ID : 100141
Ajouté le : 2006-07-11 8:03
Mis à jour le : 2006-07-14 13:00
Refreshed: 2010-03-08 11:32
|
 |

| Biographies des partenaires |
Neil Andersson possède une trentaine d’années d’expérience en conception, mise en oeuvre et gestion d’initiatives de planification sanitaire fondée sur les données probantes. Après une brève carrière en pédiatrie, il a poursuivi des études supérieures à l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, où il a également été chargé de cours clinique. En 1985, il a fondé le Centro de Investigación de Enfermedades Tropicales (CIET) à la Universidad Autónoma de Guerrero, au Mexico. Il a ensuite occupé le poste de doyen de la faculté des études postdoctorales de l’Université de l’État de Guerrero, au Mexique, et de conseiller principal en recherche pour l’UNICEF, à New York. M. Andersson a débuté sa carrière dans le domaine de la santé internationale en relevant des enjeux liés au développement et à l’aide humanitaire en Érythrée (de 1980 à 1983). Il y a assumé la direction d’un programme de santé publique d’urgence et de soins auprès des réfugiés. C’est dans le cadre de ce programme qu’il a mis au point le tout premier microscope de plastique portatif. Il continue de poursuivre ses recherches sur les situations d’urgence, se penchant sur plusieurs désastres industriels (Bhopal, Guadalajara et Seveso) ainsi que sur les désastres naturels et les guerres en Amérique centrale et dans la Corne de l’Afrique et les Balkans. Ses études longitudinales sur le désastre de Bhopal (dont 93 % ont été échelonnées sur plus de cinq ans) ont servi de base aux outils d’évaluation polyvalents axés sur le client et adapté à la collectivité, aujourd’hui connus sous le nom de méthodes du CIET. Les travaux actuels de M. Andersson portent sur deux grands enjeux, soit la violence sexuelle et la corruption dans les services publics, domaines pour lesquels l’utilisation des résultats de recherche en matière de politiques et au sein des services publics représente une préoccupation centrale.
Leonider Amolo Akeye, enseignante à la retraite, est une leader inspirante. En 1995, après avoir participé à la Conférence de Beijing sur les femmes, elle est retournée chez elle, en région rurale, et a partagé ses connaissances nouvelles sur l’expérience de femmes du monde entier et sur les moyens qu’elles utilisent pour améliorer leur condition. À cette époque, Siaya était aux prises avec une épidémie dévastatrice de VIH et de sida. Les gens mouraient, plus personne ne s’occupait des enfants, les veuves étaient laissées à elles mêmes et les mécanismes traditionnels d’adaptation se révélaient inefficaces. Mme Akeye et quatre autres femmes ont alors entrepris de renouer avec la tradition consistant à rendre visite aux malades et à leur offrir un petit présent, par exemple de la nourriture ou un article ménager tel que du savon. Par peur du sida, cette pratique avait été abandonnée, tout comme d’autres moyens traditionnels d’adaptation telle la prise en charge de la veuve par la belle famille. Ces simples visites ont contribué, après quelques mois, à ouvrir des voies de communication au sein du village. Mme Akeye et son groupe offrent maintenant des soins à domicile, des services de consultation, d’épargne collective et de prêt, contribuant ainsi à générer des revenus dont profitent les femmes et les enfants de leur communauté. Elles ont également négocié avec les dirigeants afin de protéger les droits des veuves et de les aider à conserver leur maison. Elles sont les héroïnes anonymes de la lutte contre le sida, celles qui font la différence. Peter Atekyereza est professeur émérite et directeur du département de sociologie rattaché à la faculté des sciences sociales de l’université Makerere (Kampala, Ouganda) et, depuis 1995, coordonnateur national du RENEWAL en Ouganda. Il s’intéresse à la sociologie et au développement rural et à la famille. Il se penche actuellement sur les liens entre l’état matrimonial et le quotidien des personnes atteintes du VIH dans les quartiers de Pader et de Wakiso en Ouganda. Il étudie également l’agriculture en milieu urbain en vue de développer des moyens de subsistance durables dans la région du lac Victoria. Il détient un diplôme d’études de second cycle et une maîtrise en aménagement rural et urbain de la University of Zimbabwe (Harere), et a été fait docteur de l’université Johannes Kepler de Linz, en Autriche.
Eric Bateman. Spécialiste des maladies respiratoires, Eric Bateman, à titre de chef de l’institut pulmonaire de l’Université du Cap, axe ses recherches actuelles sur divers domaines : pharmacologie, traitement des pneumopathies obstructives chroniques et de la tuberculose, mise en oeuvre dans la collectivité des recommandations relatives aux meilleures pratiques pour ces maladies et autres maladies prioritaires. Ses premières recherches, effectuées en clinique et en laboratoire, portaient sur la biologie cellulaire et moléculaire des pneumopathies. Après avoir réorienté sa carrière vers les enjeux sanitaires communautaires, M. Bateman a joué un rôle déterminant dans la création de l’institut pulmonaire, qui compte parmi ses diverses unités de recherche l’unité d’application des connaissances. Celle ci, en collaboration avec des unités étrangères similaires, se penche sur des questions importantes relatives au rôle des infirmières dans la prestation des soins auprès des patients atteints de maladies respiratoires et les interventions d’ordre sanitaire que requiert le VIH. Titulaire d’un MBChB et d’un doctorat en médecine de l’Université du Cap, dont il a été fait professeur, M. Bateman est également membre du Royal College of Physicians of the United Kingdom, en plus d’être membre de divers comités de rédaction de périodiques consacrés aux maladies respiratoires et de comités internationaux, notamment le comité scientifique de la Global Initiative for Asthma (GINA), qu’il préside, et de la Global Initiative Against Respiratory Disease (GARD), nouvelle initiative financée par l’OMS.
Samuel Bota est directeur des programmes et de la formation au Natural Resources College du Malawi. Agronome de profession, il se spécialise dans le développement rural et la formation et coordonne les activités du RENEWAL au Malawi. Il possède une maîtrise en agriculture (administration et gestion du développement rural) de la University of Queensland d’Australie. En plus d’avoir corédigé un document d’information portant sur l’alimentation, la nutrition et les moyens de subsistance au Malawi, qui a servi à l’implantation du RENEWAL dans ce pays, il a agi à titre de consultant et mené divers projets de recherche relatifs au VIH/sida et au développement rural. Le poste qu’il occupe actuellement l’appelle à collaborer avec des décideurs clés du gouvernement du Malawi. Elizabeth Byron est consultante pour le réseau RENEWAL de l’IFPRI. La recherche qu’elle mène actuellement porte sur le rôle des interventions en nutrition dans le traitement des personnes vivant avec le VIH/sida au Kenya. Elle a également étudié la résistance et la résilience des familles et de la communauté aux conséquences du VIH/sida, en Zambie. Elle est titulaire d’un doctorat en anthropologie de l’Université de Floride et se spécialise dans les régions de l’Amérique latine et de l’Afrique orientale et australe.
Mickey Chopra dirige actuellement l’unité de recherche sur les systèmes de santé du conseil sudafricain de la recherche médicale. Cette unité mène actuellement un certain nombre d’études novatrices pragmatiques et techniques sur la mise en oeuvre au pays de programmes en matière de VIH. M. Chopra s’intéresse notamment à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME). Il est actuellement chercheur principal d’un certain nombre d’études examinant l’efficacité des programmes de PTME au pays. Il a publié plus d’une quarantaine d’articles approuvés par des pairs dans les domaines de la santé de l’enfant et de la nutrition et sur des recherches portant sur les systèmes de santé.
Ruth Cornick oeuvre présentement à la section d’application des connaissances de l’Institut pulmonaire de l’Université du Cap, en Afrique du Sud, où elle élabore des directives, assure la formation et fait de la recherche médicale. Elle a achevé sa formation en médecine familiale en Écosse en 2000 avant de travailler dans des établissements de soins de santé primaires au Cap et dans les environs, notamment dans les cliniques de traitement antirétroviral de Khayelitsha, mises sur pied par Médecins sans frontières. Au cours des deux dernières années, elle a implanté et géré un programme de traitement antirétroviral (TAR) dans une clinique du secteur public. Elle a donc dû intégrer le programme de TAR au programme de lutte contre la tuberculose déjà en place et enrichir les compétences des infirmières praticiennes dans la prise en charge des patients coinfectés. Elle termine présentement une maîtrise en santé publique à l’Université du Cap. Son mémoire porte sur l’intégration du traitement de la tuberculose et du VIH ainsi que du TAR à un milieu de soins de santé primaires géré par des infirmières.
Mary Crewe est directrice du centre d’études sur le sida (CSA) de l’Université de Pretoria, qui cherche à mettre au point des approches novatrices en matière de VIH/sida, à instaurer des cadres explicatifs, à susciter la critique et le débat et à trouver de nouvelles façons, pour l’université et les sociétés sud africaines, de survivre à l’épidémie et de composer avec celle ci. Par le passé, Mary Crewe a été chargée de cours à l’Université du Witwatersrand en éducation et développement, en théorie sociale et critique ainsi qu’en économie politique de l’éducation. Mme Crewe a dirigé le programme SIDA, dans la région de Johannesburg, implanté à Hillbrow. Ce centre a conçu du matériel médiatique et didactique ainsi que des programmes d’études, et il a implanté des programmes novateurs en matière de VIH/sida. Mme Crewe a présidé le comité national du ministère de l’Éducation et de la Santé pour la sensibilisation au VIH/sida dans les écoles, coprésidé le volet D de la Conférence internationale sur le sida tenue à Durban en 2000, participé au volet D de la Conférence internationale sur le sida tenue à Barcelone en 2001, siégé au comité organisateur des conférences 2003, 2005 et 2007 sur le sida en Afrique du Sud et a prononcé le discours d’ouverture d’une séance plénière se déroulant dans le cadre de la Conférence de Bangkok de 2004. Coéditrice du AIDS Bulletin, membre du comité de rédaction de Sex Education, de Culture, de Society and Sexuality, du Journal of Higher Education et de AIDS Education and Prevention, Mme Crewe travaille auprès d’agences onusiennes, dont l’ONUSIDA, l’UNICEF et l’UNESCO, en plus de collaborer avec des établissements d’enseignement supérieur locaux, régionaux et internationaux, ainsi que des centres de recherche, des parlementaires et des organisations non gouvernementales. Elle est également rédactrice en chef des séries annuelles AIDS Review du CSA et a signé un ouvrage et de nombreux articles.
Scott Drimie, consultant indépendant, se préoccupe des questions liées au développement en Afrique australe. Il occupe également le poste de coordonnateur national du RENEWAL pour l’Afrique australe. Ses récents travaux, effectués pour le compte de nombreux organismes d’aide bilatérale et multilatérale et ONG, ont en grande partie porté sur l’impact du VIH/sida sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. En 2000, M. Drimie a obtenu son doctorat de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni. Il a ensuite travaillé à titre de chercheur en chef au sein du programme de recherche sur le développement rural et régional intégré du Human Sciences Research Council. À titre de coordonnateur national du RENEWAL pour l’Afrique du Sud, M. Drimie vise à arrimer la recherche (données probantes) aux politiques et aux programmes (intervention) au sein du groupe consultatif national. En sa qualité de membre du groupe consultatif, il a pu nouer des liens stratégiques avec certains organismes décisionnels d’Afrique du Sud.
Bruce Frayne. Les travaux de recherche de Bruce Frayne, qui s’est joint à l’IFPRI en 2005, portent sur les interactions entre le VIH/sida, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire et nutritionnelle, se penchant tout particulièrement sur la migration et les liens entre régions urbaines et rurales. À titre de coordonnateur régional pour le Réseau régional émergent sur le sida, les moyens de subsistance ruraux et la sécurité alimentaire (RENEWAL), son travail est centré sur l’Afrique australe et orientale. Citoyen canadien, M. Frayne est né et a grandi en Afrique australe. Il possède une maîtrise en aménagement urbain et régional de l’Université du Cap (Afrique du Sud) et un doctorat en géographie de l’université Queen’s (Canada).
Stuart Gillespie est chercheur boursier principal à l’institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) ainsi que cofondateur et directeur de RENEWAL (Regional Network on HIV/AIDS, Rural Livelihoods and Food Security), actif dans six pays de l’Afrique subsaharienne. En 1988, après avoir obtenu un doctorat de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, M. Gillespsie est entré au service de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), où il a été chargé de l’évaluation des effets que risque d’avoir le sida sur les systèmes agricoles en Afrique centrale. Au cours des années 1990, M. Gillespsie a travaillé au sein de diverses agences onusiennes et ONG ayant pour mission de lutter contre la malnutrition chez les enfants avant de se joindre à l’IFPRI en 1999, pour qui il a mis sur pied un programme de recherche action sur le sida et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. En avril 2005, il a convoqué la Conférence internationale sur le VIH/sida et la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à Durban, en Afrique du Sud. Il est coprésident du groupe de travail sur la nutrition et le VIH/sida du Comité permanent des Nations Unies sur la nutrition.
M. Petan Hamazakaza est économiste agricole de profession. Il est chercheur à l’institut de recherche en agriculture de Zambie. Ses travaux portent sur les systèmes d’exploitation agricole et il s’intéresse tout particulièrement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il coordonne également les programmes du RENEWAL en Zambie. En raison des conséquences dévastatrices directes du VIH/sida sur la sécurité alimentaire, problème qui relève de son champ de recherche, M. Hamazakaza a été amené à étudier les liens entre ces variables. Il a donc collaboré avec plusieurs organismes du PNUD, institutions du GCRAI et universités pour entreprendre des études sur le VIH/sida et la sécurité alimentaire en Zambie, dans le but de mieux comprendre et cerner les incidences du VIH/sida. Ari Ho-Foster. À titre d’associé du groupe d’organisations non gouvernementales Community Information Empowerment and Transparency (CIET), Ari Ho Foster collabore depuis 1998 à des recherches sur la prestation des services sanitaires, la santé de la mère et de l’enfant, la prise de décisions à la préadolescence, la violence sexuelle ainsi que le risque de transmission du VIH, au Canada et en Afrique du Sud. En Afrique du Sud, M. Ho Foster a dirigé les études nationales auprès des jeunes que le CIET a menées en 2002 sur la violence sexuelle et le risque du VIH, puis, en 2002 2003, il a pris part à l’analyse de l’effet des médias de masse sur les risques de transmission du VIH dans huit pays de référence. Cette année, il participait à une initiative pilote financée par l’Australian Agency for International Development (AusAID) et l’Union européenne (UE) visant à sensibiliser les personnes âgées aux enjeux liés à la violence sexospécifique et au VIH ainsi qu’à élaborer la synthèse orientée vers les politiques du CIET des données probantes sur la prévention du sida.
James Christopher (Christo) Heunis. Chercheur principal au centre de recherche et développement sur les systèmes de santé de l’Université de l’État libre à Bloemfontein, en Afrique du Sud, James Christopher Heunis participe actuellement à un projet visant à décrire, analyser et faciliter l’introduction d’antirétroviraux dans le secteur de la santé publique de la province de l’État libre. Dans le cadre de ce vaste projet, M. Heunis est responsable d’une étude visant à déterminer quelle perception ont les patients de la qualité des soins. Par le passé, il a également été responsable de recueillir l’opinion des travailleurs de la santé sur l’intégration des antirétroviraux aux programmes de soins de santé primaires et aux services fournis dans les établissements. Ses recherches antérieures ont surtout porté sur la prévention de la tuberculose, et sa thèse de doctorat en sociologie traite des conséquences de la fermeture du dernier hôpital de la province de l’État libre spécialisé dans le traitement de cette maladie. M. Heunis participe à des recherches sur les systèmes de santé depuis 1997. De 2001 à 2004, il a assumé la coordination du Projet de recherche mixte sur la prévention de la tuberculose dans la province de l’État libre : de la transmission au traitement, mené sous l’égide du programme de coopération bilatérale technologique et scientifique sudafricaine flamande, de même que, de 2003 à 2004, un projet visant à planifier la prestation des programmes de soins de santé primaires clés dans huit nœuds de réaménagement urbain de l’Afrique du Sud.
Mme Siphiwe Hlophess, ancienne militante syndicale, est directrice d’un projet agraire d’agrandissement pour le compte du ministère de l’Agriculture du Swaziland. Elle et cinq femmes séropositives, ayant toutes été stigmatisées par leur belle famille, ont formé le SWAPOL, une ONG. Cette organisation favorise la sensibilisation de la communauté au VIH, soutient la mise sur pied d’activités génératrices de revenus et travaille en liaison avec les chefs et les leaders traditionnels. SWAPOL, qui reçoit l’appui de la Fondation Stephen Lewis, vient aussi en aide aux enfants en leur donnant à manger deux fois par jour. Suneetha Kadiyala est chercheuse à l’IFPRI, à laquelle elle s’est jointe en 2002. Elle oriente sa recherche sur les interactions entre le VIH/sida, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Candidate au doctorat à la Friedman School of Nutrition Science and Policy de la Tufts University (Boston), elle compte soutenir sa thèse en septembre 2006. Elle est titulaire d’une maîtrise en sciences de la nutrition de la M.S. University of Baroda, de l’Inde. Elle a d’ailleurs travaillé en Inde, dont elle est citoyenne, au Népal, ainsi que dans plusieurs pays d’Afrique orientale et australe.
Robin Jackson est présentement chef du Service de la lutte contre le VIH/sida du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies à Rome, en Italie. Elle est économiste de formation et possède plus de 20 ans d’expérience dans le domaine du développement et des questions humanitaires. Elle a oeuvré au Club du Sahel de l’OCDE à titre de spécialiste en sécurité alimentaire avant de se joindre au PAM, dont elle fait partie depuis huit ans. Mme Jackson jouit d’une solide expérience dans l’élaboration de politiques sur les programmes alimentaires en région rurale et urbaine. Elle a également rédigé de nombreuses publications traitant de la sécurité alimentaire dans les pays en développement.
Uta Lehmann. Professeure agrégée à l’École de santé publique de l’Université du Cap Occidental, en Afrique du Sud, Uta Lehmann possède un bagage en sciences sociales et un doctorat en histoire sociale. Elle travaille dans le domaine de la formation du personnel sanitaire depuis 1991. Mme Lehmann fait autorité dans le domaine du développement, du suivi et de l’évaluation des ressources humaines ainsi que de la recherche qualitative et l’apprentissage fondé sur le matériel didactique. Ses recherches portent notamment sur les répercussions du VIH sur les ressources humaines dans le secteur de la santé, le rôle des travailleurs de niveau intermédiaire du secteur des soins de santé primaires et les questions liées au renforcement de la capacité de prestation des services sanitaires à l’échelle des districts. Mme Lehmann dirige le réseau de développement des ressources humaines de l’École de santé publique, reconnu comme un Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé pour l’enseignement et la recherche en développement des ressources humaines pour la santé. Elle assure également la coordination du programme des trimestres d’été et d’hiver ainsi que du programme de troisième cycle de l’école. Elle travaille en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé et a été membre de la Joint Learning Initiative (JLI) financée par la Fondation Rockefeller sur les ressources humaines en santé.
Stephen Lewis est l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le VIH/sida en Afrique, poste qu’il occupe depuis juin 2001. Il est également commissaire à la Commission des déterminants sociaux de la santé de l’Organisation mondiale de la santé, conseiller principal à l’École de santé publique Mailman de l’université Columbia et conseiller principal en matière de droits relatifs à la santé et de droits de la personne à l’École de santé publique Harvard. M. Lewis est en outre membre du conseil d’administration de l’initiative internationale pour un vaccin contre le sida (IAVI) et président du conseil de la Fondation Stephen Lewis. En juillet 2006, en plus d’assumer ses fonctions aux Nations Unies, il est devenu le premier chercheur invité à l’Institute on Globalization and the Human Condition de l’université McMaster. De 1995 à 1999, M. Lewis a été le directeur exécutif adjoint de l’UNICEF au siège de l’organisme à New York. De plus, en 1997, l’Organisation de l’Union africaine l’a invité à prendre part aux travaux du Groupe international de personnalités éminentes chargé d’enquêter sur le génocide rwandais. De 1984 à 1988, Stephen Lewis a été l’ambassadeur du Canada aux Nations Unies. Il a reçu à ce jour 24 doctorats honoris causa de différentes universités canadiennes et est Compagnon de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction qui puisse récompenser l’oeuvre de toute une vie. En 2006, la Canadian Booksellers Association lui a décerné le prix Libris couronnant l’essai de l’année pour son best-seller Race Against Time, et, en 2005, l’a déclaré auteur de l’année.
Pat Mayers. Conférencière principale à la section des sciences infirmières et des sages femmes de la faculté des sciences de la santé de l’Université du Cap, Pat Mayers possède une formation en sciences infirmières et une spécialisation en santé mentale. Pat Mayers s’intéresse notamment à la qualité des services de soins de santé primaires dans le contexte de l’épidémie du VIH/sida, aux droits de la santé et de la personne ainsi qu’à la formation et au soutien psychosocial des professionnels de la santé prodiguant des soins primaires. Elle enseigne au premier cycle et aux cycles supérieurs et elle est actuellement en charge des cours de communications, de compétences en counselling ainsi qu’en droits de la santé et de la personne aux cycles supérieurs et de la supervision d’étudiantes à la maîtrise. Mme Mayers enseigne et effectue des travaux de recherche à l’unité d’application des connaissances de l’institut pulmonaire de l’Université du Cap, et son doctorat s’inscrit dans le cadre du projet d’élaboration et de mise en oeuvre d’une approche concrète de la santé pulmonaire en Afrique du Sud (PALSA), où elle examine l’expertise des infirmières en ce qui a trait à l’utilisation des lignes directrices au niveau des soins de santé primaires. Durant de nombreuses années, elle a oeuvré comme conseillère bénévole pour Lifeline et est membre du conseil d’administration d’un organisme offrant des services communautaires de counselling ainsi qu’une formation et un soutien aux personnes vivant avec le VIH/sida ou touchées par cette infection.
Ireen Makwiza est chercheuse principale dans le cadre du programme Research for Equity and Community Health (REACH) Trust, au Malawi. Titulaire d’une maîtrise en sociologie et étudiante au troisième cycle à l’École de médecine tropicale de Liverpool, Mme Makwiza collabore depuis 2001 au programme REACH Trust, anciennement connu sous le nom du EQUI-TB Knowledge Programme. Ses travaux visent principalement à étudier et favoriser l’accès des populations pauvres et vulnérables aux services sanitaires, ainsi que la recherche sur les systèmes de santé. Passionnée des questions touchant l’éthique en santé, elle est membre du Réseau régional pour l’équité en santé en Afrique australe (EQUINET).
David (Dave) McCoy. Après des études en médecine au Royaume Uni, David McCoy a travaillé durant deux ans et demi comme médecin en Angleterre, avant de passer les deux années et demie suivantes au sein de l’équipe médicale d’un hôpital rural du nord du Kwazulu, en Afrique du Sud. Il a ensuite été chercheur boursier principal à l’unité de la santé de l’enfant de l’Université du Cap pendant 18 mois, puis, au cours des six années qui ont suivi, a occupé divers postes au sein du Health Systems Trust, organisation non gouvernementale établie en Afrique du Sud visant à créer une base de recherche et de données à l’appui de l’expansion du système de soins de santé. À son départ du Health Systems Trust, M. McCoy était directeur de la recherche. Il y a trois ans, M. McCoy a conçu et lancé un nouveau rapport sur la santé dans le monde, le Global Health Watch (Observatoire de la santé globale), sous la supervision du People’s Health Movement (Mouvement populaire pour la santé), du Global Equity Gauge Alliance et de Medact, organisme de charité situé au Royaume-Uni. Il a terminé en 2004 ses études de doctorat en santé publique à l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, dans le cadre duquel il a appliqué certains aspects de la théorie organisationnelle à la prestation des soins de santé primaires en Afrique du Sud. Il travaille maintenant à Londres comme spécialiste de la santé publique tout en continuant d’occuper son poste d’éditeur rédacteur en chef du Global Health Watch et à siéger au sein du comité directeur du People’s Health Movement. Il fournit également un soutien et des conseils techniques à un certain nombre d’ONG, dont le réseau régional pour l’équité en santé en Afrique australe (EQUINET).
Portia Shai Mhatu. Née à Zastron, dans la province de l’État libre, en Afrique du Sud, Portia Shai Mhatu dirige la section sur le VIH, le sida, les infections sexuellement transmissibles, la tuberculose et les maladies transmissibles du ministère de la Santé de l’État libre. Elle a étroitement participé à l’élaboration du programme global de soins contre le VIH/sida dans la province. Axé sur les cliniques de soins primaires, où les infirmières jouent un rôle de premier plan, ce programme est un volet d’un programme intégré de soins visant d’autres maladies prioritaires. Après des études en sciences infirmières, Portia Shai Mhatu a débuté sa carrière dans l’enseignement des soins infirmiers, d’abord comme chargée de cours puis comme directrice d’une école de sciences infirmières. Avant d’orienter sa carrière vers la gestion sanitaire, Mme Shai Mhatu a occupé le poste de doyenne administrative de l’École de sciences infirmières de la province d’État libre. Elle possède un baccalauréat en sciences infirmières de l’Université d’Afrique du Sud ainsi qu’une maîtrise en administration des affaires de l’Université de l’État libre.
Dr Vinh-Kim Nguyen est médecin du VIH et anthropologue médical. Il pratique à la clinique médicale l’Actuel à Montréal, et a récemment été nommé professeur agrégé au département de médecine sociale et préventive à l’Université de Montréal. Il travaille avec des associations communautaires depuis 1994 pour améliorer la prise en charge et l’accès au traitement pour les personnes vivant avec le VIH au Burkina Faso, en Côte-d’Ivoire et au Mali. Ses recherches portent sur les dimensions sociales, politiques et culturelles de la réponse à l’épidémie et de l’accès au traitement.
Gabriel Rugalema est responsable du programme VIH/sida et sécurité alimentaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce ressortissant tanzanien est titulaire d’un baccalauréat en agriculture de la Sokoine University of Agriculture de Tanzanie, d’une maîtrise en gestion des ressources humaines de l’Agricultural University of Norway et d’un doctorat en études sur le développement de l’Institute of Social Studies de La Haye, aux Pays Bas. Avant de gagner les rangs de la FAO, M. Rugalema a assuré le rôle de conseiller principal en politiques pour le programmeVIH/sida et développement, région de l’Afrique (à Pretoria) d’ONUSIDA, de 2000 à 2002. Il s’est ensuite joint à l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE) de l’UNESCO, à Paris, à titre de directeur du renforcement des capacités (VIH/sida et éducation). Au cours de cette période, il a conseillé divers gouvernements de la région de l’Afrique sur l’élaboration de politiques en matière de VIH/sida, la mise en place d’un cadre stratégique, la mise en oeuvre d’études socioéconomiques et le fonctionnement d’organismes nationaux de lutte contre le sida. Avant de se joindre aux Nations Unies, M. Rugalema a travaillé à la Sokoine University of Agriculture de Tanzanie, puis à l’université agricole de Wageningen, aux Pays Bas, où il a étudié les incidences socioéconomiques du VIH/sida sur les communautés agraires de l’Afrique orientale et occidentale. Il a de plus abondamment publié et organisé de nombreux forums internationaux sur les politiques dans les domaines du VIH/sida et des moyens de subsistance agraires et en milieu rural. Il est l’auteur d’une étude qui a fait date, commandée par la FAO, traitant des conséquences du VIH/sida sur le secteur de l’agriculture commerciale au Kenya (1998).
Issoufou Tiendrébéogo est président de l’African Solidarity Association (AAS), une association communautaire établie à Ouagadougou au Burkina Faso. AAS a été une pionnière de l’approche communautaire au traitement antirétroviral, qu’elle dispense par l’entremise de son centre Oasis depuis 1998. M. Tiendrébéogo a été honoré tout récemment du titre de Chevalier de l’Ordre national pour son travail avec l’AAS.
Margaret Akinyi Wagah, titulaire d’un doctorat en nutrition communautaire, est chercheuse en nutrition et chargée de cours à la Kenyatta University, au Kenya. Elle a activement participé à des études exhaustives sur la nutrition à l’échelle nationale et régionale, en collaboration avec des organismes gouvernementaux et internationaux et des ONG. La FAO, le PAM, l’UNICEF, l’IFPRI, la Fondation Rockefeller, le RELMA-CIRAF et des ONG locaux figurent au nombre des organismes avec lesquels elle a créé des réseaux professionnels. Elle est présentement la coordonnatrice nationale du RENEWAL pour le Kenya. Ses champs d’intérêt en recherche portent sur le VIH/sida et ses incidences sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Mme Wagah a récemment participé aux discussions mondiales sur le VIH/sida et la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’OMS et l’IFPRI, dans le cadre desquelles elle a notamment coprésenté un exposé avec Stuart Gillespie au SCN-Genève en 2006.
Merrick Zwarenstein. Diplômé en médecine, Merrick Zwarenstein a réorienté sa carrière vers la recherche sur les services sanitaires. Ses travaux portent sur la mise au point et l’évaluation rigoureuses des interventions sanitaires complexes faisant appel à diverses méthodes. Ainsi, il collabore à un programme de formation en milieu de travail à l’intention des infirmières sud-africaines sur le traitement syndromique des affections respiratoires telles que la tuberculose et l’asthme, le traitement du VIH/sida, l’efficacité des outils de prescription électronique et des stratégies visant à promouvoir la collaboration interprofessionnelle. M. Zwarenstein a travaillé au conseil de recherche médicale sud-africain durant de nombreuses années. À ce titre, on lui doit la création de l’unité de recherche sur les systèmes de santé, qui tente d’intégrer la recherche sur les services de santé au processus décisionnel stratégique, de mettre en oeuvre des cours destinés aux cadres intermédiaires et aux cliniciens de première ligne en méthodologie de la recherche, afin d’améliorer la qualité des services et de contribuer au développement de la pensée critique sur l’efficacité de l’observation directe des traitements antituberculeux. Établi au Canada, où il travaille au Li Ka Shing Knowledge Institute de l’hôpital St. Michaels ainsi qu’au département de la politique, de la gestion et de l’évaluation de la santé de l’Université de Toronto, il continue d’appuyer des projets menés en Afrique du Sud.
|
 |