La CoPES-AOC veut sensibiliser l’Afrique tout entière

Benjamin Fayomi
Le Forum international écosanté 2008 (FIE 2008) a été de bon augure pour la CoPES-AOC, a dit le professeur Benjamin Fayomi, qui a noté que, pour lui, l’événement représentait le début et la poursuite de nombreuses relations.

Le professeur Fayomi, pour qui les principaux objectifs étaient de faire connaître la CoPES-AOC et de comprendre ce que les autres CoPES font, a dit que le Forum avait dépassé de loin ses attentes. Il a non seulement atteint ses objectifs, mais il a aussi rencontré des partenaires potentiel et renforcé les relations existantes. Il a fait progresser sa mission d'élargir la base de praticiens en écosanté dans toute l'Afrique.

La plus jeune des CoPES en existence, fondée en 2006, la CoPES-AOC est encore en croissance; le Forum était la première grande occasion de promouvoir son travail et ses objectifs.

Le professeur Fayomi a dit que lui et certains membres de son équipe ont participé à toutes les réunions thématiques et conjointes des CoPES. Il s’est ensuite assuré de rencontrer les chercheurs des autres CoPES. Ces derniers ont échangé des idées et des démarches méthodologiques et semé les graines d'une collaboration en puissance.

Entreprendre de nouvelles relations et nourrir celles qui existent était important, a dit le Pr. Fayomi. De tels partenariats introduisent l’approche écosanté sur le continent africain et font découvrir l’expérience de l’Afrique au reste du monde. Le professeur Fayomi a déjà assuré le suivi auprès de ses nouveaux contacts, particulièrement ceux qui travaillent en éducation et en formation, son domaine de compétence.

Il a fait remarqué qu’il prévoit appliquer les principes du programme de formation écosanté établi par la CoPES-ALC (Amérique latine et Caraïbes). Le professeur Fayomi est également en discussion avec un autre membre de la CoPES qui a offert une formation en matière d'éthique en recherche, un sujet intéressant pour l’Afrique.

Par ailleurs, le professeur Fayomi a rencontré des collègues chercheurs de Guinée-Conakry, du Kenya et du Sénégal qui font du travail informel en écosanté. Il collabore déjà avec un nouveau collègue sur des questions d'exploitation minière et de santé humaine en Guinée-Conakry, et des plans sont en cours pour une réunion des membres du réseau de chercheurs et de praticiens africains qui se sont rencontrés au FIE 2008.

Le professeur Fayomi dit qu’il voit l’International Association for Ecology and Health (EcoHealth) jouer un rôle central pour renforcer la collaboration entre les chercheurs. Pour la CoPES-AOC, l’association représente un moyen efficace d’accéder à l’échelle internationale. Ce qui se produit en Afrique a des répercussions mondiales.

L’association est particulièrement importante pour permettre aux jeunes chercheurs de la CoPES-AOC de se réunir et de faire du réseautage. Un tel réseau permet aux chercheurs de demeurer au courant des développements en écosanté et fait en sorte que tous les efforts investis pour former cette nouvelle génération ne sont pas perdus.

La vision du professeur Fayomi pour transformer la CoPES-AOC en CoPES‑Afrique est ambitieuse, mais nécessaire : « Nous devons nous organiser et conserver l’élan pour mettre en place la prochaine génération de chercheurs en écosanté en Afrique. »

Communauté de praticiens en écosanté, Région de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (CoPES-AOC)
CoPES-ALC
International Association for Ecology and Health

Professeur Benjamin Fayomi
Coordonnateur
Communauté de praticiens en écosanté, Région de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (CoPES-AOC)