Cinquième assemblée publique annuelle du CRDI : La quête de solutions concrètes à des problèmes complexes

December 06, 2013

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Cinquième assemblée publique annuelle du CRDI

CRDI | G. TECKLES

De gauche à droite : le président du Conseil des gouverneurs du CRDI par intérim, L.Denis Desautels, le président du CRDI, Jean Lebel, le directeur régional Federico Burone et le conseiller juridique et secrétaire du Centre, Trent Hoole.

Le CRDI soutient la recherche axée sur l’obtention de résultats, qui a des répercussions concrètes sur le terrain et améliore les politiques publiques et les conditions de vie des gens, a affirmé le président du Conseil des gouverneurs du CRDI par intérim, L. Denis Desautels à l’occasion de l’assemblée publique annuelle de 2013 du CRDI, le 20 novembre dernier à Ottawa.

apm-2013-denis-desautels-chair.jpgLes membres du personnel du CRDI et les chercheurs avec lesquels ils travaillent ont un objectif en commun : trouver des solutions peu coûteuses et pratiques aux problèmes complexes des pays en développement, a-t-il poursuivi.

M. Desautels a donné un aperçu du travail du Centre depuis un an, soulignant son apport à l’aide étrangère du Canada dans des domaines tels que la sécurité alimentaire et la santé de la mère et de l’enfant.

Au cours de la dernière année, le CRDI a lancé ou poursuivi quelque 860 activités de recherche. Dans le cadre de ces projets et programmes, le CRDI s’efforce d’être aussi réaliste et aussi pratique qu’il est possible de l’être en recherche et ne subventionne pas des travaux de recherche dont les résultats vont amasser de la poussière sur une tablette.

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Dans son allocution, le président du CRDI, Jean Lebel, a décrit son arrivée au CRDI il y a une vingtaine d’années, alors qu’il avait reçu une subvention de 15 000 $ pour étudier l’empoisonnement par le mercure dans des villages de pêcheurs le long de l’Amazone, au Brésil. Bon nombre des chercheurs avec lesquels il a collaboré alors, a-t-il dit, ont ensuite poursuivi des études, puis ils sont revenus dans leur milieu et ont continué d’œuvrer à résoudre les problèmes auxquels leurs collectivités font face.

apm-2013-jean-lebel-idrc-president.jpgM. Lebel a attiré l’attention sur certains projets clés que le CRDI a subventionnés au cours de l’année qui vient de s’écouler, dont un projet portant sur la mise au point d’un vaccin résistant à la chaleur pour protéger les animaux d’élevage, dans le but d’accroître la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne, un projet ayant pour but de remédier à la violence dans les centres urbains en Amérique latine et un autre encore visant à faire en sorte que le harcèlement sexuel ne soit plus socialement acceptable en Égypte et au Moyen-Orient en ayant recours à une carte appelée HarassMap, établie au moyen de l’impartition à grande échelle qui fait appel aux internautes.

De tels projets représentent bien deux valeurs essentielles du CRDI : favoriser l’autonomisation et se concentrer sur la résolution des problèmes locaux.

M. Lebel a également parlé de la valeur inestimable de l’investissement fait dans le CRDI. Avec le financement que lui accorde le gouvernement du Canada, le CRDI est en mesure d’aller chercher d’autres fonds auprès d’organismes d’aide de gouvernements d’autres pays, dont le Royaume-Uni, ainsi qu’auprès de grandes organisations non gouvernementales ou privées, comme la Fondation Bill et Melinda Gates et la Fondation William et Flora Hewlett.

Le CRDI est un chef de file de la recherche au service du développement à l’échelle mondiale. Avec une toute petite partie du budget d’aide du Canada, il mobilise des millions de dollars auprès d’autres bailleurs de fonds du G8 et de fondations privées. Chaque dollar des fonds du CRDI a permis d’obtenir 3 $ de ces sources afin de multiplier l’impact de l’investissement du Canada, a fait valoir M. Lebel.

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Le directeur régional, Amérique latine et Caraïbes, Federico Burone,

a pour sa part abordé les effets directs de l’action du CRDI dans cette région.

apm-2013-federico-burone-regional-director-lacro.jpgM. Burone a parlé de la valeur que revêtent les petites et moyennes entreprises (PME) pour l’économie des pays de la région : 85 % des entreprises sont des PME, et elles procurent les deux tiers des emplois. Malheureusement, elles ne réalisent pas leur plein potentiel et, en particulier, elles ne répondent pas aux attentes des femmes de milieu rural. Le CRDI, a-t-il affirmé, aide les PME à se réaliser pleinement. Il en découle de meilleurs débouchés pour les personnes et les secteurs négligés au sein de la population, dont les produits, les idées et les services peuvent ensuite être offerts sur le marché.

M. Burone a mis l’accent sur les programmes de protection sociale que l’on met en place pour aider les personnes pauvres et vulnérables. Cependant, a-t-il précisé, parce que les bénéficiaires ne comprennent pas le fonctionnement du système financier, ils ont de la difficulté à économiser et à envisager de faire des investissements productifs ou de lancer une entreprise.

Pour remédier à ce problème, le CRDI, de concert avec la Banque interaméricaine de développement, la Fondation Ford et les ministères du Développement social du Chili, du Pérou et de la Colombie, met en oeuvre des programmes visant à améliorer les possibilités d’investissement des femmes de milieu rural. D’autres pays, a ajouté M. Burone, se sont dits intéressés à y prendre part.

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Vidéo intégrale de l’assemblée publique de 2013