Des collectivités forestières du Nigeria prennent des mesures pour réduire les émissions de carbone

June 08, 2016

Image
Deforestation in Nigeria

Foreign and Commonwealth Office

En Afrique subsaharienne, il est crucial de conserver et de protéger les forêts pour assurer la durabilité des moyens de subsistance des collectivités forestières.

Daouda Badio

Un projet de recherche subventionné par le CRDI a aidé des collectivités forestières de l’État de Cross River, dans le sud-est du Nigeria, à cerner les conditions nécessaires à la réussite, à l’échelle locale, des programmes de réduction des émissions de carbone. L’étude visait aussi à éclairer les décideurs locaux sur ce dont les collectivités ont besoin pour améliorer durablement leurs moyens de subsistance.  

Mené de concert par le One Sky Canadian Institute for Sustainable Living et l’African Integral Development Network, le projet a permis d’évaluer les perceptions que les collectivités locales ont des mécanismes de réduction des émissions de carbone. Les chercheurs ont encouragé les habitants de collectivités forestières à exprimer leur point de vue sur les façons dont une initiative internationale, le programme de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation de la forêt (REDD), pourrait être mise en oeuvre localement.

Dans le cadre du REDD, des parties prenantes de pays en développement cherchent à réduire leurs émissions de carbone en accordant des redevances à des collectivités forestières démunies pour qu’elles conservent et protègent leurs propres ressources forestières. Les champions du programme estiment que ce dernier pourrait offrir une compensation aux collectivités forestières vulnérables dont les moyens de subsistance sont affectés par les émissions de carbone. En 2011, les Nations Unies ont reconnu officiellement que l’État de Cross River était prêt à ce qu’on y déploie le programme. Depuis, le gouvernement de cet État voit le REDD comme une stratégie possible pour conserver les forêts et assurer la pérennité des moyens de subsistance. 

Les chercheurs ont établi un ensemble de règles et de conditions à respecter pour que le REDD puisse renforcer efficacement les moyens de subsistance des collectivités forestières. Les constatations de recherche ont été communiquées à l’occasion d’un forum des intervenants auquel ont assisté des dirigeants locaux, des représentants du gouvernement et des représentants de la société civile. Le forum a aussi été l’occasion pour ces intervenants et les champions du REDD d’écouter les points de vue des collectivités sur le programme.

Le volet nigérian du programme REDD a été lancé officiellement en août 2012 par le ministre de l’Environnement du Nigeria, le gouverneur de l’État de Cross River et des représentants des Nations Unies. On s’attend à ce que les constatations tirées de la recherche subventionnée par le CRDI éclairent la mise en oeuvre du programme dans l’État de Cross River.

Pour de plus amples informations, lisez les rapports :