centre de collaborer avec l’Agence canadienne de développement international dans le cadre d’activités de programme qui encouragent l’utilisation équitable des technologies de l’information et de la communication pour améliorer la gouvernance démocratique et favoriser le développement social et économique dans la région des Amériques.

 
Les crédits parlementaires comprennent aussi des transferts de sommes provenant d’autres organismes fédéraux. Ces sommes ne font pas partie de l’assise de financement renouvelable à long terme. Les transferts non renouvelables sont le fruit des efforts déployés par la Direction générale des programmes et des partenariats pour nouer des collaborations avec des organismes fédéraux.
 
 
Produits provenant de bailleurs de fonds partenaires
 
Les produits provenant de bailleurs de fonds partenaires ont trait soit à des contributions destinées à des programmes complets de recherche pour le développement, soit à des sommes reçues pour des projets de recherche bien précis qui s’inscrivent dans le cadre des programmes de recherche pour le développement existants, programmes et projets qui sont exécutés ou administrés par le Centre pour le compte d’autres organismes. Les fonds, encaissés à l’avance, sont comptabilisés à titre de produits quand les charges connexes sont engagées. Par conséquent, ils n’ont aucune incidence directe sur les résultats nets et les capitaux propres du Centre. Les produits tirés des partenariats avec des bailleurs de fonds ont augmenté de 18,3 % pour atteindre 35,1 millions de dollars, comparativement à 29,7 millions en 2008–2009, soit 1,1 million de dollars de plus que le montant prévu au budget. Cela est attribuable principalement à des dépenses légèrement supérieures à l’égard de l’Initiative Think tank, résultant de la non-concordance de deux exercices financiers et non pas d’un dépassement de coûts de l’Initiative.
 
La composition du financement provenant des bailleurs de fonds ne cesse de changer. En 2009–2010, la proportion du financement provenant d’organismes du gouvernement du Canada a reculé, atteignant 18,5 % du total du financement provenant de bailleurs de fonds, comparativement à 24,8 % en 2008–2009 (voir la figure 2). Le financement obtenu dans le cadre du partenariat avec l’ACDI est passé de 7,9 millions de dollars, en 2008–2009, à 7,2 millions de dollars. Toutefois, le Centre a aussi reçu 2 millions de dollars sous forme de transferts de crédits de l’ACDI (voir le tableau 2), ce qui représente une collaboration plus poussée que ne le laisse supposer le seul profil des partenariats avec les bailleurs de fonds.
 
 
Les produits provenant du recouvrement des coûts d’administration correspondent à tous les coûts réels pouvant être attribués à l’administration des projets et au soutien apporté au personnel des projets. Les coûts recouvrés ne comprennent pas les coûts d’exploitation de base déjà couverts par les crédits parlementaires. La méthodologie utilisée pour calculer le taux de recouvrement des coûts se fonde sur les principes comptables de gestion généralement reconnus et fait l’objet d’un examen au moins une fois l’an. En 2009–2010, ces produits ont été légèrement supérieurs aux prévisions (de 0,3 million de dollars). Le recouvrement des coûts d’administration afférents aux accords avec des bailleurs de fonds partenaires étant proportionnel aux produits comptabilisés à cet égard, l’écart total est proportionnel à l’écart observé dans les produits comptabilisés au titre des partenariats avec des bailleurs de fonds.
 
Le recouvrement des coûts d’administration des activités menées en partenariat avec d’autres bailleurs de fonds est passé de 10 % des coûts directs des projets (comptabilisés à titre de produits tirés des partenariats) en 2008–2009 à 10,9 % en 2009–2010, compte tenu de l’augmentation à 12 %, au début de l’exercice financier 2009–2010, du taux courant de recouvrement des coûts d’administration. Ce taux s’applique à tous les partenariats à l’exception de ceux qui sont conclus avec l’ACDI. Comme le Centre entretient une relation de longue date avec cette dernière, le recouvrement des coûts d’administration est fixé à 10 % dans ce cas. Le Centre a opté pour des prévisions budgétaires prudentes, soit un taux de recouvrement des coûts moyen de 10 % pour l’exercice 2010–2011. Ce taux tient compte du taux consenti à l’ACDI, de la signature d’un accord pour un projet de très grande ampleur à un taux de 8 % et de quelques nouveaux accords pour lesquels le taux exigé est inférieur à 12 %.
 
Produits financiers
 
Le Centre investit ses liquidités dans des instruments bien cotés du marché monétaire. Les produits financiers de l’exercice 2009–2010 se sont élevés à 0,3 million de dollars.
 
Le rendement des placements a été inférieur à celui des exercices précédents, mais il demeure néanmoins supérieur au rendement des bons du Trésor, soit l’indice de référence retenu. Le rendement réel des placements a été de 1,06 %, alors que le rendement moyen des bons du Trésor a été de 0,22 % tout au long de l’exercice. L’analyse du bilan, à la page 57, fournit plus de précisions à ce sujet.
 
Autres produits
 
Les autres produits comprennent les produits tirés des installations de conférence et de restauration, ainsi que de diverses autres sources, dont la vente de publications et la sous-location de locaux pour bureaux. Ils ont atteint 1,2 million de dollars en 2009–2010, soit le même montant qu’en 2008−2009.
 
Perspectives d’évolution des produits
 
Le budget de l’exercice 2010–2011 prévoit des produits s’élevant à 253,6 millions de dollars (voir le tableau 1 à la page 45) et des dépenses d’un même montant, un sommet sans précédent. Environ 60 % de la hausse du budget est attribuable à la croissance des partenariats avec d’autres bailleurs de fonds, et le reste (soit 40 %) au FID et, dans une moindre mesure, à la modeste hausse des crédits parlementaires à laquelle le Centre s’attend.
 
L’augmentation des fonds destinés aux activités qui ne sont pas financées en vertu de partenariats avec d’autres bailleurs de fonds ou du FID ne dépassera guère le taux d’inflation. Le budget tient donc compte d’une importante stratégie qui vise à préserver l’intégrité opérationnelle du Centre tout en gérant l’incertitude qui entoure l’augmentation des crédits et l’impact de la croissance lente du financement « de base » sur l’exploitation. Le gouvernement du Canada ayant annoncé qu’il y aurait augmentation de l’enveloppe de l’aide internationale pour l’exercice 2010–2011, la direction du Centre a opté pour des prévisions budgétaires prudentes, soit une augmentation de 7,6 millions de dollars des crédits parlementaires. Toutefois, elle a gelé ou réduit les charges au titre du soutien à la recherche pour le développement et des services administratifs en 2009–2010 et gelé la plupart des budgets de charges pour l’exercice 2010–2011.
 
On pourrait ainsi arriver à des économies totales de 6,7 millions de dollars d’ici la fin de l’exercice 2010–2011. Si jamais le gouvernement n’augmentait pas les crédits comme prévu, ces réductions de coûts seraient des plus utiles pour préserver l’intégrité opérationnelle du Centre pendant que la direction préparerait une stratégie viable afin de rééquilibrer les coûts dans les trois volets (programmes de recherche pour le développement, soutien à la recherche pour le développement et services administratifs). S’il devait y avoir augmentation des crédits, la direction entend réinvestir les économies dans les programmes de recherche pour le développement en 2010–2011 et par la suite.
 
La figure 4 montre la valeur des accords de partenariat conclus (285 millions de dollars), le montant qui doit encore être affecté à des projets en vertu de ces accords (115 millions de dollars) et le montant non encore décaissé au 31 mars 2010 (191 millions de dollars). Des 285 millions de dollars, 94 millions de dollars ont été passés en charges au 31 mars 2010, ce qui laisse un vigoureux solde de 191 millions de dollars pour les dépenses qui seront effectuées au cours de la durée restante des projets financés par des bailleurs de fonds. En 2010–2011, on prévoit passer en charges une somme de 57 millions de dollars, qui ne représente que 30 % du total des fonds non utilisés au 31 mars 2010.
 
La direction prévoit une augmentation de 62,1 %, par rapport aux réalisations de l’exercice 2009–2010, du financement provenant des partenariats avec des bailleurs de fonds en 2010–2011. L’augmentation prévue est attribuable avant tout à l’expansion de l’Initiative Think tank, en Asie du Sud et en Amérique latine, ainsi qu’à l’augmentation des activités du Fonds canadien de recherche sur la sécurité alimentaire internationale. Par ailleurs, l’exécution de plusieurs accords importants conclus avec des bailleurs de fonds ces dernières années en vue du financement de programmes complets se poursuivra en 2010–2011. Près de 82 % des 57 millions de dollars provenant de bailleurs de fonds partenaires aux fins des programmes de recherche pour le développement iront à des accords existants avec des bailleurs de fonds, tandis que les 18 % restants seront comptabilisés au titre de nouveaux accords devant être conclus durant l’exercice.
 
Ces dernières années, les crédits parlementaires du Centre représentaient environ 83 % du total des produits. En 2010–2011, cette proportion ne sera que de 75 % environ, en raison de l’augmentation anticipée des produits provenant des partenariats avec des bailleurs de fonds (voir la figure 5).
 
Charges
 
Le Centre répartit ses charges en fonction d’une structure de coûts à trois volets : programmes de recherche pour le développement, soutien à la recherche pour le développement et services administratifs.
 
 
Charges relatives aux programmes de recherche pour le développement
 
Les charges relatives aux programmes de recherche pour le développement correspondent aux coûts directs, surtout sous forme de subventions, des projets de recherche scientifique et technique qu’administre le Centre dans le cadre de ses programmes courants. En 2009–2010, la partie des charges afférentes aux programmes de recherche qui a été financée au moyen des crédits parlementaires a augmenté de 0,5 %, passant de 109,4 millions de dollars en 2008–2009 à 110 millions de dollars, soit 3 % ou 3,2 millions de dollars de plus que les prévisions budgétaires. Cet écart s’explique par un dépassement (de 4,3 millions de dollars) des charges au titre des activités financées par des fonds renouvelables conjugué à des charges insuffisantes (de 1,1 million de dollars) au titre des projets et des programmes précis. Par projets et programmes précis, on entend l’Institut pour la connectivité dans les Amériques (l’analyse des produits fournit plus de précisions à ce sujet). Le dépassement de 4,3 millions de dollars au titre des activités financées par des fonds renouvelables comprend les charges prévues pour le FID (de 1,6 million de dollars) qui ne figuraient pas dans le budget des charges révisé en raison de l’incertitude quant à la date de mise en oeuvre. Le solde du dépassement (soit 2,7 millions de dollars) s’explique par des changements dans les tendances observées quant aux dépenses afférentes aux nouveaux projets. Somme toute, l’écart de 2,7 % en 2009–2010 n’est que légèrement supérieur à l’écart de 2,2 % observé en 2008−2009.
 
La partie des charges reliées aux programmes de recherche pour le développement couverte par les bailleurs de fonds partenaires s’est élevée à 35,1 millions de dollars, soit 1,1 million de dollars de plus que ce qui était prévu au budget. Les raisons de ce léger écart sont mentionnées dans l’analyse des produits présentée ci-dessus.
 
Les charges afférentes à l’ensemble des programmes de recherche pour le développement du Centre ont augmenté de 4,3 %, pour atteindre 145,1 millions de dollars, comparativement à 139,1 millions de dollars en 2008–2009. La plus grande partie de cette hausse (soit 5,4 millions de dollars) a trait à des charges couvertes par des bailleurs de fonds partenaires.
 

  

Comme le montre la figure 6, le pourcentage des charges relatives aux programmes de recherche pour le développement du Centre utilisées en contrepartie (cofinancement) de sommes venant de bailleurs de fonds partenaires est le même qu’au cours de l’exercice écoulé (17 %). À mesure qu’ont augmenté les activités exécutées en partenariat avec des bailleurs de fonds, les charges des programmes de recherche pour le développement ayant trait à des projets financés par le Centre seul ont diminué, à 58,8 % en 2009–2010 comparativement à 61,7 % en 2008–2009.
 
Charges au titre du soutien à la recherche pour le développement
 
Le soutien à la recherche pour le développement regroupe les coûts reliés au renforcement des capacités de recherche dans les pays en développement. Il comprend le soutien technique, les éléments complémentaires des programmes et la gestion des programmes. Les charges à ce chapitre ont augmenté de 1,7 %, pour atteindre 42,1 millions de dollars en 2009–2010, comparativement à 41,3 millions de dollars en 2008–2009, et ne correspondent qu’à 92,9 % de la somme prévue au budget. Les économies de 3,2 millions de dollars par rapport aux prévisions budgétaires sont attribuables avant tout à une sous-utilisation des fonds de déplacement (de 1,7 million de dollars) en raison à la fois de la compression des dépenses et d’économies découlant de vacances à des postes qui exigent de multiples déplacements. Les autres économies sont attribuables aux efforts déployés pour réduire le recours aux services professionnels; on a aussi réalisé des économies dans les salaires et les avantages sociaux en raison de la prudence dont a fait preuve la direction pour combler les postes vacants à un moment où le Centre s’apprêtait à renouveler sa programmation pour la période visée par le nouveau cadre stratégique (2010−2015).
 
Charges relatives aux services administratifs
 
Sous les services administratifs sont regroupées les diverses fonctions d’orientation, de direction, d’administration et de services qui appuient le fonctionnement du Centre et aident ce dernier à assumer ses responsabilités organisationnelles. Les charges relatives aux services administratifs ont diminué de 4,9 %, pour atteindre 23,8 millions de dollars, comparativement à 25 millions en 2008–2009, soit 1,6 million de moins que le montant prévu au budget. Cet écart s’explique surtout par la capitalisation des salaires des employés affectés à des projets de technologie de l’information, qui a entraîné une réduction des charges sans diminution correspondante du budget, par la réduction des charges au titre des services professionnels et par des économies réalisées en ce qui a trait aux salaires et aux avantages sociaux en raison de postes vacants.
 
Comme le montre la figure 7, les coûts d’administration ont augmenté beaucoup moins rapidement que les charges totales depuis l’exercice 2005–2006. En fait, les coûts d’administration, qui représentaient plus de 16 % des charges totales en 2005–2006, n’en représenteront plus que 10,2 % (selon les prévisions) en 2010–2011. Le Centre continue de s’efforcer d’atteindre un équilibre entre les dépenses de programme et les coûts d’administration.
 
 Perspectives d’évolution des charges
 
Les charges atteindront un sommet sans précédent de 253,3 millions de dollars en 2010–2011.
 
Le budget des services administratifs augmentera de 2,2 % et atteindra 25,9 millions de dollars, alors que les prévisions budgétaires pour l’exercice 2009–2010 étaient de 25,4 millions de dollars. La direction a plafonné toutes les charges, à l’exception des salaires et des loyers, à leur niveau de l’exercice 2009–2010.
 
Les charges afférentes aux programmes de recherche pour le développement et au soutien à la recherche pour le développement augmenteront de 21,5 % pour atteindre 227,3 millions de dollars en 2010–2011, comparativement à des charges réelles de 187,1 millions de dollars en 2009–2010. L’augmentation tient compte des charges prévues au titre du FID et des programmes d’envergure qui sont financés par des bailleurs de fonds, notamment de l’expansion de l’Initiative Think tank en Amérique latine et en Asie du Sud et de l’augmentation des activités du Fonds canadien de recherche sur la sécurité alimentaire internationale.

Il y a lieu de noter que les charges relatives à des engagements en cours (les « anciens projets » à la figure 8) couvertes par les crédits parlementaires en 2010–2011 atteindront un sommet sans précédent d’environ 96,5 millions de dollars (voir la figure 8). Ce montant représente près de 80 % des fonds disponibles aux fins des programmes de recherche pour le développement en 2010–2011. La croissance des dépenses par rapport aux exercices précédents est toujours manifeste dans les projets en cours, mais, en raison du plafonnement du crédit parlementaire renouvelable (FID non compris), il y aura proportionnellement moins de ressources pour le financement de nouveaux projets. Les fonds à la disposition du Centre pour le financement de nouveaux projets passeront d’environ 28 millions de dollars en 2009–2010 à un peu moins de 26 millions de dollars en 2010–2011 (voir la figure 8). Compte tenu de la diminution constante des dépenses afférentes à d’anciens projets (voir la figure 8), la direction s’attend à ce que le financement destiné à de nouveaux projets augmente et atteigne 28 millions de dollars après l’exercice 2010–2011, ce qui permettra de maintenir ou d’augmenter légèrement les affectations destinées à de nouveaux projets.

 
Le FID parviendra à maturité et sera « en mode programmation » d’ici la fin du prochain exercice. Le Centre prévoit que les dépenses afférentes au FID connaîtront une très forte croissance au cours des 24 prochains mois. Cette tendance aura une incidence favorable sur la part relative des coûts afférents aux services administratifs (figure 7).
 
Autres indicateurs financiers d’importance
 
 
Au 31 mars 2010, le Centre est engagé à l’égard de versements pouvant atteindre 444,4 millions de dollars sur les cinq prochaines années relativement à des projets et activités de recherche. Cet engagement est assujetti, premièrement, à l’attribution des fonds nécessaires par le Parlement (373,7 millions de dollars) et par les bailleurs de fonds partenaires (70,7 millions de dollars) et, deuxièmement, à quelques rares exceptions près, au respect des conditions des accords de subvention par les bénéficiaires. L’augmentation considérable des engagements en cours dont les fonds proviennent de crédits parlementaires s’explique par l’approbation du FID en 2009–2010. Les engagements en cours relatifs au FID sont évalués à 218 millions de dollars. Exclusion faite de ce montant, les engagements en cours dont les fonds proviennent de crédits parlementaires demeurent relativement stables par rapport au niveau de l’exercice 2008–2009, ayant diminué de 2,4 % pour atteindre 155,7 millions de dollars, tandis que les engagements en cours couverts par les bailleurs de fonds partenaires ont augmenté de 32,5 % pour passer à 70,7 millions de dollars.
 
Du total des engagements en cours de 373,7 millions de dollars couverts par les crédits parlementaires, une somme de 38 millions de dollars a trait à des projets cofinancés en vertu d’accords de partenariat, qui sont inclus dans la somme de 155,7 millions de dollars figurant au tableau 5.
 
 
Affectations de programme financées par les crédits parlementaires
 
Les affectations de programme représentent les fonds approuvés pour de nouveaux projets de recherche dont la durée peut atteindre cinq ans. Les fonds sont décaissés progressivement pendant la période que durent les projets. Les affectations de programme financées par les crédits parlementaires ont augmenté et atteint 308,3 millions de dollars en 2009–2010 (305,9 millions + 2,4 millions). De cette somme, 29,4 millions de dollars étaient reliés à des projets et programmes cofinancés avec d’autres bailleurs de fonds. Cette hausse considérable observée en 2009–2010 s’explique par l’affectation ponctuelle de 220,5 millions de dollars destinée au FID. Exclusion faite du FID, les affectations de programme ont diminué de 32,3 % pour atteindre 85,4 millions de dollars, soit 4,6 millions de moins que le montant prévu au budget, en raison d’une décision de la direction visant à préserver une certaine souplesse en matière de programmation en 2010–2011 compte tenu de l’incertitude qui règne quant au niveau du crédit parlementaire.
 
Affectations de programme financées par les bailleurs de fonds partenaires
 
En 2009–2010, le montant des affectations de programme financées par les bailleurs de fonds partenaires était comparable à celui des affectations réelles de l’exercice 2008–2009. Les affectations ont chuté de 19,1 %, à 49 millions de dollars en 2009–2010, comparativement à 60,6 millions en 2008–2009, et ont été inférieures de 11,1 millions de dollars aux prévisions budgétaires. Le retard pris dans le lancement des activités de l’Initiative Think tank en Amérique latine et en Asie du Sud explique en grande partie cette baisse des affectations.
 
La plus grande partie (96,6 %) des affectations de programme de 357,3 millions de dollars de l’exercice 2009–2010 ont été engagées au cours de ce même exercice. Les charges à l’égard des projets faisant l’objet de ces engagements ont commencé en 2009–2010, et elles se poursuivront pendant le cycle de vie respectif des projets. Compte tenu de l’incertitude au sujet du crédit parlementaire du Centre, la direction a fixé les affectations de programme de l’exercice 2010–2011 qui seront financées par ce crédit à 90,5 millions de dollars.
 
Exclusion faite de l’affectation ponctuelle destinée au FID, ce montant est supérieur d’environ 2,7 millions de dollars à celui des affectations de l’exercice 2009–2010 (voir la figure 9). Si l’on tient compte des promesses faites en matière de cofinancement de projets, les fonds dont le Centre dispose pour la programmation non reliée à des accords de partenariat avec des bailleurs de fonds s’élèvent à 70,5 millions de dollars, soit 40 % du total des affectations de programme, qui est de 176,3 millions de dollars (voir la figure 10).
 
Exception faite du sommet ponctuel atteint en 2009–2010 en raison du FID, les affectations financées par les crédits parlementaires demeurent en deçà de celles de l’exercice 2005–2006, et ce, pour de nombreuses raisons, dont les principales sont l’évolution des tendances observées en matière de dépenses et l’augmentation des dépenses. Depuis 2005, les tendances en ce qui concerne les dépenses afférentes aux projets ont changé en raison de la durée plus longue des projets, des gains de pouvoir d’achat du dollar canadien, de l’augmentation du nombre de nouveaux projets et d’autres facteurs ayant permis de faire diminuer la valeur relative des dépenses ayant trait aux anciens projets, et, par conséquent, de dégager davantage de fonds pour de nouveaux projets. Par ailleurs, le crédit parlementaire du Centre a augmenté, et le Centre a disposé d’encore plus d’argent qui ne pouvait être décaissé qu’en augmentant les affectations à de nouveaux projets. C’est pourquoi les affectations ont augmenté rapidement. Étant donné que les projets peuvent durer jusqu’à cinq ans, les affectations ont aussi une incid