Dangers du tabac et des narguilés pour la santé

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Qu’on se le dise : la pipe à eau (ou narguilé, chicha) est aussi dangereuse, sinon plus, que la cigarette. C’est ce qu’a affirmé l’Organisation mondiale de la santé dans un avertissement (en anglais) qu’elle a publié en 2005 et qui a fait les manchettes partout dans le monde. On y affirme que l’usage de la pipe à eau présente bon nombre des mêmes risques pour la santé que la cigarette et peut-être même d’autres risques qui lui sont propres.
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L'action du CRDI — La lutte antitabac
La Journée mondiale sans tabac est célébrée le 31 mai. Le CRDI finance des travaux de recherche ayant pour but de trouver des façons de réduire au minimum les dangers pour la santé et les problèmes d’ordre économique et environnemental associés à la production et à la consommation de tabac dans les pays en développement, où résident 70 % des fumeurs de la planète.

Du flux et du reflux de l'usage du tabac
Le CRDI, grâce à des fonds de Santé Canada, appuie une étude économique qui aide le gouvernement de la Jamaïque à réfuter les arguments de l’industrie du tabac à l’encontre de l’augmentation des taxes sur les cigarettes prévue pour donner un nouveau souffle à la stratégie de lutte contre le tabagisme dans ce pays.

Cet avertissement était en grande partie le résultat de travaux d’avant-garde réalisés par des chercheurs de l’Université américaine de Beyrouth (AUB) appuyés par le CRDI. À l’aide d’une machine à fumer mécanique, ils ont démontré qu’une seule utilisation de la pipe à eau était aussi dangereuse que la consommation de 20 à 30 cigarettes. Résumant les travaux d’Alan Shihadeh, Rima Afifi, chercheure à l’AUB, rappelle que la fumée des pipes à eau a une forte teneur en goudron et contient en outre de la nicotine et des métaux lourds.

 
Rima Afifi précise que le fait d’avoir réuni des données probantes sur les dangers du narguilé a ouvert la voie à une remise en question du contexte favorable au tabac qui règne au Liban. L’équipe de l’AUB poursuit ses travaux, lesquels seront maintenant axés sur la législation, les campagnes en milieu scolaire et les espaces sans fumée.
 
Ce n’est là qu’un volet de l’action du CRDI en matière de lutte antitabac à l’échelle planétaire. Entre autres choses, le CRDI aide également les pays à élaborer des lois et les agriculteurs, à opter pour d’autres cultures. Le tabac cause cinq millions de décès par année, et 70 % des fumeurs vivent dans des pays en développement.
La professeure Rima Afifi explique en quoi le tabagisme, au-delà d’un choix personnel, représente un défi de société.

Prenez deux enfants de 10 ans. L’un vit au Liban, l’autre, au Canada. Les deux vous diront qu’ils ne fumeront jamais de leur vie. Ils trouvent que c’est une habitude déplorable et ils savent qu’elle tue. Les deux ont la même attitude. Lequel est le plus susceptible de fumer à l’âge de 14 ou 15 ans ? Le jeune Libanais sans aucun doute, parce qu’il vit dans un contexte favorable au tabagisme. Le paquet de cigarettes coûte moins de un dollar. Tout le monde fume autour de lui : les médecins, les enseignants, ses parents. Il n’y a aucune politique antitabac. Partout, il y a de la publicité prétendant que les fumeurs sont des personnes extraordinaires, qui plaisent aux femmes et conduisent de belles voitures. À moins que le contexte ne change, les gens ne sont guère appuyés dans leur décision de ne pas fumer ou de cesser de fumer.

 

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