ID : 46293
Ajouté le : 2003-11-12 12:09
Mis à jour le : 2004-10-06 10:03
Refreshed: 2010-02-09 01:11
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| La réduction des écarts entre les riches et les pauvres |

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Noeleen HeyzerTranscription : « Si l’on regarde les possibilités et les menaces qui existent dans le contexte de la mondialisation, la technologie de l’information peut devenir un outil qui atténue ou accentue les inégalités existant déjà dans le monde. « Ces inégalités existent sur les plans des droits de la personne, de l’inclusion, de toutes les questions de classes, de la langue, du fossé Nord-Sud et, de plus en plus, de la problématique hommes-femmes, du clivage entre hommes et femmes et même entre femmes, entre ceux qui ont les connaissances spécialisées et l’éducation et ceux qui ne les ont pas. « Je dirais qu’il existe des possibilités énormes si nous savons comment façonner cette technologie et intervenir pour assurer trois choses – ce que j’appelle les trois « C ». « Le contenu à assurer dans une économie du savoir et dans un contexte international de plus en plus à base de savoir; nous devons assurer que les connaissances des femmes servent dans le contenu de ce qui est inclus dans la technologie. Sans oublier la connaissance des moyens pris pour régler certains problèmes de pauvreté. Il faut l’inclure. « Les femmes ne sont donc pas simplement les utilisatrices de la technologie : elles produisent aussi du savoir et participent à la conception. C’est extrêmement important.
« Toute la question des compétences, de la compétence qui existe actuellement, est aussi importante. Nous pouvons tenir compte de la situation des femmes dans le contexte de la pauvreté. On constate que les femmes constituent encore la grande majorité des pauvres du monde. Elles vivent en milieu rural et leur sort est décidé. Ces caractéristiques franchissent les ethnies.
« Nous devons aussi tenir compte des différents facteurs à l’origine de la pauvreté, de toute la question des droits de la personne, de ceux qui sont exclus de l’accès et des ressources, qui n’ont pas les compétences spécialisées nécessaires.
« La majorité des illettrés sont encore des femmes vivant en milieu rural. Il faut donc améliorer les connaissances spécialisées de base, la capacité des femmes d’avoir accès à cette technologie.
« Il n’y pas simplement la question de l’accès : il y a aussi celle de la pauvreté liée au temps, ce qui est tout aussi important. Beaucoup de femmes n’ont pas le temps d’améliorer leurs connaissances spécialisées à cause du fardeau des soins, parce que leur travail exige beaucoup de main-d’œuvre. Si nous voulons créer ces compétences chez les femmes, il faut alléger le fardeau du travail qui leur est imposé et améliorer aussi l’infrastructure qui les appuie comme l’eau, le système de santé, parce que de plus en plus de femmes constituent le système de santé lorsque celui ci tombe en panne.
« Il faut donc tenir compte de tous ces facteurs. »

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