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Grassroots Indicators for DesertificationExperience and perspectives from eastern and southern Africa L'utilisation des indicateurs locaux dans la gestion des ressources naturelles ne va pas sans difficultés. On pourrait définir ces indicateurs comme des « mesures ou signaux de la qualité du milieu de vie ou des transformations apportées par les personnes, les ménages et les collectivités à partir de points de repères et de pratiques ancestrales et du savoir accumulés au fil du temps. » Les documents réunis dans cet ouvrage sont nés de l'intérêt du Centre de recherches pour le développement international ( CRDI ) pour les indicateurs locaux, qui a voulu déterminer les raisons pour lesquelles il est important d'inclure des indicateurs locaux dans la planification d'un avenir écologique durable et la gestion de la dégradation de l'environnement et découvrir la façon de le faire. Dans cette perspective, les auteurs présentent un nouveau plan d'action : une démarche ascendante pour la collecte et l'analyse des données environnementales. Il importe d'élaborer de nouvelles stratégies de développement adaptées à chaque région pour lutter contre les graves problèmes de désertification et de sécheresse qui sévissent dans les pays africains, notamment au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Zimbabwe. L'une des grandes difficultés de cette démarche est d'en arriver à concilier les façons différentes dont les populations locales et les scientifiques étrangers conceptualisent des phénomènes comme celui de la désertification. La définition et la classification d'indicateurs locaux requièrent un apprentissage mutuel et un dosage équilibré des connaissances scientifiques et des savoirs autochtones. La diffusion des connaissances aux populations locales exige en soi une recherche linguistique car les langues locales n'ont pas le vocabulaire pour décrire les concepts environnementaux tels que les scientifiques les définissent. La décentralisation du processus d'aménagement est un des thèmes qui reviennent sans cesse. Cette démarche a été adoptée en Ouganda où, depuis 1986, le gouvernement a évolué vers un régime de démocratie participative. Or, il faut que les populations locales qui sont appelées à faire part de leurs connaissances participent tant au niveau des districts qu'à l'échelle nationale à la surveillance, à la planification et à l'évaluation des activités de programmes. Faute de quoi, le rôle des indicateurs locaux restera lettre morte. L'ouvrage présente un certain nombre d'études de cas qui examinent les systèmes traditionnels de gestion des terres des peuples d'économie pastorale ( les Masai, par exemple ) et dresse des listes d'indicateurs locaux fondés sur la recherche menée au sein des collectivités. Une annexe exhaustive résume les thèmes abordés en octobre 1993 au « Colloque sur les indicateurs locaux pour le développement durable et équitable », tenu au siège du CRDI à Ottawa. Elle définit, énumère et classe les caractéristiques des indicateurs locaux, considère les aspects propres à la recherche et aux orientations et présente une projet d'entente pour la recherche sur les indicateurs locaux et la mise en réseaux. |
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