Assurer la gérance et la reddition de comptes

Division des communications, CRDI
Les fondements du CRDI
 
Mission
 
Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) a pour mission de lancer, d’encourager, d’appuyer et de mener des recherches sur les problèmes des régions du monde en voie de déve - loppement et sur la mise en oeuvre des connaissances scientifiques, techniques et autres en vue du progrès économique et social de ces régions. Le Centre est assujetti à la Loi sur le CRDI (1970). Dans l’exécution de sa mission, le CRDI incite et aide les chercheurs des pays en développement à effectuer des recherches dans leurs propres établissements et régions.
 
Valeurs
 
L’action du CRDI repose sur la conviction que le savoir et l’innovation peuvent entraîner des changements salutaires dans la situation, sur le plan social, économique, environnemental et politique, des populations pauvres, marginalisées ou autrement exclues dans les pays en développement. Le CRDI a à coeur le développement durable et équitable, la réduction de la pauvreté, ainsi que la protection, la promotion et la concrétisation des droits de la personne et de la primauté du droit dans l’ensemble de ces pays.
 
Le modèle de fonctionnement
 
Le CRDI se distingue par son modèle de fonctionnement reposant sur des subventions à valeur ajoutée, qui lui confère trois rôles distincts dans l’exécution de sa mission (l’importance relative de chacun de ces rôles est fonction des exigences et des objectifs propres au programme ou à l’activité de recherche) :
  1. soutenir financièrement des chercheurs de pays en développement pour l’exécution de recherches appliquées sur des problèmes qu’ils jugent cruciaux pour leurs populations — la plupart des projets subventionnés découlent d’échanges directs entre le CRDI et des établissements de pays en développement;
  2. accompagner les chercheurs tout au long de la démarche de recherche, parfois à titre de mentor, mais de plus en plus dans le cadre d’une relation d’égal à égal entre pairs;
  3. servir d’intermédiaire pour favoriser le réseautage entre les bénéficiaires de son aide : le CRDI facilite l’accès aux documents de recherche et à d’autres services, ainsi qu’à d’autres chercheurs et aux responsables des politiques, pour accroître l’impact des travaux qu’il appuie et rapprocher la recherche des politiques.
Le rôle du CRDI sur le plan des politiques publiques au Canada
 
Sur le plan des politiques publiques, le CRDI joue son rôle surtout en finançant la recherche et en aidant des chercheurs, des établissements et des responsables de politiques à acquérir des compétences et à parfaire leurs connaissances.
Le CRDI fait partie du milieu de la politique étrangère du Canada, et ses travaux éclairent les politiques et contribuent à asseoir la réputation de générosité et d’innovation du Canada, comme en font foi les quelques exemples qui suivent.
  • Le Centre soutient un réseau regroupant des établis - sements de plusieurs pays d’Amérique latine et du Canada qui oeuvre à l’appui de la transition d’Haïti à une démocratie stable. Dans la foulée du séisme qui a frappé Haïti en janvier 2010, le Centre procède à une réévaluation des projets dans le but d’accorder la priorité aux activités qui contribuent à la recons - truction après la catastrophe.
  • En Afghanistan, le CRDI continue d’appuyer les efforts visant à consolider les capacités en matière de recherche et d’éducation à l’Université de Kaboul. Il collabore avec l’université dans un vaste éventail de domaines, de la gestion de l’agriculture et des parcours à la santé, en passant par les droits de la personne et les géosciences. Le CRDI collabore aussi avec des journalistes et des responsables des politiques afghans pour leur permettre de mieux comprendre les droits de la personne et le droit humanitaire international.
  • En Asie du Sud-Est, le CRDI est membre d’un nouveau réseau de missions canadiennes qui cherche à redynamiser les relations du Canada avec l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, qui regroupe dix pays.
  • Le président du CRDI, David M. Malone, a témoigné devant le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international, réuni pour étudier l’émergence de la Chine, de l’Inde et de la Russie dans l’économie mondiale.
  • En octobre 2009, Colleen Duggan, spécialiste de programmes principale, a témoigné devant le Comité sénatorial permanent des droits de la personne pour décrire comment le soutien accordé par le Canada à la recherche peut favoriser la compréhension des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies ayant trait aux femmes, à la paix et à la sécurité.
Le Cadre stratégique 2010–2015 du CRDI affirme que les choix à faire en ce qui concerne la programmation seront en adéquation avec les priorités du Canada en matière de développement international, d’innovation et de science et technologie.
 
La reddition de comptes
 
Le CRDI doit rendre compte au Parlement et à la population du Canada de son utilisation des ressources publiques. Voici quelques-unes des mesures qu’a adoptées le Centre et qui l’aident à respecter et parfois même à surpasser les normes de reddition de comptes et de transparence en matière de gouvernance organisationnelle fixées par le Conseil du Trésor.
  • Le CRDI possède un système rigoureux de vérification qui prévoit la vérification, chaque année, de ses états financiers par le Bureau du vérificateur général (BVG) du Canada.
  • Le CRDI est assujetti à la Loi sur l’accès à l’information et à la Loi sur la protection des renseignements personnels. En 2009–2010, il a reçu quatre demandes de renseignements en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Il n’a reçu aucune demande de renseignements en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels.
  • Le Centre publie les frais de déplacement et les dépenses d’accueil de ses hauts dirigeants sur son site Web, conformément à la politique du gouvernement du Canada sur la divulgation de ces coûts.
  • Le CRDI a tenu en octobre 2009 sa première assemblée publique annuelle, qu’a présidée la présidente du Conseil des gouverneurs, Barbara McDougall. Une centaine de personnes étaient présentes sur place, et d’autres y ont participé par le truchement d’Internet.
  • Conformément aux prescriptions législatives, le CRDI a présenté des rapports sur l’application de la Loi sur le multiculturalisme canadien, de la Loi sur l’équité en matière d’emploi et de la Loi sur les langues officielles.
  • L’agent supérieur du CRDI aux fins de la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles a remis son rapport annuel sur l’application de cette loi au Centre.
  • Le CRDI a collaboré au premier rapport produit par le gouvernement en vertu de la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle.
La capacité de produire des résultats
 
Effectif
 
La réussite du CRDI repose sur ses employés. Le Centre possède un effectif international multilingue dont les membres sont des plus qualifiés dans leurs sphères de compétence respectives. Bon nombre possèdent une connaissance approfondie de certaines régions, ce qui leur permet de faire participer les bénéficiaires de subventions à la détermination des problèmes à examiner, à l’amélioration de la conception des travaux et au choix et à l’application des méthodes de recherche.
 
Importance de concilier continuité et changement
 
L’appui à la recherche est une entreprise de longue haleine. Le CRDI est persévérant : il dispose des capacités nécessaires pour appuyer un projet ou un programme durant son cycle complet, de la conception jusqu’à la diffusion de ses résultats. Par ailleurs, il recherche un équilibre entre les activités de soutien à la recherche en cours — parfois depuis longtemps — et de nouveaux projets ou programmes. La proportion d’activités de recherche en cours par rapport aux nouvelles activités est de deux pour une environ.
 
Bureaux régionaux
 
Les six bureaux régionaux du CRDI
  • confèrent une perspective locale à la programmation du Centre,
  • cultivent les partenariats,
  • offrent un premier point de contact aux chercheurs des pays en développement,
  • favorisent la diffusion des résultats de recherche.
Ils permettent de suivre de près les risques associés aux travaux du Centre et de donner suite, en temps opportun et de façon cohérente, à des possibilités qui se présentent. Le CRDI a six bureaux régionaux, établis
  • à Nairobi, au Kenya;
  • à Dakar, au Sénégal;
  • au Caire, en Égypte;
  • à New Delhi, en Inde;
  • à Singapour;
  • à Montevideo, en Uruguay.
Ces bureaux constituent un précieux atout stratégique et jouent un rôle essentiel dans la gestion efficace des programmes du Centre.
 
Les partenariats
 
Le CRDI collabore avec une grande variété d’entités — organismes gouvernementaux, conseils subventionnaires, secteur privé, fondations philanthropiques et autres. Il le fait pour apprendre de leurs expériences, pour élargir la portée des idées qu’il appuie et pour faire passer à grande échelle les innovations. Il est beaucoup plus qu’un simple organisme d’exécution. La collaboration va d’un échange informel d’information à l’organisation conjointe de conférences, en passant par le financement parallèle de projets et par la conclusion d’accords de partenariat en bonne et due forme. Le CRDI s’associe avec d’autres pour mettre en commun des ressources techniques, scientifiques ou financières afin d’approfondir des sujets de recherche d’intérêt commun.
 
Partenariats avec des bailleurs de fonds
 
Pour mettre davantage de ressources à la disposition des chercheurs des pays en développement, la Division des partenariats avec les bailleurs de fonds du CRDI collabore avec des bailleurs de fonds et des fondations du monde entier. Les plus importants partenaires sont l’Agence canadienne de développement international (ACDI), le Department for International Development (DFID) du Royaume-Uni, la Fondation Bill et Melinda Gates et la Fondation William et Flora Hewlett. Entre autres partenariats importants avec des bailleurs de fonds, il y a lieu de mentionner l’Initiative Think tank, avec la Fondation Gates et la Fondation Hewlett; le Fonds canadien de recherche sur la sécurité alimentaire internationale, avec l’ACDI; le programme Adaptation aux changements climatiques en Afrique, avec le DFID; l’Initiative de recherche en santé mondiale, un partenariat créé pour le financement de la recherche qui réunit cinq organismes et ministères du gouvernement fédéral (les Instituts de recherche en santé du Canada, l’Agence canadienne de développement international, Santé Canada, le CRDI et l’Agence de la santé publique du Canada).
Il y a eu augmentation considérable, au cours des cinq dernières années, de la valeur des partenariats. Au 31 mars 2010, le CRDI collaborait avec 20 partenaires dans le cadre de 50 accords de partenariat pluriannuels d’une valeur de 322,1 millions de dollars, alors qu’au 31 mars 2009, le Centre comptait 23 partenaires en vertu de 58 accords dont la valeur atteignait 294,6 millions de dollars.
 
Le Centre a signé, en 2009–2010, 11 nouveaux accords de partenariat pluriannuels, d’une valeur totale de 64,6 millions de dollars. Deux des accords les plus importants signés en 2009–2010 l’ont été avec l’ACDI, le premier pour le Fonds canadien de recherche sur la sécurité alimentaire internationale (50 millions de dollars) et le second pour l’octroi de subventions de renforcement des capacités en vue d’essais cliniques en matière de prévention du VIH/sida (10 millions de dollars).
 
D’autres accords dignes de mention ont trait au Réseau d’accès au savoir visant à favoriser l’interconnectivité en milieu rural au Moyen-Orient et en Afrique du Nord – KariaNet II (1,6 million de dollars), avec un organisme d’aide multilatérale, le Fonds international de développement agricole, et à l’Initiative de recherche en écosanté sur les maladies infectieuses émergentes (1,5 million de dollars), avec un nouveau bailleur de fonds partenaire, l’Australian Agency for International Development.
 
Outre les contributions directes qu’il reçoit de bailleurs de fonds, le CRDI collabore avec trois conseils subventionnaires de la recherche du Canada (les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et le Conseil de recherches en sciences humaines) dans le cadre de l’Initiative de recherche internationale sur l’adaptation aux changements climatiques. Il est prévu que sur cinq ans, à compter de 2010, les trois conseils contribueront à l’initiative des fonds correspondants à ceux qu’y investira le CRDI et transféreront 6,75 millions de dollars au Centre.
 
La collaboration avec des organismes publics du Canada
 
Au cours de l’exercice écoulé, d’autres collaborations notables se sont ajoutées aux partenariats avec les ministères et organismes du gouvernement du Canada déjà mentionnés, dont voici deux exemples.
  • Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international a invité le CRDI à organiser avec lui une conférence visant à enrichir le dialogue sur l’Afrique au Canada. Plus de 350 participants provenant des différents ordres de gouvernement, du secteur privé, des ONG, des universités et du milieu diplomatique y ont assisté; 20 missions diplomatiques africaines étaient représentées. Certains anciens bénéficiaires de subventions du CRDI figuraient parmi les 48 conférenciers.
  • Le président du CRDI, David M. Malone, siège au conseil de Grands Défis Canada, le mécanisme de prestation du Fonds d’innovation pour le développement (FID), un fonds quinquennal d’une valeur de 225 millions de dollars. Le CRDI dirige le consortium formé à cette fin, qui comprend, outre Grands Défis Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada.
La mobilisation des Canadiens
 
Par l’entremise des Partenariats canadiens, le CRDI noue et entretient des relations à long terme avec d’importants établissements du monde universitaire, du milieu de la recherche et de la société civile du Canada qui oeuvrent au développement international. En 2009–2010, le Centre a appuyé le milieu des ONG par l’entremise de l’aide accordée au travail en matière de politiques du Conseil canadien pour la coopération internationale. En collaboration avec l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), le Centre a organisé un symposium de haut niveau sur les stratégies d’internationalisation des universités canadiennes. Grâce à des fonds que le CRDI lui a octroyés, l’AUCC a lancé à titre pilote un programme de petites subventions visant la coopération en recherche entre des chercheurs et des établissements d’Afrique et des universités du Canada.
 
Les Partenariats canadiens financent aussi de nombreux projets de recherche et activités de savoir de portée plus modeste, exécutés par des organismes canadiens qui s’intéressent à la coopération internationale. En 2009–2010, les Partenariats canadiens ont appuyé 59 activités de ce genre. Ils ont aussi financé 22 activités plus substantielles qui avaient pour but d’étudier la possibilité d’établir des liens entre le Canada et les pays en développement.
 
Le CRDI a aussi continué d’accorder une aide financière de base à des organismes canadiens de premier plan oeuvrant dans le domaine de la recherche pour le développement, notamment l’Institut Nord-Sud et l’Institut international du développement durable.
 
Un examen externe réalisé en 2009–2010 a fermement entériné le rôle joué par les Partenariats canadiens, dont le budget augmentera de 25 % en 2010–2011, pour atteindre 4,4 millions de dollars.
 
Le CRDI finance et administre un programme de formation et de bourses destiné aux jeunes chercheurs du Canada et des pays en développement. Ce financement offre à une nouvelle génération de Canadiens l’occasion de participer au développement international et aide les pays en développement à se doter d’une masse critique de chercheurs dûment formés et expérimentés.
 
En 2009–2010, le Centre a attribué 152 bourses, soit 29 de plus qu’en 2008–2009.
 
La voie à emprunter
 
Le CRDI entend toujours prêter une attention particulière à l’Afghanistan et à Haïti, en faisant fond sur ses travaux antérieurs et sur l’expérience qu’il possède du soutien à la recherche dans des zones en proie à des conflits. Le Centre continuera également de prendre part aux discussions au sein de l’appareil gouvernemental sur la promotion de la démocratie à l’étranger, qui demeure un thème prépondérant de la politique étrangère du Canada.
 
L’efficacité du CRDI continuera de reposer sur des partenariats avec des bailleurs de fonds aux vues similaires. Le Centre prévoit que les produits provenant des accords de partenariat au cours des deux prochains exercices demeureront substantiels étant donné les sommes non dépensées au titre des accords en vigueur (voir les perspectives d’évolution des produits, à la page 48). Il reste que l’annulation par la Fondation Bill et Melinda Gates, en avril 2010, d’un accord sur le financement de la recherche pour la lutte antitabac a mis en relief la nature parfois incertaine des partenariats. C’est pourquoi le CRDI s’attachera à consolider les partenariats existants au cours de l’exercice à venir, tout en cherchant à en conclure de nouveaux, conformément à ses priorités stratégiques et programmatiques.
 
Le Centre continuera de collaborer avec d’autres ministères et organismes fédéraux. Le Fonds d’innovation pour le développement va démarrer ses activités en 2010– 2011, et ses dépenses devraient atteindre 20 millions de dollars. Les Instituts de recherche en santé du Canada piloteront l’examen par les pairs, et Grands Défis Canada surveillera l’attribution des fonds et s’occupera de maints aspects de la recherche. Deux appels relatifs au Fonds canadien de recherche sur la sécurité alimentaire internationale ont été lancés en février 2010, et le CRDI s’attend à ce que l’ACDI demeure un important partenaire institutionnel, tant sur le plan des projets et des programmes que sur le plan organisationnel.
 
Le Cadre stratégique
 
La Stratégie générale et Cadre programmatique 2005–2010 a orienté les activités du Centre en 2009–2010. Le Centre a axé son soutien sur cinq domaines de programme, à savoir
  • Environnement et gestion des ressources naturelles
  • Technologies de l’information et de la communication au service du développement
  • Innovation, politique et science
  • Politique sociale et économique
  • Santé et systèmes de santé
En novembre 2009, les gouverneurs du CRDI ont approuvé le Cadre stratégique 2010–2015 du CRDI, qui fixe trois objectifs : 1) produire de nouvelles connaissances, notamment constituer de nouveaux champs de connaissances; 2) renforcer les capacités de recherche, surtout dans les pays en développement; 3) permettre aux bénéficiaires de subventions du CRDI d’influer sur les politiques et sur les pratiques. Le cadre fait état des quatre thèmes desquels doivent relever les différents programmes décrits dans les descriptifs approuvés par le Conseil :
  • Agriculture et environnement
  • Science, technologie et innovation
  • Politique sociale et économique
  • Santé et systèmes de santé
Les changements à apporter à la programmation seront mis en oeuvre de façon graduelle; on commencera par les programmes d’Agriculture et environnement, en 2010–2011, pour passer ensuite à ceux de Politique sociale et économique. Conformément au nouveau cadre, l’exercice 2010–2011 marquera la fin du domaine de programme Technologies de l’information et de la communication au service du développement. Les travaux dans ce domaine se poursuivront, mais seront répartis entre les programmes des autres thèmes.