Consolidation du leadership en recherche en écosanté en Amérique latine et dans les Caraïbes

September 02, 2014

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Des chercheurs et des fonctionnaires du ministère de la Santé établis à Armenia

Des chercheurs et des fonctionnaires du ministère de la Santé établis à Armenia, en Colombie, identifient les principales zones de reproduction du moustique vecteur de la dengue

Les maladies à transmission vectorielle représentent un important problème de santé publique en Amérique latine et dans les Caraïbes : elles sont responsables d’un million d’années potentielles de vie perdues pour cause d’invalidité ou de décès prématuré. Faisant fond sur plus d’une décennie de financement de la recherche en écosanté, le CRDI collabore avec des organismes et des réseaux de recherche de la région à l’amélioration de l’efficacité des mesures et des politiques de lutte contre les vecteurs.

Le projet Consolidation d’un leadership concernant les démarches écosanté appliquées aux maladies à transmission vectorielle est géré par quatre pôles régionaux situés en Colombie, au Venezuela, en Amérique centrale et au Yucatán (au Mexique). Il s’agit de centres régionaux de recherche et de renforcement des capacités, qui soutiennent la diffusion des résultats des recherches en écosanté, le passage à grande échelle des interventions en écosanté et la réalisation d’études sur leur rentabilité. 

Formation d’une nouvelle génération de praticiens en écosanté

Depuis le lancement du projet en 2011, plus de 300 professionnels et dirigeants communautaires ont reçu une formation en écosanté et un volet écosanté a été intégré à plusieurs programmes d’études universitaires :

  • des accords de formation en écosanté ont été signés avec 14 universités colombiennes ainsi qu’avec le centre national de formation des travailleurs;
  • vingt-cinq universités colombiennes s’emploient à intégrer la démarche écosanté aux cours de deuxième et troisième cycles en soins infirmiers, médecine, sciences de l’environnement, épidémiologie et santé publique;
  • l’Université centrale du Venezuela, l’Université de San Carlos, au Guatemala, et l’Université d’El Salvador ont intégré la démarche écosanté à plusieurs cours de deuxième cycle;
  • l’Institut national de la santé publique du Mexique a intégré la démarche écosanté à ses programmes de maîtrise et de doctorat en santé publique;
  • l’Université de Carabobo, au Venezuela, met actuellement au point un cours d’études supérieures en écosanté.

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Intégration de la démarche écosanté à la recherche en santé et aux politiques de santé nationales

Au Venezuela, l’organisme national de financement de la recherche scientifique a financé neuf équipes de recherche chargées d’étudier la malaria, la dengue, la maladie de Chagas, la fièvre jaune, l’onchocercose et la leishmaniose selon une démarche écosanté. Douze programmes de lutte contre les vecteurs pathogènes gérés par les ministères de la Santé du Brésil, de la Colombie, d’El Salvador du Honduras, du Mexique et du Pérou ont adoptés la démarche écosanté. En Colombie, la démarche écosanté est un élément clé du programme national de prévention des maladies. 

Sensibilisation de la population aux réalisations en matière d’écosanté

Les quatre pôles latino-américains poursuivent leurs recherches sur des interventions nouvelles et efficaces fondées sur la démarche écosanté, et continuent d’étendre leur réseau de membres et de partenaires. L’équipe du projet s’applique à sensibiliser la population à ses travaux au moyen de bulletins, du resserrement des liens avec les fonctionnaires chargés des relations avec les médias et d’une présence accrue sur le Web. 

En savoir plus

Photo de droite : Ecosalud ETV Colombia
Des chercheurs et des responsables de la lutte contre les vecteurs collaborant à la recherche de vecteurs de la maladie de Chagas avec des collectivités autochtones à Cubará, en Colombie, à l’oeuvre dans une maison rurale.