Améliorer l’accès aux soins de santé en Afrique subsaharienne grâce à la cybersanté

07 juin 2016

Aux quatre coins de l’Afrique, les systèmes de santé sont minés par l’absence de ressources adéquates et le fardeau de plus en plus lourd des maladies. Pour lutter contre les maladies et améliorer le bien-être et la santé des populations, il faut s’assurer que les habitants peuvent accéder en temps opportun à des services de santé abordables. Le champ croissant des médias électroniques en santé (cybersanté) contribue à combler les lacunes qui existent au chapitre de la prise de décisions et de la prestation de services. Utiliser des appareils mobiles pour améliorer la collecte de données, étendre le rayon d’action des experts et approfondir les connaissances grâce au cyberapprentissage et à la télémédecine, et tirer parti des technologies de l’information pour offrir des soins de santé à distance sont quelques applications concrètes de la cybersanté.

Financé par le CRDI, le projet OASIS II vise principalement à améliorer et à renforcer les systèmes de cybersanté locaux. Pour ce faire, on a mis en oeuvre des logiciels libres adaptables d’une façon abordable et durable et l’on a stocké et diffusé des données de manière à renforcer l’intégration à l’intérieur et au sein des systèmes de santé (code source ouvert). Ce projet a aussi permis de cerner les problèmes en matière de santé que l’on pourrait résoudre grâce à la cybersanté. Le résultat : un réseau qui a facilité le renforcement des capacités et la mise en commun des connaissances partout en Afrique du Sud, au Mozambique, au Rwanda et en Tanzanie.

Le réseau a aussi permis de créer et de renforcer un bassin de chercheurs en cybersanté dans les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire. En outre, les employés des ministères de la Santé ont reçu de la formation, ce qui a renforcé la capacité de ces derniers de gérer les systèmes d’information sur la santé auxquels ont été intégrés des médias électroniques, et aidé les membres du réseau à adapter les systèmes de cybersanté en fonction des besoins locaux.

De nombreux sous-projets et sous-initiatives ont été élaborés et renforcés tout au long du projet. L’organisme à but non lucratif sud-africain Jembi Health Systems a grandi pour devenir un organisme réunissant 43 personnes réparties dans quatre pays. Des cours tels que E-Health : Software Development and Implementation, offert au Rwanda, ont aussi été mis sur pied.

Parmi les travaux de recherche publiés dans la foulée de ce projet, notons un article sur l’évaluation des retombées des appareils mobiles sur la santé (santé mobile) (Journal of Health Communication, 2012). Un autre article portant sur l’utilisation de normes d’avertissement uniformisées dans la production de rapports sur la morbidité et la mortalité au Mozambique (2009) a été présenté dans le cadre d’une réunion de l’Organisation mondiale de la santé sur les normes internationales. L’article The OpenMRS Implementers Network (2008), qui est paru dans l’« International Journal of Medical Informatics », met l’accent sur une application gratuite et en libre accès de dossiers médicaux en ligne, utilisée principalement pour gérer l’information concernant les patients et les traitements associée aux soins du VIH/sida.

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Renseignez-vous sur la recherche sur les systèmes d’information sur la santé et sur la cybersanté financée par le CRDI