Constituer une assise solide pour l’innovation

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Division des communications, CRDI

 

  • Des chercheurs ont déterminé les endroits qui, en Asie du Sud-Est, sont les plus vulnérables aux changements climatiques. L’élaboration d’une carte illustrant leurs résultats a fait l’objet d’une abondante couverture médiatique.
  • Dans le cadre d’une étude portant sur 12 pays, des chercheurs ont étudié les raisons pour lesquelles, dans les pays en développement, certains enfants ne sont pas vaccinés. Les résultats de cette étude ont été publiés dans un supplément de la revue spécialisée International Health and Human Rights.
Ce ne sont là que deux exemples de travaux de recherche financés par le CRDI ayant concouru à produire de nouvelles connaissances et à éveiller l’intérêt à l’échelle internationale au cours de la dernière année.
 
L’enrichissement des connaissances et leur utilisation en vue d’améliorer les conditions de vie dans les pays en développement ont toujours été au coeur des activités du CRDI. Le développement par l’innovation, le cadre stratégique du CRDI visant la période allant de 2010 à 2015, en fait un objectif bien défini.
 
Dans ses activités à venir, le CRDI contribuera à produire de nouvelles connaissances dans les domaines suivants :
  • Agriculture et environnement
  • Santé et systèmes de santé
  • Politique sociale et économique
  • Science, technologie et innovation
Des démarches de recherche novatrices
 
De plus en plus, le CRDI favorise la constitution de nouveaux champs de connaissances. À cette fin, il réunit les chercheurs, les collectivités et les décideurs afin qu’ils examinent les problèmes sous une multiplicité d’angles.
 
À titre d’exemple, le CRDI a joué un rôle déterminant dans l’essor de la démarche axée sur les écosystèmes et la santé humaine, l’écosanté. Ces 15 dernières années, il a investi près de 80 millions CAD dans l’étude des liens existant entre la salubrité des écosystèmes et la santé humaine. Bon nombre des 150 projets financés jusqu’à maintenant en écosanté ont donné des résultats décisifs.
 
Le CRDI a contribué à l’avancement d’autres domaines, entre autres, les technologies de l’information et de la communication au service du développement et la consolidation de la paix.
 
LA MISE EN PRATIQUE DES NOUVELLES CONNAISSANCES
 
Amélioration de la santé

Une étude effectuée au Mexique est l’une des premières à prouver concrètement les risques que l’exposition au manganèse fait peser sur la santé des enfants.

L’exploitation de l’un des plus grands gisements de manganèse du monde dans un district pauvre du Mexique a permis de créer des emplois et de doter le district de routes et de services. Mais la poussière et les vapeurs dégagées par l’extraction minière ont entraîné des troubles de santé.
 
En effet, les habitants du district de Molango vivant à proximité de la mine ont commencé à éprouver des symptômes respiratoires, et les enfants ont connu des difficultés d’apprentissage.
 
En 2003, des chercheurs de l’Instituto Nacional de Salud Pública du Mexique ont analysé le sang, les cheveux et les capacités motrices des adultes vivant près de la mine. Ils ont constaté une forte corrélation entre les résultats inquiétants des tests neurologiques et les concentrations de manganèse dans l’air.
 
En 2007, les chercheurs ont fait subir des tests semblables aux enfants d’âge scolaire. Leurs cheveux contenaient en moyenne 12 microgrammes de manganèse, une quantité que les chercheurs ont associée aux baisses importantes de leur quotient intellectuel.
 
 
Les chercheurs ont suivi la trajectoire de ce métal depuis les sites d’extraction jusque dans les maisons. Ils ont constaté que l’air, davantage que l’eau ou les aliments, était le principal vecteur de l’exposition au manganèse. Les émissions provenant des cheminées de la mine en étaient une source évidente. Les camions qui circulaient sur les routes revêtues de résidus miniers contribuaient aussi à la dispersion de particules de manganèse dans l’air.
 
Les résultats de cette recherche ont suscité des changements : les dirigeants de la mine ont amélioré les processus de production, ils n’utilisent plus de résidus miniers comme revêtement routier, et la qualité de l’air sera bientôt assujettie à des normes nationales plus strictes.
 
LA MISE EN PRATIQUE DES NOUVELLES CONNAISSANCES
 
Plus grande impartialité des régimes fiscaux 
Une étude menée dans huit pays a permis de constater que les régimes d’imposition des particuliers renferment souvent des partis pris implicites défavorables à l’égard des femmes.
Les régimes fiscaux offrent un moyen de favoriser l’égalité sociale et économique. Curieusement pourtant, les répercussions de ces régimes sur les femmes demeurent peu connues. Les régimes d’imposition des particuliers et les taxes à la consommation sont-ils, dans de nombreux cas, discriminatoires à l’endroit des femmes — ou s’agit-il de conséquences non voulues ?
 
Un groupe de spécialistes composé d’économistes, d’analystes fiscaux et d’avocats s’est penché sur les aspects sexospécifiques des régimes fiscaux en Argentine, au Ghana, en Inde, au Mexique, au Maroc, en Afrique du Sud, en Ouganda et au Royaume-Uni. Il s’agissait de la toute première étude, menée sur trois ans, visant à examiner cette question de manière systématique dans des pays ayant atteint des stades de développement différents.
 
Les chercheurs ont relevé des partis pris explicites dans certains pays. Selon le code de l’impôt du Maroc, par exemple, les femmes sont automatiquement à la charge de leur mari. Mais pour avoir droit aux mêmes déductions que les hommes, les femmes soutiens de famille doivent prouver que leur mari est à leur charge.
 
Plus souvent, les régimes d’impôt des particuliers renferment des partis pris implicites : ils ont notamment des répercussions différentes selon le sexe, en raison des conditions socioéconomiques. Les déductions reliées au travail, par exemple, profitent aux employés du secteur structuré, des hommes en majorité.
 
Un nouvel ouvrage, Taxation and Gender Equity, publié par le CRDI et Routledge en 2010, fait état en détail des constatations des chercheurs.