Évaluer les progrès réalisés

Image
Division des communications, CRDI
En 2009, Grantmakers for Effective Organizations et le Council on Foundations ont vu dans les rapports de fin de projet dynamiques du CRDI une «idée maîtresse ». L’idée en question : utiliser l’évaluation non seulement pour rendre des comptes, mais également pour tirer des enseignements et améliorer les interventions.
 
Qu’en est-il ? Au lieu de se fier à un rapport final rédigé par un seul administrateur de programme, on mène des entrevues auprès de divers collègues au début, à mi-parcours et à la fin d’un projet de recherche afin d’en consigner les réalisations.
 
Depuis l’établissement de ces rapports de fin de projet dynamiques en 2004, 1 064 rapports ont été rédigés, dont 211 en 2009–2010. Le processus a favorisé l’adoption d’une culture de réflexion au CRDI, ainsi que l’enrichissement des connaissances et une meilleure reddition de comptes. Ces rapports et d’autres évaluations forment l’assise du Forum annuel sur l’apprentissage, qui permet au personnel d’explorer de nouvelles possibilités et de trouver des moyens d’exécuter son travail de manière plus efficace.
 
Au cours du prochain exercice, le Centre établira les priorités des nouvelles évaluations stratégiques devant guider la mise en oeuvre du Cadre stratégique 2010–2015. Il poursuivra également sa contribution à la constitution du champ de l’évaluation, l’une de ses grandes forces.
 
LE CHANGEMENT, FRUIT DE L’ÉVALUATION
 
Cartographie des incidences: mesurer le changement et non l’impact
 
Le CRDI et ses partenaires de recherche ont conçu une démarche d’évaluation qui est maintenant utilisée partout dans le monde.
 
Il y a plus de 10 ans, le Centre s’est employé à concevoir un moyen de montrer que la recherche contribue au développement. Il est en effet difficile d’évaluer les impacts qu’ont les interventions sur le développement, car ils sont souvent le fruit d’un certain nombre d’événements dont aucun organisme ne peut s’attribuer tout le mérite.
 
Ces travaux ont débouché sur la cartographie des incidences, une méthode de planification et d’évaluation qui repose sur le principe selon lequel le développement est avant tout une question de rapports humains et de rapports entre les gens et leur milieu. L’originalité de cette méthode consiste à passer de l’évaluation des produits d’un programme (l’eau potable dans le cas d’un système de purification de l’eau) à l’évaluation des changements de comportement observés chez les personnes auxquelles le programme est destiné. Dans ce cas, par exemple, les personnes chargées de l’entretien du système ont-elles les compétences et les ressources nécessaires pour continuer d’exécuter cette tâche à long terme ?
La cartographie des incidences a augmenté l’utilité des évaluations et a produit des enseignements sur l’efficacité ou la non-efficacité des interventions. Elle a également permis d’envisager différemment l’utilité et l’importance de l’évaluation, d’une façon qui favorise l’apprentissage et offre la souplesse nécessaire pour composer avec des situations complexes.
 
La cartographie des incidences continue d’influencer les pratiques en matière d’évaluation dans le monde entier. La communauté d’apprentissage en matière de cartographie des incidences l’a adoptée avec succès. Cette communauté virtuelle, coordonnée par l’Overseas Development Institute et financée par le CRDI, regroupe plus de 2 200 membres. En 2009–2010, il y a eu publication des versions arabe et portugaise de l’ouvrage La cartographie des incidences — Intégrer l’apprentissage et la réflexion dans les programmes de développement, maintenant offert en six langues. Le CRDI a également financé de nouveaux projets afin de promouvoir l’utilisation de la cartographie des incidences en Afrique.
 
 
LE CHANGEMENT, FRUIT DE L’ÉVALUATION
 
Nouveaux quartiers pour telecentre.org
 
En mars 2010, telecentre.org est officiellement devenu la Fondation telecentre.org, un organisme à but non lucratif hébergé par la Commission on Information and Communications Technology (CICT) des Philippines. Les constatations d’un examen externe effectué en 2009 guideront telecentre.org dans sa période de transition.
 
Lancé à l’occasion du Sommet mondial sur la société de l’information tenu en 2005, telecentre.org a résulté de la collaboration du CRDI, de la société Microsoft et de la Direction du développement et de la coopération de la Suisse. Doté de 21 millions CAD, il avait pour objectif quinquennal de promouvoir l’établissement de télécentres partout dans le monde afin d’aider les collectivités à entrer dans l’ère de l’information. Il visait aussi à accroître les capacités, la polyvalence et la viabilité des télécentres en appuyant les réseaux qui travaillent avec eux.
 
Dès le début, il était prévu qu’une fois le concept mis au point, telecentre.org serait transféré à un pays en développement. Et cela s’est produit. Si les auteurs de l’examen externe ont fait état de délais dans la réalisation de certains objectifs et cerné des éléments que la nouvelle fondation devra améliorer en ce qui concerne son rendement, ils ont néanmoins conclu que telecentre.org avait grandement favorisé le renforcement du mouvement des télécentres:
  • il est devenu le pivot central de 30 réseaux reliant plus de 100 000 télécentres répartis dans 52 pays;
  • les académies qu’il a créées ont contribué à accroître les compétences des gestionnaires des télécentres;
  • une communauté virtuelle dynamique continue de mettre en commun l’expérience et les connaissances acquises, ce qui constitue l’une des grandes réussites et l’un des meilleurs atouts de telecentre.org selon les auteurs de l’examen externe.
Le CRDI, Microsoft et la CICT continuent d’assurer le financement de la Fondation telecentre.org.