Agroforesterie : de la pratique ancestrale à la discipline scientifique

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Trois décennies de travaux accomplis par le Centre mondial d’agroforesterie, dont le siège se trouve à Nairobi, ont transformé une pratique ancestrale — le mariage de l’arboriculture et de l’agriculture — en une discipline scientifique : l’agroforesterie. Cette science est aujourd’hui reconnue dans le monde entier pour sa capacité de fournir des aliments et du fourrage, d’accroître le rendement et les revenus agricoles, de protéger les bassins hydrographiques, de produire de l’énergie et d’empêcher la dégradation des sols. Le CRDI a joué un rôle de premier plan dans la création de l’ICRAF.
 
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Bibliothèque numérique du CRDI
Extrants de recherches axées sur l'agroforesterie

John G. Bene, un forestier canadien qui a dirigé en 1975 une étude visionnaire sur les priorités de la recherche en foresterie tropicale et qui était conseiller au CRDI, a agi comme catalyseur dans l’établissement du Centre international pour la recherche en agroforesterie (ICRAF), rebaptisé Centre mondial d’agroforesterie en 2002. Cette étude a révélé que les travaux de recherche en foresterie étaient menés de façon sporadique et désordonnée un peu partout dans le monde et qu’il fallait aborder différemment les problèmes auxquels les pays en développement faisaient face en matière d’agriculture et de foresterie.

Cette étude a entraîné toute une suite d’événements qui ont mené à la création de l’ICRAF en 1978. Depuis, l’intérêt pour l’agroforesterie et l’appui à cette discipline n’ont cessé de s’accroître. Comme l’a affirmé le directeur général du Centre, Dennis Garrity, à l’occasion du Congrès mondial de l’agroforesterie de 2009, l’agroforesterie est maintenant une pratique et une science intégrative et se trouve au coeur de la solution à un grand nombre des problèmes auxquels la planète se heurte. Elle peut améliorer la sécurité alimentaire ainsi que les moyens de subsistance en milieu rural, accroître la fertilité des sols, contribuer à l’absorption du gaz carbonique atmosphérique, un important gaz à effet de serre, et fournir aux agriculteurs les technologies nécessaires à la remise en état des sols dégradés.

Le Centre mondial d’agroforesterie reçoit l’appui du CRDI et de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) depuis que ses activités ont débuté. En reconnaissance du travail accompli par M. Bene, le CRDI décerne chaque année la bourse John G. Bene à un étudiant canadien poursuivant des études de deuxième ou de troisième cycle en agroforesterie et menant des travaux sur le terrain dans un pays en développement.


 Les 500 millions de petits exploitants agricoles vivant dans les tropiques bénéficieront énormément du fait que l’on reconnaît, comprend et valorise de plus en plus la sélection des espèces d’arbres en fonction du milieu, qui fait en sorte que les arbres choisis transforment à la fois la vie des habitants et le paysage où ils évoluent.
Dennis Garrity, directeur général, Centre mondial d’agroforesterie


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