Des bourses donnent de l'espoir à des Palestiniennes démunies

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Grâce à un fonds de bourses financé par le CRDI, 123 Palestiniennes vivant au Liban ont pu obtenir un diplôme universitaire et échapper à la pauvreté.

De nombreuses familles palestiniennes vivent dans des camps de réfugiés au Liban depuis des décennies. Dans ce milieu, le taux de chômage oscille autour de 40 %, et la pauvreté est généralisée.

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Vidéo sur YouTube (en anglais)
Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNWRA)
Le fonds de bourses est administré par le Département de l’éducation de l’UNRWA à Beyrouth, au Liban.
Le CRDI au Liban
Au Liban, le CRDI a surtout appuyé la recherche sur les questions de consolidation de la paix, d’aide aux réfugiés palestiniens, de culture en zone aride et de gestion des bassins versants 

Le Fonds de bourses d’études pour les réfugiées palestiniennes au Liban a été créé afin de semer de l’espoir grâce aux débouchés associés aux études universitaires. Depuis son lancement en 2000, il a permis de financer les études de 221 femmes, dont 123 ont obtenu leur diplôme.Diplômée en chimie, Lara Jabbour Saman est aujourd’hui enseignante et membre de l’administration scolaire. Affirmant qu’elle n’aurait jamais pu aller à l’université sans la bourse, elle estime que cette dernière a changé sa vie. Elle travaille maintenant à l’obtention d’une maîtrise. Ce fonds s’inscrit en complément de travaux de recherche portant sur la question des réfugiés que le CRDI appuie, et il vise à améliorer le quotidien des femmes.

Outre le CRDI, y contribuent également l’Agence canadienne de développement international, le Fonds de l’OPEP pour le développement international, l’État du Qatar de même que les gouvernements des États-Unis, de la France et de l’Espagne. Il est administré par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Le fonds a amélioré les perspectives d’emploi de femmes comme Iman Sanhan, aujourd’hui agente financière par intérim au sein d’un organisme international. Pour elle, par contre, l’instruction est plus qu’une affaire de débouchés : elle enrichit de maintes façons, donne accès au savoir et rend plus forte.


L’obtention d’une bourse a complètement changé la vie de ces femmes remarquables et de leur famille. Pourtant, le fonds est une initiative qui ne coûte pas très cher. Et lorsque, par exemple, les diplômées exercent leur métier d’enseignante, de dentiste ou de pharmacienne, certaines d’entre elles dans les camps mêmes, c’est la collectivité dans son ensemble qui s’en trouve renforcée. Cette initiative modeste a eu des répercussions considérables.
—Roula El-Rifai, spécialiste de programme principale au CRDI