Anirban Mukhopadhyay : Migration et adaptation dans les deltas

Image
 Anirban Mukhopadhyay
Marissa Van Epp
JEUNES CHERCHEURS DE L’IRCAAA

Anirban Mukhopadhyay est un chercheur qui fait partie du consortium Deltas, vulnérabilité et changements climatiques : migration et adaptation (DECCMA). DECCMA est l’un des quatre consortiums que l’Initiative de recherche concertée sur l’adaptation en Afrique et en Asie(IRCAAA) appuie de sorte qu’il mène des recherches et interagisse avec la sphère des politiques dans les zones cruciales au regard des changements climatiques.

Anirban Mukhopadhyay est originaire du delta du Gange, du Brahmapoutre et du Meghna  et il se décrit comme « un habitant du delta ». Il connaît très bien cette entité géographique puisqu’il a non seulement vécu dans des deltas, mais qu’il les a aussi étudiés intensivement. Après avoir obtenu une maîtrise en sciences marines et en télédétection et SIG, Anirban a fait un doctorat sur la modélisation des vulnérabilités des zones côtières présentant des risques multiples. Son dernier projet, dans le cadre du programme Ecosystem Services for Poverty Alleviation, consistait à modéliser l’incidence des changements climatiques et de l’élévation du niveau de la mer sur les mangroves des Sundarbans au Bangladesh. C’est ensuite avec beaucoup d’enthousiasme qu’il s’est joint à l’équipe DECCMA à l’université Jadavpur en Inde.

Recherche et échange de connaissances sur la migration et l’adaptation

Pour DECCMA, la recherche de Mukhopadhyay est axée sur la compréhension de la vulnérabilité des populations démunies face aux changements climatiques dans les deltas, et les répercussions que cela peut avoir sur les mouvements migratoires. À l’aide d’information sur les phénomènes climatiques, de données satellitaires et de recensement sur l’utilisation des terres et d’information sur les changements d’affectation des terres, et grâce à la collecte de données primaires comme l’arpentage, il évalue les futurs lieux probables de migration.

DECCMA est le plus important projet auquel Mukhopadhyay ait participé. « C’est une excellente expérience pour moi, dit-il en soulignant les ressources et le soutien auxquels il a accès. Quand je suis coincé, il y a toujours qui peut m’aider ». La possibilité de consulter des chercheurs qui travaillent dans différents secteurs géographiques lui permet d’évaluer son travail en fonction de différents milieux et scénarios. « La partie la plus intéressante de ce projet est l’échange d’idées, explique-t-il. Je crois que, de cette façon, la science atteindra son plein potentiel. » Ce partage d’idées, de constatations, de traditions et de sujets entre les chercheurs et les institutions enrichit aussi les publications et autres productions de l’IRCAAA.

Utiliser la recherche pour améliorer des vies

Mukhopadhyay n’a aucun doute sur ce qui motive sa recherche. La densité de population dans ces deltas est la plus élevée du monde et les résidents sont touchés par les répercussions des changements climatiques comme l’élévation du niveau de la mer, les changements dans le ruissellement et les événements climatiques extrêmes. Il espère que sa recherche mènera à une meilleure compréhension de la migration dans les deltas et des liens entre cette migration et l’adaptation à ces répercussions. Le gouvernement, les responsables des politiques et surtout, les résidents des deltas vont tous bénéficier des connaissances qui seront acquises.

Pour en savoir plus :

Cet article fait partie de la série Jeunes chercheurs de l’IRCAAA.

Marissa Van Epp est une auteure établie dans la ville de New York.

L’IRCAAA est un projet conjoint du Department for International Development du Royaume-Uni et du Centre de recherches pour le développement international du Canada. Ce programme devrait mener ses activités jusqu’en 2019.