On forge des partenariats au Brésil

Écosystèmes et santé humaine
Ulisses Confalonieri
École nationale de santé publique, Fundaçao Oswaldo Cruz, Belo Horizonte, Minas Gerais, Brésil

Suzana Padua
Instituto de Pesquisas Ecológicas, Brésil

Le Forum international écosanté 2008 (FIE 2008) a été la source d’une collaboration formelle entre trois établissements brésiliens. Le consortium brésilien formé de l’Instituto de Pesquisas Ecologicas (IPE), de la Fundaçao Oswaldo Cruz (FIOCRUZ) et de la Faculté de médecine vétérinaire et de zootechnie de l'Université de Sao Paolo (USP) s’est joint sous cette forme aux divers comités qui ont organisé et mis en œuvre le Forum.

Les partenariats du consortium brésilien ont évolué à partir de contacts individuels, axés sur des objectifs de recherche communs, compatibles avec les démarches écosanté.

En Amérique latine, bien des choses peuvent commencer par des contacts personnels, dit Ulisses Confalonieri, professeur à l’école nationale de santé publique à la FIOCRUZ. Les membres du consortium brésilien s'intéressent tous à la médecine de la conservation, ajoute-t-il.

En gros, puisque les trois piliers de la médecine de la conservation sont la santé humaine, la salubrité de l’écosystème et la santé animale, il fallait réunir ces trois établissements, de poursuivre M. Confalonieri. La FIOCRUZ se concentre sur la santé humaine, l’USP, la faculté de médecine vétérinaire, sur la santé de la faune, et l’IPE, sur les écosystèmes et l’équilibre durable de la vie humaine et de la vie de la faune, explique Suzana Padua, présidente de l’IPE.

Afin de développer leur partenariat au delà du Forum, les membres du consortium brésilien sont en train d'élaborer une publication pour faire la synthèse des théories et des pratiques de l’écosanté et de la gestion de la conservation, dit M. Confalonieri. Les auteurs qui contribueront à ce projet se réuniront au cours d’un atelier pour partager leurs ébauches et en discuter. Tous vont aussi rassembler leurs forces afin d’avoir un impact au niveau national au Brésil, dit Mme Padua.

M. Confalonieri précise qu'en plus d’intégrer ces différents aspects des thèmes écosanté pour en faire la diffusion, la publication a également pour but de regrouper les intervenants et les établissements stratégiques dans un réseau national. En fait, ce projet d’écriture sera l’occasion de discuter de l'assise des partenariats et d’aider à planifier la durabilité des activités conjointes. Cela est plus important que l’ouvrage lui-même, de dire Mme Padua.

Les partenariats assurent le dialogue entre les disciplines et aident à mettre en valeur des interfaces comme les questions de santé animale et de santé publique.

Les partenariats soulignent la nécessité d’intégrer la compréhension des enjeux complexes traités par les études en écosanté. Les gens ne saisissent pas la complexité des situations — ils en voient seulement les conséquences [comme les flambées de maladies], sans en comprendre les causes, estime Mme Padua.

Finalement, les partenariats sont en mesure de mieux influencer les décideurs. La collaboration entre les différents établissements brésiliens reconnus dans leur champ d’expertise donne du poids aux arguments quand il s'agit de s'adresser aux décideurs, conclut Mme Padua.

Instituto de Pesquisas Ecologicas, Brésil
Fundação Oswaldo Cruz (FIOCRUZ), Brésil
Faculté de médecine vétérinaire et de zootechnie de l'Université de São Paulo (USP), Brésil