De l’eau potable dans les foyers grâce à un dispositif révolutionnaire

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Simple et pourtant très efficace, le filtre biosable fournit de l’eau potable dans plus de 300 000 foyers de par le monde. Le soutien accordé par le CRDI dès la première heure a aidé à lancer ce dispositif, qui a amélioré les conditions de vie d’innombrables personnes en écartant la menace constante de maladie gastro-intestinale qui pesait sur elles.
 
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Eau potable et meilleure santé grâce au filtre biosable
Diaporama avec son

DESEA Perú
Organisme au service des collectivités andines qui soutient le traitement des eaux, les soins de santé et le développement économique

mantzwaterinfo.ca
Site Web du filtre biosable faisant la promotion de la cogestion de l’eau

Centre for Affordable Water and Sanitation Technology

Écosystèmes et santé humaine
Par le truchement des projets de recherche qu’il finance, le programme Écosystèmes et santé humaine (ÉCOSANTÉ) du CRDI contribue à améliorer la santé des populations, à assurer la pérennité des écosystèmes et à favoriser un développement plus sain et plus viable sur le plan écologique

Au Cambodge, par exemple, où 100 000 filtres ont été installés, une étude épidémiologique menée en 2010 montre une diminution de 47 % des maladies diarrhéiques chez les ménages qui disposent d’un filtre. Cela signifie à coup sûr une baisse marquée de la mortalité infantile et une hausse de la productivité, et cela veut dire aussi que des familles pauvres n’ont pas à se procurer des médicaments coûteux, explique David Manz, le professeur de génie civil de l’Université de Calgary qui a inventé le dispositif.

M. Manz a mis le filtre au point après avoir observé les effets de l’eau contaminée en Afrique du Sud et aux Philippines, à la fin des années 1980. Son invention a suscité beaucoup d’intérêt après qu’une étude rigoureuse financée par le CRDI, soumise à un examen par des pairs, eut montré que le système est très efficace pour ce qui est de tuer les parasites de même que d’éliminer les toxines organiques et inorganiques. On a constaté, par exemple, que le dispositif élimine les kystes de Giardia intestinalis à 100 %, et le parasite Cryptosporidium à 99,98 %, ce qui a donné l’impulsion nécessaire à la fabrication du filtre à grande échelle.

Le CRDI a lui-même fait installer des filtres biosable à Cuba et au Chili, où plusieurs aspects de la conception ont été améliorés. En gardant la technologie dans le domaine public, on a permis à des organisations non gouvernementales de fournir des filtres à des collectivités réparties partout sur la planète.

M. Manz raconte qu’il reçoit de temps à autre un courriel dans lequel quelqu’un lui annonce qu’on a installé 20 000 filtres dans un endroit dont il n’a jamais entendu parler. Il estime qu’environ 60 000 nouveaux filtres biosable sont mis en service chaque année.
 


En Haïti, lorsque les filtres sont arrivés à l’Hôpital Albert Schweitzer, la nouvelle s’est répandue aux alentours, et les femmes enceintes voulaient en obtenir un avant la naissance de leur bébé.

David Manz, inventeur du filtre biosable