Hausse du niveau des océans et perte de terres dans le delta du Nil

09 juin 2016
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Nile Delta and Sea Level Rise

IDRC CRDI/M. Yahia

Des parties du delta du Nil seront vulnérables à la hausse du niveau des océans.

M.A. Hassaan et M.A. Abdrabo

Au moyen de systèmes d’information géographique (SIG), des chercheurs subventionnés par le CRDI ont déterminé les zones littorales du delta du Nil qui pourraient être touchées par la hausse du niveau des océans. Il pourrait en résulter d’importantes pertes de terres d’ici 2100. Selon les plus récentes prévisions de la hausse du niveau des océans, on pourrait perdre de 22 % à 49 % des terres.

Et cela se produira si rien n’est fait en vue de l’adaptation aux changements climatiques dans le delta.

Où se produiraient les dommages ?

Les chercheurs ont constaté qu’il y avait un lien entre l’utilisation qui est faite de la terre et les dommages susceptibles de résulter de la hausse du niveau des océans. Il est fort probable que ce sont les terres agricoles qui subiraient les plus grandes répercussions, suivies des terres humides du littoral, des terrains vacants, puis des zones construites. Certaines caractéristiques bâties (comme les routes) peuvent réduire la vulnérabilité des terres à la hausse du niveau des océans, et ce, même si elles n’avaient pas à l’origine pour objet la protection du littoral.

Les chercheurs font également remarquer que, même en l’absence d’élévation du niveau des océans, on pourrait perdre près de 16 % de la totalité des terres littorales du delta du Nil en raison de la subsidence. 

Dans leur article intitulé Vulnerability of the Nile Delta coastal areas to inundation by sea level rise, M.A. Hassaan et M.A. Abdrabo font état de leur utilisation des SIG pour déterminer les zones, l’utilisation du sol et la couverture du sol qui sont les plus susceptibles d’être touchées par la hausse du niveau des océans d’ici 2100.

Cet article est l’un des extrants du projet Établissement d’un centre de recherche sur l’adaptation aux changements climatiques à l’Université d’Alexandrie, subventionné par le programme Changements climatiques et eau du CRDI.

Entrevue vidéo avec le chercheur Mohammad Abdrabo

Video interview with Mohammad Abdrabo