Chandni Singh : Accroître la sensibilisation aux risques associés au climat et à l’adaptation en Asie du Sud

Image
 Chandni Singh

CHANDNI SINGH

Marissa Van Epp
JEUNES CHERCHEURS DE L’IRCAAA

Chandni Singh est une chercheuse postdoctorale qui collabore avec un consortium sur l’adaptation à différentes échelles dans les régions semi-arides (ASSAR). L’ASSAR est l’un des quatre consortiums que l’Initiative de recherche concertée sur l’adaptation en Afrique et en Asie (IRCAAA) appuie de sorte qu’il mène des recherches recherche et interagisse avec la sphère des politiques dans les zones cruciales au regard des changements climatiques.

Chandni Singh a pris connaissance de l’adaptation et des politiques en matière de changements climatiques pendant ses études de maîtrise en gestion des ressources naturelles à The Energy and Resources Institute (l’institut de l’énergie et des ressources) de Delhi, en Inde. À la suite de l’obtention de son diplôme, Mme Singh a passé deux ans au sein d’une organisation non gouvernementale (ONG), dans la région de l’Himalaya, à collaborer avec des communautés sur l’adaptation aux changements climatiques, les ressources naturelles et la gestion des bassins hydrographiques. Elle affirme que cette expérience lui a permis d’en apprendre beaucoup sur la mise en oeuvre de projets à financement international; cependant, elle en est venue à s’interroger sur l’efficacité des fonds affectés à l’adaptation communautaire. Mme Singh a ensuite étudié à l’université de Reading, au Royaume-Uni, où son expérience sur le terrain et ses questions ont servi de fondement à sa thèse de doctorat. 

Apporter une expérience supplémentaire à l’équipe

Les travaux de Mme Singh sur les différentes perceptions relatives aux changements climatiques et à leur incidence sur la prise de décisions, un sujet que le consortium sur l’ASSAR examine actuellement, ont mené Mme Singh à l’IRCAAA. En octobre, elle s’est jointe à l’Indian Institute for Human Settlements (IIHS), l’un des cinq partenaires du consortium sur l’ASSAR. Grâce à ses expériences antérieures, Mme Singh aide l’IIHS, qui se spécialise dans l’étude des paysages urbains, à collaborer plus efficacement avec ses partenaires axés sur le milieu rural. Peu après son arrivée à l’IIHS, Mme Singh a participé à une conférence à l’échelle du consortium, en Inde, où elle a eu l’occasion de rencontrer les divers partenaires du consortium.

Le mentorat au moyen de la collaboration

Conducting field workMme Singh aime travailler au sein d’un consortium pour plusieurs raisons. « J’ai pu échanger avec divers chercheurs réputés dans le domaine », souligne-t-elle. Mis à part l’occasion de collaborer avec un éventail de personnes et d’institutions dont les domaines de connaissances sont complémentaires, le contexte de soutien du consortium constitue un autre avantage. L’échange de renseignements et la formation offerte par diverses institutions membres donnent au consortium « une atmosphère de mentorat ». L’exposition à de nouveaux outils et à de nouvelles approches constitue un autre avantage. Mme Singh est impatiente de participer au processus de planification de scénarios transformateurs que l’ASSAR élabore actuellement. « Cet outil offre un fort potentiel; il réunit les divers intervenants et leur permet d’aller de l’avant », mentionne-t-elle.

Possibilités d’influence politique

Mme Singh anticipe déjà l’étape suivante et établit des liens avec les intervenants. « Je suis impatiente d’établir des liens avec les intervenants au cours de l’étape suivante », précise-t-elle. Selon elle, ces relations sont essentielles pour accroître la sensibilisation à l’adaptation en matière de changements climatiques, en particulier au sein des décideurs. L’attention que le nouveau premier ministre de l’Inde accorde à l’urbanisation et aux « villes intelligentes » offre une occasion unique d’influencer les politiques, et Mme Singh espère que l’ASSAR saura en profiter. « À l’heure actuelle, les représentants du gouvernement à l’échelle nationale ne sont pas très renseignés sur les recherches en matière de changements climatiques, explique-t-elle. Je souhaite changer cette réalité et accroître la sensibilisation. »

Working with rural communitiesPour en savoir plus

Cet article fait partie de la série Jeunes chercheurs de l'IRCAAA.

Marissa Van Epp est une auteure établie dans la ville de New York.

L’IRCAAA est un projet conjoint du Department for International Developmentdu Royaume-Uni et du CRDI. Ce programme devrait mener ses activités jusqu’en 2019.

Photo 1 : Son expérience sur le terrain et les questions qui en découlent motivent Mme Singh à poursuivre son apprentissage au sein de l’ASSAR.

Photo 2 : Mme Singh utilise son expérience de travail dans les communautés rurales pour collaborer avec l’ASSAR.