HarassMap permet de relever les incidents de harcèlement sexuel et de violence sexuelle en Égypte

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Bulletin du BREMO

La cofondatrice de HarassMap, Rebecca Chiao, revient sur sa tournée de conférences au Canada

Encore une fois, le harcèlement sexuel fait les manchettes en Égypte, en raison des agressions et des viols collectifs qui surviennent pendant les manifestations; mais il s’agit aussi d’un véritable fléau avec lequel presque toutes les Égyptiennes doivent composer au quotidien.

HarassMap a vu le jour en 2010, grâce à un groupe de bénévoles désireux de faire en sorte que le harcèlement sexuel cesse d’être socialement acceptable. Il repose sur l’impartition à grande échelle (ou crowdsourcing), un mode de collecte de données faisant appel aux médias sociaux qui permet aux victimes et aux témoins d’actes de harcèlement de signaler ces derniers de manière anonyme. HarassMap reporte les incidents sur des cartes, consultables à harassmap.org. En outre, il se sert des données dans les activités qu’il réalise sur le terrain un peu partout en Égypte en vue de convaincre les collectivités de prendre des mesures pour que les auteurs de tels actes en subissent de nouveau les conséquences et pour créer des « zones sûres » où règne la tolérance zéro.

Grâce à l’impartition à grande échelle, un nombre sans précédent de personnes peuvent se prévaloir de HarassMap, peu importe où elles se trouvent et sans être freinées par les barrières sociales, les tabous ou les préjugés, même inavoués. HarassMap permet de consigner le harcèlement sous toutes ses formes : celui que des femmes et des hommes font subir à des hommes, celui qu’exercent des enfants prépubères, celui qui survient dans les écoles, dans les villages, etc. Le fait de répertorier ces incidents aide HarassMap à peaufiner son approche et à convaincre les collectivités d’agir.

En juin 2012, HarassMap a reçu des fonds du CRDI afin d’étudier le recours à l’impartition à grande échelle comme mode de collecte de données, dans l’espoir que d’autres puissent à leur tour profiter des avantages découlant de cette façon de faire. Dans le cadre de la Semaine du développement international 2013 au Canada, j’ai eu l’occasion de me rendre dans des universités de sept villes de ce pays pour y présenter les travaux de HarassMap.

Écoutez la conférence que Rebecca Chiao a livrée au CRDI et son intervention dans la collection Le CRDI, vecteur d’idées sur la chaîne YouTube du CRDI.

Pour en savoir plus sur HarassMap, consultez le harassmap.org, suivez @Harassmap sur Twitter ou devenez membre de sa communauté Facebook.