La technologie mobile détecte et prévient les flambées épidémiques au Sri Lanka

July 10, 2015

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Réduire la propagation des maladies des animaux au Sri Lanka

Les chercheurs ont recours à des moyens novateurs pour réduire l’étendue des maladies transmises par les animaux au Sri Lanka

Au Sri Lanka, les téléphones mobiles sont désormais bien plus qu’un moyen de garder le contact avec autrui et de naviguer sur Internet. Les vétérinaires de terrain qui disposent de ressources limitées utilisent désormais les téléphones mobiles pour suivre les épizooties. Le système permet d’intervenir rapidement en cas de nouveaux foyers d’infection et, ultimement, de sauver des vies. 

Les épizooties représentent de 60 à 75 % de toutes les nouvelles épidémies de maladie. Il est donc important de contrôler la maladie chez les animaux afin de réduire le degré d’exposition des humains. Bon nombre de pays à faible revenu et à revenu intermédiaire ne disposent toutefois pas des ressources nécessaires pour gérer cet aspect important de la santé publique. 

La santé publique vétérinaire est importante

La technologie mobile n’est qu’un des éléments évalués pour sa capacité d’améliorer le système de santé publique vétérinaire du Sri Lanka. Les systèmes de santé publique vétérinaire sont des outils importants pour surveiller les flambées de maladies animales, mais les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire manquent souvent de ressources.

Pour aider à renforcer le système de santé publique vétérinaire au Sri Lanka, les chercheurs se sont également penchés sur de nouvelles façons :

  • d’encourager les administrations locales à prendre part aux activités de détection et de prévention des maladies;
  • de former les responsables de la santé publique;
  • de gérer la santé publique vétérinaire;
  • d’établir des liens entre les acteurs locaux et nationaux.

Les activités menées dans le cadre de ce projet ont contribué à créer le centre sri lankais de santé de la faune pour surveiller la santé des animaux. Les conclusions ont également encouragé le gouvernement national à accroître le rôle de ses vétérinaires dans des domaines comme la résistance aux antibiotiques et les pratiques agricoles. Ces résultats auront des effets positifs en ce qui a trait à la surveillance des maladies et à l’amélioration de la santé humaine.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Calgary a collaboré avec le Ministry of Livestock and Rural Development du Sri Lanka, et les résultats ont été mis en commun grâce à des réseaux régionaux établis avec d’autres chercheurs, gouvernements et collectivités de l’Asie du Sud et du Sud-Est.

Ce projet relevait du Programme de partenariat Teasdale-Corti de recherche en santé mondiale. Entre 2005 et 2013, le Programme de partenariat Teasdale-Corti a financé les travaux de 14 équipes de chercheurs du Canada et de pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Les équipes ont créé, testé et mis en place des approches novatrices favorables à la santé et au développement. Le Programme de partenariat Teasdale-Corti s’inspire du travail remarquable de la docteure Lucille Teasdale, chirurgienne canadienne, et de son époux, le docteur Piero Corti, pédiatre italien. Le CRDI et les Instituts de recherche en santé du Canada ont cofinancé le projet.

Pour en savoir plus :

Lire un article au sujet du système de surveillance sur téléphone mobile.

Lire des résumés de projets du Programme de partenariat Teasdale-Corti de recherche en santé mondiale (PDF, 271 Ko).