La communauté humanitaire canadienne lance un appel à l’innovation en matière d’intervention en cas de crise

April 27, 2016

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CYNTHIA MUNSTER

La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence, Valerie Amos, prononce le discours d’ouverture à la Conférence 2014

La guerre, la pauvreté, les gouvernements dysfonctionnels et les agresseurs environnementaux ne sont pas nouveaux. Mais, dans certaines régions fragiles du monde où l’interaction de ces facteurs peut être dévastatrice et lorsque les conflits s’éternisent, le réseau d’intervention humanitaire est sollicité comme jamais auparavant.

À la Conférence Humanitaire Canadienne 2014, Valerie Amos, Coordonnatrice des secours d’urgence des Nations Unies, a indiqué que les acteurs de l’aide humanitaire doivent composer avec les conséquences de crises ayant pour cause les conflits, la pauvreté, les inégalités, la piètre gouvernance et le sous-développement. Elle a souligné que « la hausse de l’insécurité et de l’instabilité causée par la croissance du terrorisme et des groupes armés » exerce encore plus de pression sur le système. En fait, « la période moyenne de déplacement d’une personne est de 17 ans. »

La Conférence Humanitaire Canadienne 2014 a réuni des représentants de la communauté humanitaire croissante du Canada, qui ont échangé sur leurs connaissances et leur expérience et présenté des façons d’améliorer le réseau d’intervention. Quelque 290 membres de la communauté canadienne de l’aide et du développement se sont retrouvés à Ottawa et 191 autres ont pu suivre les discussions par webdiffusion.

Au-delà des secours aux sinistrés à court terme

La plupart ont convenu que l’actuel système humanitaire n’est pas outillé pour répondre aux besoins des personnes touchées par une catastrophe. Conçu principalement pour des secours à court terme en cas de catastrophe, ce système doit intervenir de plus en plus en cas de crise prolongée et complexe; et l’on craint qu’à mesure que les répercussions des changements climatiques s’intensifient, la situation ne s’aggrave.

Les exposés et les discussions illustrent le continuum reliant l’aide, l’état de préparation aux catastrophes, le développement, la reconstruction à plus long terme et les recherches pour le développement. Ils ont aussi souligné le besoin d’innover, de créer des stratégies et partenariats et de développer une tolérance accrue au risque et à l’échec, si la communauté humanitaire canadienne compte relever les divers défis nouveaux et complexes qui se profilent.

Parmi les stratégies prioritaires, il faut renforcer la capacité locale d’intervention, améliorer le financement et la coordination de la réduction des risques et de l’état de préparation, adhérer à des normes professionnelles et des principes humanitaires fondamentaux, mobiliser de nouveaux partenaires, y compris le secteur privé, et favoriser davantage l’expérimentation et l’innovation. La Conférence a par ailleurs mis en relief le travail qu’il reste à faire, y compris renforcer les liens entre les recherches, les politiques et les pratiques, décentraliser le processus décisionnel et développer la capacité à intervenir localement, tout en améliorant la coordination.

Lisez les points saillants de la Conférence Humanitaire Canadienne 2014 : En bref : Adaptation et innovation.

Pour de plus amples renseignements sur la prochaine Conférence Humanitaire Canadienne prévue les 6 et 7 octobre 2016, veuillez consulter le site Web de la Conférence àconferencehumanitaire.ca.

Visionnez la série de webdiffusions des débats et des conférences d’experts renommés du secteur humanitaire ayant participé à la Conférence Humanitaire Canadienne 2014.

Visionnez le débat public de la Conférence 2013 animé par David Common, animateur à la radio de la CBC, auquel ont pris part François Audet, de l’Observatoire canadien sur les crises et l’aide humanitaires, Stephen Cornish, de Médecins Sans Frontières, et Denise Byrnes, d’Oxfam-Québec.