La solution aux différends fonciers au Liban

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
L’adoption de nouvelles techniques agricoles a contribué à résoudre des différends relatifs à l’utilisation des terres à Arsaal, au Liban, ainsi qu’à améliorer la qualité des sols et à intensifier les cultures fruitières. Les travaux de recherche financés par le CRDI ont aussi entraîné la création d’activités productrices de revenus pour les femmes, ce qui a réduit encore davantage les pressions exercées sur les terres.
 
À LIRE ÉGALEMENT

Site web de l'EDSU
Unité Environnement et développement durable de l’Université américaine de Beyrouth (en anglais)

Étude de cas : Liban
Des chercheurs trouvent de nouveaux moyens de résoudre de vieux problèmes

Research for Development in the Dry Arab Region: The Cactus Flower
Un livre du CRDI rédigé sous la direction de Shadi Hamadeh, Mona Haider et Rami Zurayk
Programme Agriculture et sécurité alimentaire
L’agriculture à petite échelle a un rôle essentiel à jouer pour ce qui est de réduire la pauvreté et d’accroître la sécurité alimentaire en milieu rural et urbain
Bibliothèque numérique du CRDI
Extrants de recherche relatifs à Arsaal  

Dans le village reculé d’Arsaal, un différend entre éleveurs, fructiculteurs et exploitants de carrière avait mené à la pollution de l’eau et à la dégradation des terres, ce qui menaçait les moyens de subsistance.

 
En 1990, des chercheurs de l’Université américaine de Beyrouth (AUB) subventionnés par le CRDI ont entrepris de résoudre le problème. Ils ont d’abord mis sur pied un réseau d’utilisateurs pour permettre aux agriculteurs, aux scientifiques, aux dirigeants locaux, aux groupes de femmes et à d’autres parties concernées de collaborer. Cela a donné lieu à un certain nombre de mesures visant à préserver l’environnement et à augmenter le revenu des habitants. La culture de légumineuses au pied des arbres fruitiers, par exemple, a fourni du fourrage aux troupeaux et accru la fertilité des sols. Par ailleurs, à l’aide d’un système d’information géographique, il a été possible de déterminer les endroits convenant le mieux à l’établissement de vergers et à l’installation de petits réservoirs d’irrigation.
 
Deux coopératives ont été créées, une au service des éleveurs de bétail – la toute première du genre au Liban – et une autre, administrée par des femmes, consacrée à la transformation de fruits, au tissage de tapis et à la vente de ces produits.
 
Aspect tout aussi important, la communication a été rétablie au sein de la collectivité par le truchement des conseils traditionnels (appelés majlis), qui ont permis de rassembler les habitants, et de nouveaux outils tels que la vidéo, qui a donné l’occasion aux parties en conflit de prendre du recul par rapport à la situation.
 
Les travaux ont donné lieu à la création d’un centre de recherche, l’Unité Environnement et développement durable (ESDU) de l’AUB, qui est aujourd’hui devenue, selon les termes employés par son directeur, Shadi Hamadeh, un acteur de premier plan de la recherche et du développement dans la région. Depuis plus d’une décennie, l’Unité applique la méthodologie participative mise au point dans le cadre du projet mené à Arsaal à différentes questions, dont l’agriculture urbaine, partout au Moyen-Orient.

Il est primordial d’obtenir des résultats concrets au fur et à mesure que l’on exécute les travaux de recherche. À Arsaal, on a offert un soutien aux agriculteurs pour les aider à faire vacciner leurs troupeaux et l’on a déployé des efforts considérables sur le plan de la collecte de l’eau et de la gestion de l’évacuation des eaux. De telles mesures sont essentielles si l’on veut que les membres de la collectivité continuent d’appuyer les grands objectifs de la recherche.

— Shadi Hamadeh, directeur, Unité Environnement et développement durable de l’AUB