La pisciculture en cage est prisée au Népal

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Plus de vingt ans après qu’on a commencé à y pratiquer la pisciculture, tout va pour le mieux pour les pisciculteurs de Kulekhani, au Népal. Les travaux de chercheurs soutenus par le CRDI ont permis de guider les premières familles à se lancer dans cette aventure après que la région a été inondée en raison de la construction d’un barrage hydroélectrique en 1982. 
 
Success Stories in Asian Aquaculture
Les exemples présentés dans ce livre illustrent la nature unique de l’aquaculture en Asie et cernent, pour la première fois, le parcours et les raisons qui expliquent son remarquable succès
 
Utilizing Different Aquatic Resources for Livelihoods in Asia: A Resource Book
Ouvrage présentant des exemples d'aquaculture sur le terrain

Le CRDI au Népal
Le CRDI appuie la recherche au Népal depuis 1972.

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Extrants de recherches axées sur la pisciculture en cage

Quelque 2 000 personnes ont été forcées d’abandonner leur maison. Pour elles, la pisciculture a fait en sorte que ce revers soit aussi une source de débouchés.

 
Des chercheurs du Nepal Agricultural Research Council ont constaté que l’eau du réservoir créé par le barrage se prêtait exceptionnellement bien à l’élevage des poissons, en particulier des carpes, dans de grandes cages flottantes. Le milieu est idéal pour les poissons car le plancton y abonde.
 
La majorité des familles expropriées et réinstallées aux abords du réservoir ont eu tôt fait d’adopter la pisciculture comme moyen de subsistance, et elles ont prospéré. On y pratique aussi la pêche classique, à moindre échelle, mais avec autant de succès; cette pêche est en partie alimentée par les poissons qui s’échappent des cages.
 
Grâce à la sécurité financière dont elles jouissent désormais, un plus grand nombre de familles ont les moyens de faire instruire leurs enfants, alors que ce n’est pas le cas dans de nombreuses collectivités rurales au Népal. En outre, les femmes sont davantage présentes dans la prise de décisions. Au même titre que les hommes, elles sont de toutes les activités, qu’il s’agisse de nettoyer et de réparer les cages, d’assister aux réunions des regroupements de pisciculteurs, d’assister à des ateliers ou de mettre en marché le poisson.

Il y a de 1 100 à 1 200 cages environ, et la production annuelle moyenne est évaluée à 120 à 130 tonnes métriques.

— Tek Gurung, directeur de la recherche sur l’élevage et les pêches au Nepal Agricultural Research Council

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