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AbstractThe expansion of Mucuna pruriens in the rural community of Gakpé, Ouidah division, Benin, was studied between 1991 and 1996. The number of farmers showing interest in Mucuna increased from 8 in 1991 to 318 in 1996. In the first 3 years, all recipients of Mucuna seeds planted the crop. In the later years, only a small proportion (2–3%) of farmers who received seeds failed to plant them. Farmers who hesitated to use Mucuna said it was because Mucuna takes usable land out of production during the second (minor) rainy season. An offer to purchase Mucuna seeds from the farmers helped to compensate for this loss of income. The progression in the number of users of the Mucuna technology in the community of Gakpé indicates that any simple technology that addresses constraints identifiied by the farmers can be readily adopted. Mucuna simultaneously solved two problems for the farmers: elimination of Imperata weed and improvement of soil fertility. IntroductionAu cours d'une étude sur les problèmes liés à l'atteinte de la sécurité alimentaire affectuée en 1990, les populations de la commune rurale de Gakpé, dans la circonscription urbaine de Ouidah, au Bénin, avaient signalé, entre autres contraintes, l'infertilité des sols et l'envahissement des terres par l'Imperata cylindrica. Pour tenter de résoudre ces différents problèmes, le Centre régional pour le développement et la santé ( CREDESA ) a introduit dans cette commune la culture du Mucuna pruriens. Versteeg et Koudokpon ( 1990 ) ont fait remarquer que le Mucuna n'élimine pas complètement le chiendent. L'étude décrite ci-après avait pour but de suivre le mouvement de la culture du Mucuna dans la commune de Gakpé. MéthodesL'étude a été effectuée dans la commune rurale de Gakpé, dans la circonscription urbaine de Ouidah. Cette commune est située entre la commune de Savi et la sous-préfecture de Tori-Bossito. L'étude a duré 6 ans ( 1991–1996 ), et la population cible était les paysans ayant abandonné des terres colonisées par le chiendent ( I. cylindrica ).
Résultats et discussionL'expérience a débuté en 1991 avec huit paysans délégués à l'innovation de la commune qui ont abandonné des superficies de terre à cause de la présence de chiendent. Les parcelles retenues ont au moins 150 touffes de chiendent au mètre carré et une superficie de 800 m2 égale à 2 kantins ( l'unité de mesure traditionnelle ). Au début des campagnes qui ont suivi, nous nous sommes approchés de ces paysans pour établir la liste de ceux qui leur avaient pris des semences. Nous avons également enregistré le nombre de paysans qui se sont adressés directement au CREDESA ou au Centre d'action régionale pour le développement rural, institutions travaillant à l'introduction du Mucuna dans la région. Après cet enregistrement, le CREDESA a vérifié auprès des nouveaux bénéficiaires de semences si le semis avait été fait. Cette opération a été répétée jusqu'en 1996. Les sources d'approvisionnement en semences étaient variées — différents paysans de la localité et agents de développement — ce qui fait que le système de suivi et de monitoring des techniciens agricoles a connu quelques difficultés. Le tableau 1 montre une nette croissance du nombre de bénéficiaires et pratiquants entre 1991 et 1996. En effet, le nombre de bénéficiaires est passé de 8 en 1991 à 318 en 1996 et celui des pratiquants, de 8 à 309. Cela montre l'importance croissante qu'accordent les populations à la culture du M. pruriens. Par ailleurs, une comparaison du nombre de bénéficiaires et de pratiquants sur les différentes années ( 1991–1996 ) montre que la plupart des bénéficiaires pratiquent la culture du Mucuna. Toutefois, il faut remarquer un décalage entre ces nombres qui, à partir de 1994, commencent à chuter légèrement. Mais ce décalage est très négligeable. Notons qu'avant la campagne 1992–1993, certains paysans hésitaient car ils doutaient de l'efficacité du Mucuna. La croissance du nombre de bénéficiaires est surtout attribuable à la découverte par les paysans du pouvoir fertilisant du Mucuna qui raccourcit la durée de la jachère traditionnelle, qui est passée d'une dizaine d'années à seulement 1 an ( Bunch 1990 ).
L'hésitation observée aux deux premières campagnes est peut-être attribuable au fait que le Mucuna occupe les champs une saison sans être exploité. Sur les 200 à 600 kg de graines récoltées par hectare, une faible proportion sert de semences. RéférencesBunch, R. 1990. What we have learned to date about green manure crops for small farmers. Centro Internacional de Información Sobre Cultivos de Cobertura, Tegucigalpa ( Honduras ). Aptada 3385. Versteeg, M.; Koudokpon, V. 1990. Prévulgarisation de la culture de couverture de Mucuna pruriens var. utilis. Monographie, avril. |
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