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Fonds d’encouragement

Initiative internationale des chaires de recherche (IICR)


D’éminents chercheurs du Canada et d’ailleurs mettent leur savoir-faire en commun afin de relever quelques-uns des plus grands défis auxquels doit faire face la planète. Ces experts sont réunis grâce à l’Initiative internationale des chaires de recherche, une initiative novatrice parrainée par le Centre de recherches pour le développement international, organisme canadien, et le Programme des chaires de recherche du Canada.

Le résultat de cette concertation? Des découvertes majeures et des sociétés plus prospères, plus équitables et en meilleure santé.

 
IDRC Group
Photo : Tony Fouhse
Les titulaires des chaires de recherche se sont réunis à Ottawa en 2009. Ces spécialistes uniront leurs vastes connaissances et leurs grandes compétences pour étudier des questions d’intérêt commun tout en faisant office de mentors auprès d’une nouvelle génération de chercheurs.




























Aider les collectivités de pêcheurs à gérer leurs resources

Alpina Begossi et Fikret Berkes
Photo : Tony Fouhse
Fikret Berkes et Alpina Begossi


















Les ressources côtières se détériorent partout sur la planète, et celles du Brésil ne font pas exception. En fait, certaines des espèces commerciales sur lesquelles repose la pêche artisanale sont déjà menacées d’extinction. Si l’on ne parvient pas à renverser la vapeur, l’écosystème et le système social en feront les frais.

L’équipe de recherche mettra au point des démarches intégrées qui permettront d’aider les pêcheurs de Paraty, dans l’État de Rio de Janeiro, à gérer les ressources locales tout en  diversifiant leurs sources de revenus, en vue d’accroître leur sécurité alimentaire. La première étape consistera  à mieux connaître le milieu ambiant, en tirant parti des connaissances de la population au sujet des ressources locales. Avec le concours des membres de la collectivité, les chercheurs mettront ensuite à l’essai un système communautaire de gestion adaptative des ressources dont la population tire sa subsistance. Ce système pourrait servir de modèle à des projets ailleurs au Brésil.

L’équipe aura également pour objectifs d’accroître l’autonomie des groupes locaux et leur intégration dans le processus de gestion et de renforcer la capacité locale d’amener les parties prenantes à prendre part aux mécanismes de gouvernance.




Lutter contre la pollution dans les zones côtières

Adalto Bianchini et Christopher Wood
Photo : Tony Fouhse
Adalto Bianchini et Christopher Wood


















Au Brésil, la pollution organique et inorganique croissante découlant à la fois de la croissance démographique et de l’essor industriel menace sérieusement l’équilibre écologique des zones côtières. Le rétablissement, la préservation et la bonification de cet écosystème exigent une compréhension plus approfondie de l’effet qu’ont les processus naturels et l’activité humaine sur les estuaires.

En travaillant de concert avec des organismes gouvernementaux du Brésil et du Canada, l’équipe de recherche élaborera des stratégies de gestion nouveau genre qui viendront guider la réglementation industrielle, les établissements humains et les politiques urbaines dans la lagoa dos Patos (à Rio Grande, dans le sud du Brésil) et dans l’estuaire de l’Amazone (à Belém, dans le nord du Brésil). Ces deux endroits ont été choisis parce que l’activité humaine sur les deux plans d’eau et aux alentours est comparable. Et puisqu’il s’agit respectivement d’un milieu subtropical et d’un milieu tropical, l’équipe sera en mesure d’appliquer les données et les modèles à d’autres régions de l’Amérique latine et des Caraïbes.

On effectuera par ailleurs des travaux en laboratoire à l’Université McMaster et des travaux sur le terrain dans le port de Hamilton.




Se servir de la modélisation pour lutter contre les maladies infectieuses

Jianhong Wu et Yiming Shao
Photo : Tony Fouhse
Jianhong Wu et Yiming Shao


















En Chine, l’importance de la population, l’essor économique fulgurant, l’évolution rapide des réseaux sociaux et la transformation de l’environnement font en sorte qu’il est difficile de livrer une lutte efficace contre les maladies infectieuses. La population étant de plus en plus mobile, les maladies transmissibles ne connaissent vraiment plus de frontières, et la capacité ou l’incapacité d’en contenir la propagation peut avoir d’importantes incidences, en Chine même comme à l’étranger.

Pour être en mesure de prévoir les schémas de transmission des maladies avec efficacité et de concevoir des politiques adéquates en matière de santé publique, il importe de disposer de données de qualité et d’un système intégré permettant leur analyse. Cela exige des modèles mathématiques permettant de comparer différentes stratégies d’intervention en situation d’épidémie ou de pandémie et de réagir à une flambée en temps réel.

En se fondant sur des données émanant des activités de recherche et de surveillance du National Center for AIDS/STD Control and Prevention de la Chine, l’équipe de recherche s’emploiera à concevoir des modèles propres à certaines maladies (en commençant par l’infection au VIH), à en établir les paramètres et à les optimiser. Une fois qu’elle aura déterminé les différents schémas de transmission, l’équipe se concentrera sur les populations à risque dans diverses régions de la Chine. L’équipe collaborera ensuite avec les organismes de santé afin de formuler des stratégies de prévention reposant sur ses analyses, qu’elle réévaluera tout au long du déroulement du projet.




Faire tomber les obstacles entravant l’accès à Internet

Xiaoyan Zhu et Ming Li
Photo : Tony Fouhse
Xiaoyan Zhu et Ming Li


















Les moteurs de recherche Internet représentent la façon la plus efficace de trouver de l’information. Cela pose trois problèmes en Chine. Primo, 1,3 milliard de personnes ne lisent pas l’anglais. Secundo, les 16 millions de Chinois ayant une déficience visuelle ne peuvent se servir des moteurs de recherche classiques. Tercio, seulement 163 millions de personnes utilisent Internet en Chine, tandis que 580 millions de personnes utilisent un téléphone mobile.

Pour ce qui est de l’obstacle que pose la langue, certains moteurs de recherche commerciaux offrent une fonction de traduction de page Web, mais les résultats sont souvent inintelligibles.Une solution possible serait que le moteur de recherche donne une courte « réponse » et ne traduise que cette réponse. Pour combler les besoins des personnes ayant une déficience visuelle, cette courte réponse serait convertie en braille ou en message sonore.

L’équipe de recherche mettra donc au point un moteur de recherche qui répond à des questions en langage naturel et qui donne des réponses concises, ce qui éliminera les multiples processus interactifs qui se produisent dans les moteurs actuels. Pour ce faire, l’équipe s’inspirera d’une théorie novatrice, dite « information distance theory », de même que de ses travaux antérieurs sur les systèmes en braille et les systèmes question-réponse. Enfin, pour surmonter l’accès insuffisant à Internet, on mettra à profit la facilité qu’ont de nombreux usagers de la téléphonie mobile à utiliser la messagerie texte (528 millions de personnes parmi les 580 millions d’usagers).




Améliorer l’état nutritionnel des enfants

Anna Lartey et Grace S. Marquis
Photo : Tony Fouhse
Anna Lartey et Grace S. Marquis


















En Afrique subsaharienne, les systèmes de santé font face à trois énormes défis : la malnutrition très répandue chez les enfants, la hausse des maladies chroniques reliées à un régime alimentaire déficient et l’infection au VIH, laquelle prend des proportions épidémiques et s’attaque aux femmes de façon disproportionnée. La solution à ces problèmes réside dans la prise de mesures sur plusieurs fronts à la fois, à savoir sur le plan social et sur ceux de la nutrition, de la santé, de l’économie et de l’environnement.

L’équipe de recherche s’intéressera à deux priorités au Ghana : la nécessité d’améliorer l’état nutritionnel des enfants, surtout dans les ménages vulnérables et les ménages touchés par le VIH, et la nécessité de renverser la tendance en matière d’obésité infantile, en hausse dans les zones urbaines où la malbouffe est facile d’accès et les enfants font de moins en moins d’exercice.

En ce qui concerne la première priorité, l’équipe concevra des interventions intégrées mettant à contribution des partenaires de la collectivité et des secteurs public, privé et non gouvernemental.

Elle élaborera et mettra à l’épreuve des moyens d’améliorer, dans les collectivités touchées par le VIH, les connaissances et le savoir-faire des jeunes mères en matière de nutrition et de soins, d’accroître la sécurité alimentaire des ménages et d’offrir des mécanismes de soutien. Quant à la deuxième priorité, l’équipe évaluera l’ampleur du problème de l’obésité et les facteurs de risque qui y sont associés et préparera des outils de sensibilisation au maintien d’un poids santé et à l’adoption de bonnes habitudes alimentaires à l’intention des enfants d’âge scolaire.




Être à l’avant-garde en matière de communications sans fil

Ranjan K. Mallik et Robert Schober
Photo : Tony Fouhse
Ranjan K. Mallik et Robert Schober


















La demande relative aux communications sans fil devrait grimper en flèche au cours de la prochaine décennie, et ce, surtout dans les pays en développement et dans les pays industriels en émergence comme l’Inde.

Cet essor revêt une importance considérable pour l’économie de l’Inde de même que pour de vastes pans de la population encore dépourvus d’un accès aux technologies, qu’il s’agisse de la téléphonie mobile ou d’Internet avec ou sans fil. Cependant, cette croissance ne pourra être soutenue que si des recherches de qualité produisent des idées nouvelles permettant de créer des produits améliorés et abordables et que si l’on dispose du personnel qualifié voulu pour concrétiser ces nouvelles idées.

L’équipe de recherche s’emploiera à répondre à ces deux besoins en facilitant considérablement le transfert de la technologie à l’industrie. Son objectif à long terme est de formuler des théories et de mettre au point des technologies fondamentales qui auront une incidence durable sur le secteur des communications sans fil et de stimuler la recherche-développement dans ce secteur en Inde et au Canada. L’équipe se penchera sur les problèmes les plus pressants en matière de conception de systèmes de communications sans fil (dont les systèmes de communication coopérative, la coexistence de systèmes sans fil et les communications ultra large bande) et collaborera étroitement avec des sociétés canadiennes (Bell Canada, SierraWireless, fSONA Systems) et indiennes (Sasken, STMicroelectronics, GMIndia Science Laboratory) qui soutiennent le projet.




Régler le cas des rejets miniers qui minent la santé

Mostafa Benzaazoua et Rachid Hakkou
Photo : Tony Fouhse
Mostafa Benzaazoua et Rachid Hakkou


















Comme bien d’autres pays dont le secteur minier est important, le Maroc se préoccupe de plus en plus des effets que les rejets miniers peuvent avoir sur l’environnement, à proximité des mines abandonnées en particulier. Il y a lieu de faire profiter les pays en développement des mesures de remise en état du terrain et des technologies novatrices qui ont porté fruit, en veillant à les adapter comme il se doit.

L’équipe de recherche se propose donc de créer, au Maroc, un centre de technologie avancée de gestion des rejets miniers et industriels. Tout d’abord, elle recensera de façon détaillée les sites d’exploitation minière, les rejets ainsi que les caractéristiques géologiques et géographiques, puis elle fera des estimations des effets qu’ont ces rejets sur l’environnement et sur la santé aux alentours de nombreuses mines abandonnées. Ensuite, elle proposera et mettra en oeuvre des façons rentables de contenir et de gérer les rejets et de remettre en état les sites d’exploitation minière. Les mines situées aux environs de Marrakech et d’Oujda feront l’objet d’études approfondies. L’équipe a également pour objectifs de former un personnel hautement qualifié et de transmettre des connaissances aux exploitants de mines. Le nouveau centre cherchera par ailleurs à exercer une influence au-delà des frontières du Maroc, dans d’autres pays d’Afrique.

Des organismes gouvernementaux du Canada et du Maroc, plusieurs universités et laboratoires de recherche de même que des sociétés d’exploitation minière participeront à la recherche.




Faire en sorte que la recherche en santé influence les politiques

Nelson Sewankambo et John Lavis
Photo : Tony Fouhse
Nelson Sewankambo et John Lavis


















Le fait que les taux de mortalité et de morbidité demeurent élevés dans de nombreux pays en développement rappelle à quel point il est important que les politiques et les systèmes de santé soient fondés sur des données probantes issues de la recherche.

Or, ceux et celles qui cherchent à faire en sorte que ce soit le cas estiment qu’il arrive que les responsables des politiques et les diverses parties prenantes ne reconnaissent pas la valeur de telles données ou encore jugent qu’elles ne sont pas pertinentes aux problèmes qu’ils cherchent à régler ou qu’elles ne sont pas faciles à utiliser.

Afin de remédier à cette situation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres ont créé des plateformes de transfert de connaissances, qui ont pour but de faire en sorte que les connaissances produites par la recherche se retrouvent dans les politiques et les programmes visant à rendre les systèmes de santé plus efficaces.

L’équipe de recherche se penchera sur 28 plateformes de transfert de connaissances de l’OMS, dont 11 en Afrique. L’évaluation de chacune permettra aux chercheurs de mieux comprendre les processus et les variables propices à l’application des connaissances de manière à améliorer la santé. Il en découlera une base de données, des publications scientifiques, des résumés en langage clair et un guide pratique d’évaluation de plateformes d’application de connaissances.






Notices biographiques des membres des équipes

Aider les collectivités de pêcheurs à gérer leurs resources


Alphina BegossiAlpina Begossi
Chaire de recherche du CRDI
en gestion communautaire des ressources
Universidade Estadual de Campinas

Dans le cadre de ses recherches, Alpina Begossi s’est spécialisée, entre autres dimensions de l’écologie humaine, en écologie et ethnoécologie de la pêche dans les forêts d’Amazonie et la forêt atlantique. Elle a examiné la diversité alimentaire et les tabous en matière d’alimentation, la taxonomie populaire, les connaissances locales, les territoires de pêche et les applications écologiques en matière de cogestion des pêches.

En 2006-2007, Mme Begossi a été présidente de la Society for Human Ecology. Elle est l’une des personnes qui ont fondé l’organisation non gouvernementale Fisheries and Food Institute (FIFO) et en est maintenant la directrice générale. Elle est par ailleurs chercheure à CAPESCAPREAC-UNICAMP, à Campinas et Paraty. Parmi sa centaine de publications, on compte des articles parus dans des périodiques tels que Current Anthropology, Ecological Applications, Ecology and Society et Fisheries Research ainsi que quatre livres qu’elle a cosignés.


Berkes FikretFikret Berkes
Chaire de recherche du Canada
en gestion communautaire des ressources
Université du Manitoba

Professeur éminent à l’Institut des ressources naturelles de l’Université du Manitoba et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en gestion communautaire des ressources depuis 2002, Fikret Berkes est l’un des chefs de file dans le monde en ce qui concerne la théorie des biens communs et les relations entre les sociétés et leurs ressources. Il étudie les systèmes sociaux et écologiques interreliés, la résilience, la cogestion et l’utilisation des connaissances locales et autochtones. Il s’est penché sur les systèmes de gestion communautaire des ressources dans le nord du Canada et à l’étranger afin de déterminer les  conditions dans lesquelles la « tragédie des biens communs » pourrait être évitée.
 
M. Berkes a été président de l’International Association for the Study of  the Commons et a dirigé plusieurs projets nationaux et internationaux. Parmi ses publications, on compte Sacred Ecology (Routledge, 2008), Managing Small-scale Fisheries (CRDI, 2001, publié en portugais en 2006), Gestão Integrada e Participativa de Recursos Naturais (APED, Brésil, 2005), Linking Social and Ecological Systems (Cambridge University Press, 1998), Navigating Social-Ecological Systems (Cambridge University Press, 2003), ainsi que quelque 250 autres publications scientifiques..

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Lutter contre la pollution dans les zones côtières


Adalto BianchiniAdalto Bianchini
Chaire de recherche du CRDI en salubrité
et en gestion de l’environnement
Universidade Federal do Rio Grande

Professeur à l’Institut des sciences biologiques de l’Universidade Federal do Rio Grande, au Brésil, Adalto Bianchini est également chercheur principal au Conseil national de développement scientifique et technologique du ministère de la Science et de la Technologie du Brésil. Il est spécialiste en matière de salubrité et de gestion de l’environnement, et plus particulièrement en matière de toxicologie aquatique. Ses recherches sur la  modélisation biotique des ligands aux fins de la régulation des métaux ont contribué à l’adoption de la technique par l’Environmental  Protection Agency des États-Unis. Environnement Canada et certains organismes de réglementation de l’Union européenne l’adoptent maintenant à leur tour.

Nommé chercheur émérite en sciences biologiques par la fondation de recherche de l’État de Rio Grande do Sul, M. Bianchini a reçu de nombreux prix. Ancien président et membre de la Société brésilienne d’écotoxicologie, il est membre de plusieurs autres sociétés scientifiques, dont la Société brésilienne de physiologie et la Society of Environmental Toxicology and Chemistry. Auteur de plus d’une centaine  d’articles parus dans des revues à comité de lecture, M. Bianchini siège aux comités de rédaction  d’Ecotoxicology and Environmental Safety et du Journal of the Brazilian Society of Ecotoxicology.


Christopher WoodChristopher Wood
Chaire de recherche du Canada sur l’environnement et la santé
Université McMaster

Professeur éminent au département de biologie de l’Université McMaster, Christopher Wood est l’un des  plus grands experts au monde en physiologie des poissons. Au cours des 25 dernières années, il a réalisé  des études sur le terrain dans plusieurs pays, dont la Chine et le Brésil. Ses recherches en cours portent sur la physiologie animale comparée, la toxicologie aquatique et les réglementations environnementales. M. Wood est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’environnement et la santé depuis 2001. Il a reçu des prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations de la Société canadienne de zoologie, en 1999, et de l’American Fisheries Society, en 2002. Il a été élu à la Société royale du Canada en 2003 et nommé professeur éminent à l’Université McMaster en 2005. Il s’est par ailleurs vu attribuer par la Société royale du Canada, en 2007, la médaille Miroslaw Romanowski en sciences de l’environnement. Il publie régulièrement des articles dans des revues scientifiques, et son nom figure sur la liste des chercheurs les plus cités, préparée par l’Institute for Scientific Information.

M. Wood est titulaire d’un baccalauréat ès sciences et d’une maîtrise ès sciences de l’Université de la  Colombie-Britannique et d’un doctorat en pharmacologie cardiovasculaire chez le poisson de l’Université d’East Anglia.

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Se servir de la modélisation pour lutter contre les maladies infectieuses


Yiming ShaoYiming Shao
Chaire de recherche du CRDI en modélisation et en gestion des maladies transmissibles
National Center for AIDS/STO Control & Prevention

Yiming Shao est spécialiste du sida principal au Chinese Center for Disease Control and Prevention et dirige le service de la recherche virologique et immunologique au National Center for AIDS/STD Control and Prevention. Ardent défenseur de la recherche interdisciplinaire et de la formulation de politiques publiques  fondées sur des données probantes, il est par ailleurs membre de la Chinese People’s Political Consultative Conference,  où il a plaidé en faveur de réformes du système de santé et de l’amélioration des capacités de recherche médicale. En outre, il a joué un rôle de premier plan dans l’établissement du National AIDS  Reference Laboratory et de trois réseaux nationaux (de dépistage du VIH, d’épidémiologie moléculaire et de
pharmacorésistance) qui fournissent un leadership et un soutien technique en matière de dépistage du VIH/sida et de recherche menée dans ce domaine en Chine, ainsi que de concert avec des partenaires étrangers. Parmi les travaux innovants auxquels il a été associé, citons un projet de recherche de vaccin contre le VIH qui a depuis mené à des essais cliniques.

M. Shao siège à trois comités consultatifs de l’Organisation mondiale de la santé de même qu’au conseil scientifique du programme de santé mondiale de la Fondation Gates. Il a obtenu de nombreux prix, dont le National Award for Progress in Science and Technology, le National Outstanding Young Scientist et le Young Expert Award. Plus de 400 articles scientifiques qu’il a signés ont été publiés dans des revues  spécialisées chinoises et étrangères.


Jianhong WuJianhong Wu
Canada Research Chair in Industrial and Applied Mathematics
York University

Jianhong Wu est professeur à la faculté des sciences et de l’ingénierie de l’Université York depuis 1990 et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en mathématiques appliquées depuis 2001. En outre, il dirige le Centre de la modélisation des maladies et le Laboratoire de mathématiques appliquées de MITACS. Son apport aux mathématiques pures et aux mathématiques appliquées lui a valu une reconnaissance à l’échelle internationale. Il a notamment été chargé de diriger une équipe nationale formée de scientifiques provenant d’universités, d’instituts de recherche en santé publique et d’organismes gouvernementaux travaillant à la modélisation et à l’analyse qualitative de questions cruciales en matière de prévision, de lutte, d’intervention et de prévention relatives aux maladies infectieuses émergentes telles que le SRAS, la grippe pandémique et le virus du Nil occidental.

M. Wu s’est vu décerner de nombreux prix et bourses de recherche, dont le New Pioneer Science & Technology Award en 2008, le prix de recherche de la Société canadienne de mathématiques appliquées et industrielles en 2003, le Cheung Kong Visiting Professorship du ministère de l’Éducation de la Chine, le Paul Erdos Visiting Professorship de l’Académie des sciences de Hongrie, ainsi qu’une bourse de la Fondation Alexander von Humboldt d’Allemagne.

Il a obtenu son doctorat de l’Université du Hunan, en Chine, en 1987, et est l’auteur de six ouvrages et de plus de 200 communications et articles scientifiques.

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Faire tomber les obstacles entravant l’accès à Internet


Xiaoyan ZhuXiaoyan Zhu
IDRC Research Chair in Information Technology
Tsinghua University

Xiaoyan Zhu est professeure au département d’informatique et technologie informatique de l’Université  Tsinghua, directrice adjointe du State Key Lab of Intelligent Technology and Systems de l’université et  directrice du Tsinghua-HP Multimedia Research Center. Spécialiste reconnue du traitement de l’information, ses recherches portent sur le traitement du langage naturel, les systèmes question-réponse, les systèmes informatiques pour les personnes ayant une déficience visuelle, la reconnaissance des formes, les réseaux neuronaux, l’apprentissage machine et la bio-informatique.

Les résultats ayant émané des recherches de Mme Zhu ont été commercialisés par Toshiba et Fujitsu et appliqués avec succès aux systèmes de conversion du chinois en braille. Ses travaux sur les moteurs de recherche en langage naturel ouvrent de nouvelles possibilités pour la recherche sur Internet. Elle a dirigé avec succès des programmes de recherche financés par le National Basic Research Program of China, le National High Technology Research and Development Program et la National Natural Science Foundation of China.

Mme Xiaoyan Zhu a signé, à titre d’auteure et de coauteure, plus de 100 articles et communications.


Ming LiMing Li
Canada Research Chair in Bioinformatics
University of Waterloo

Ming Li est professeur d’informatique à l’Université de Waterloo et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en bio-informatique depuis 2002. Expert international en matière de mesure de la distance entre deux entités porteuses d’information, M. Li est membre de la Société royale du Canada, de l’Association for Computing Machinery et de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers.

En 1996, on lui a décerné l’E.W.R. Steacie Fellowship Award, et il a reçu la bourse Killam en 2001. En collaboration avec Paul Vitanyi, professeur à l’Université d’Amsterdam, M. Li a mis au point les applications de la complexité de Kolmogorov. Ses travaux portant sur la distance de l’information et la distance normalisée de l’information ont donné lieu à de nombreuses applications en matière de comparaison de documents, d’évolution du génome, d’analyse de séries chronologiques et de moteurs de recherche question-réponse.

Corédacteur en chef du Journal of Bioinformatics and Computational Biology, il est aussi rédacteur en chef adjoint du Journal of Compute Science and Technology, l’un des responsables de la préparation des textes du Journal of Computer and System Sciences et membre du comité de rédaction du Journal of Combinatorial Optimization.

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Améliorer l’état nutritionnel des enfants


Anna LarteyAnna Lartey
Chaire de recherche du CRDI en nutrition au service de la santé et du développement socioéconomique en Afrique subsaharienne
Université du Ghana

Anna Lartey est professeure agrégée au département de la nutrition et des sciences de l’alimentation de l’Université du Ghana, qu’elle a déjà dirigé. Ses travaux de recherche portent sur l’état nutritionnel des enfants. Elle a participé aux consultations d’experts sur l’état nutritionnel des enfants organisées par  l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et a été cochercheure principale du volet ghanéen de l’étude multicentrique de l’OMS sur les valeurs de référence pour la croissance. Anciennement à la Ghana Food and Drugs Board,
 
Mme Lartey a été l’un des cinq experts africains invités à participer à une table ronde avec Melinda Gates. En outre, elle a suivi l’African Nutrition Leadership Programme, préside actuellement la Conférence d’épidémiologie nutritionnelle de l’Afrique de même que la Ghana Nutrition Association et représente l’Afrique au sein du conseil de l’Union internationale des sciences de la nutrition.
 
Après avoir obtenu un baccalauréat ès sciences de l’Université d’Ottawa, Mme Lartey a suivi un stage en diététique à l’Hôpital général de Kingston, au Canada, puis obtenu une maîtrise ès sciences à l’Université de Guelph. Elle a ensuite fait un doctorat en nutrition à l’Université de la Californie à Davis, à la faveur d’une bourse Fulbright. L’Université du Ghana lui a décerné le prix du meilleur chercheur en 2004.


Grace MarquisGrace S. Marquis
Chaire de recherche du Canada sur les aspects sociaux et environnementaux de la nutrition
McGill University

Grace S. Marquis est professeure agrégée à l’Université McGill de Montréal et, depuis 2006, titulaire de la  Chaire de recherche du Canada sur les aspects sociaux et environnementaux de la nutrition. Sa carrière de chercheure a débuté il y a un quart de siècle à l’Instituto de Investigación Nutricional de Lima, au Pérou.

Après avoir obtenu un doctorat en nutrition internationale de l’Université Cornell en 1996, elle a enseigné aux États-Unis pendant dix ans avant d’accepter un poste de professeur à l’École de diététique et de nutrition humaine de McGill. En 1999, son équipe de recherche a amorcé des travaux au Ghana, en Afrique de l’Ouest; cette collaboration se poursuit toujours. Il s’agit de travaux de recherche communautaires s’intéressant à l’interaction des facteurs d’ordre social, culturel, biologique et environnemental et aux mécanismes par lesquels ils altèrent la capacité des ménages de répondre de façon optimale aux besoins des jeunes enfants en matière de nutrition et de soins. À partir des connaissances acquises, l’équipe élabore des stratégies novatrices qui visent à favoriser la santé et la croissance des enfants et qui sont à la portée des ménages pauvres.

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Être à l’avant-garde en matière de communications sans fil


Ranjan MallikRanjan K. Mallik
Chaire de recherche du CRDI en communications sans fil
Indian Institute of Technology Delhi

Ranjan K. Mallik est professeur titulaire au département de génie électrique de l’Indian Institute of Technology (IIT) Delhi. Il a travaillé pendant plus de 16 ans comme scientifique au Defence Electronics Research Laboratory, à Hyderabad, en Inde, et fait partie du corps professoral de trois des instituts de l’IIT, ceux de Kharagpur, de Guwahati et de Delhi. Ses recherches portent sur la diversité par commutation et la modélisation des voies pour les communications sans fil, les systèmes spatiotemporels, la communication coopérative et les systèmes à accès multiple.

M. Mallik est membre des organismes suivants : l’Indian National Academy of Engineering de la National Academy of Sciences, India, The Institution of Engineering and Technology, au Royaume-Uni, The Institution of Electronics and Telecommunication Engineers, en Inde. Il est l’un des responsables de la préparation des textes en vue de leur publication dans IEEE Transactions on Wireless Communications et IEEE Transactions on Communications.

Il a reçu plusieurs prix, dont le Shanti Swarup Bhatnagar Prize en sciences du génie, décerné par le Council of Scientific and Industrial Research du gouvernement de l’Inde, et le Hari Om Ashram Prerit Dr. Vikram Sarabhai Research Award en électronique, télématique, informatique et automatisation.

M. Mallik est titulaire d’un baccalauréat technique en génie électrique de l’Indian Institute of Technology Kanpur, ainsi que d’une maîtrise et d’un doctorat en génie électrique de l’Université Southern California.


Robert SchoberRobert Schober
Chaire de recherche du Canada en communications sans fil
Université de la Colombie-Britannique

Robert Schober est professeur titulaire au département de génie électrique et informatique de l’Université de la Colombie-Britannique et est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en communications sans fil depuis 2002. Ses recherches portent sur les vastes domaines de la théorie des communications, des communications sans fil et du traitement statistique du signal.

M. Schober a reçu plusieurs prix et distinctions, dont le prix Heinz Maier-Leibnitz, qui lui a été décerné en 2002 par la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG), l’Innovations Award de la Vodafone Foundation for Research in Mobile Communications en 2004, l’UBC Killam Research Prize en 2006 et le Wilhelm Friedrich Bessel Research Award de la Fondation Alexander von Humboldt en 2007. Il a également reçu des prix pour l’excellence de ses communications et est le titulaire de la rubrique Conception de modulation et de signaux d’IEEE Transactions on Communications.

M. Schober a obtenu un diplôme universitaire et un doctorat en génie électrique de l’Université d’Erlangen-Nuremberg, en Allemagne. En 2001-2002, il a été boursier de recherches postdoctorales à l’Université de Toronto.

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Régler le cas des rejets miniers qui minent la santé


Rachid HakkouRachid Hakkou
Chaire de recherche du CRDI en gestion et stabilisation des rejets miniers et industriels
Université Cade Ayyad
Depuis 1996, Rachid Hakkou œuvre comme enseignant-chercheur à  l’Université Cadi Ayyad, où il est responsable du module Environnement minier au Département des sciences de la Terre et du module Chimie industrielle au Département des sciences chimiques. Depuis 2006, il est aussi professeur associé à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, au Canada.
 
Rachid Hakkou est titulaire d’un doctorat de l’Institut national polytechnique de Lorraine, en France, en géosciences et matières premières, ainsi que d’un doctorat d’État en gestion et traitement des déchets de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, au Maroc. Il est membre du comité international de lecture de la revue Mine Water and the Environment. Ses travaux de recherche portent sur la gestion des rejets miniers, plus particulièrement sur les méthodes de remise en état des sites d’exploitation minière.


Mostafa BenzaazouaMostafa Benzaazoua
Canada Research Chair on Integrated Management of MineWaste
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Mostafa Benzaazoua est professeur chercheur titulaire à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis 1997. Il est aussi professeur agrégé à l’Université McGill et à l’École polytechnique de Montréal.
 
Titulaire d’une maîtrise en sciences de la Terre de l’Université de Nancy, en France, et d’un DESS en  valorisation des ressources du sous-sol de l’École nationale supérieure de géologie de Nancy, il a obtenu un doctorat en géosciences de l’Institut national polytechnique de Lorraine, en France. En 2003, Mostafa  Benzaazoua devient titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la gestion intégrée des rejets miniers. Ses champs de compétences comprennent la géochimie et la minéralogie appliquées à  l’environnement minier et la gestion des rejets miniers. Par ailleurs, il est très actif en transfert des connaissances et en formation de personnel hautement qualifié.

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Faire en sorte que la recherche en santé influence les politiques


Nelson SewankamboNelson Sewankambo
Chaire de recherche du CRDI en politiques et systèmes de santé fondés sur des données probantes
Université Makerere

Nelson Sewankambo est recteur du College of Health Sciences de l’Université Makerere. Pendant onze ans, il avait été doyen de l’école de médecine de l’Université, précurseure du collège. Il s’emploie depuis fort longtemps à faire progresser la recherche et les politiques en matière de santé en Afrique; il a d’ailleurs piloté les démarches ayant mené à la création de l’Initiative régionale concernant les politiques de santé des pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est (REACH-Policy), qui vise à assurer le passage de la recherche aux politiques et des politiques à l’action en matière de santé en Afrique de l’Est.
 
La contribution de Nelson Sewankambo à la recherche dans les domaines de la santé et du VIH/sida depuis un quart de siècle a été jalonnée de nombreux prix. M. Sewankambo est vice-président de l’Accordia Global Health Foundation, président de l’Initiative to Strengthen Health Research in Africa et membre du Forum mondial pour la recherche en santé et des Global Foundations for Health Research. Il a pris part à de nombreuses initiatives internationales en matière de santé, et ses écrits sont souvent publiés dans diverses publications internationales, dont The Lancet, le Bulletin de l’OMS et African Health Sciences.
 
M. Sewankambo est titulaire d’un baccalauréat en médecine, d’un baccalauréat en chirurgie et d’une maîtrise en médecine interne de l’Université Makerere ainsi que d’une maîtrise en épidémiologie clinique de l’Université McMaster de Hamilton, au Canada. Cette dernière université lui a décerné un doctorat honorifique en droit en 2007.


John LavisJohn Lavis
Chaire de recherche du Canada sur le transfert et l’échange des connaissances
Université McMaster

John Lavis, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le transfert et l’échange des connaissances depuis 2001, est professeur agrégé à la fois au département d’épidémiologie clinique et de bio-statistique et au département des sciences politiques de l’Université McMaster. En outre, il dirige le McMaster Health Forum et enseigne au Centre for Health Economics and Policy Analysis de cette université.

Ses recherches portent surtout sur le transfert et l’échange des connaissances dans la sphère de l’élaboration des politiques publiques et sur les aspects politiques des systèmes de santé. Il est l’auteur du rapport sur lequel est fondé le chapitre sur le passage de la recherche à l’action du Rapport mondial sur les connaissances pour une meilleure santé (OMS, 2004). Il préside le Comité consultatif de la recherche en santé de l’Organisation panaméricaine de la santé et fait partie de nombreux comités en matière de sciences et de politiques et groupes de recherche, notamment du Comité consultatif de la recherche en santé de  l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Comité consultatif scientifique et technique de l’Alliance pour la recherche sur les politiques et les systèmes de santé. Par ailleurs, il est codirecteur de la publication des synthèses produites par l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé et le Réseau des bases factuelles en santé de l’OMS.

M. Lavis est titulaire d’un doctorat en médecine de l’Université Queen’s, d’une maîtrise ès sciences de la London School of Economics et d’un doctorat de l’Université Harvard.

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Membres du comité d'attribution – concours lancé en 2007

Comité d’attribution interdisciplinaire

Interdisciplinary Adjudication Committee 2007 Competition

Paul Guild (président, propositions complètes), Université de Waterloo

Nicolas Georganas (président, lettres d’intention), Université d’Ottawa

Harald Bathelt, Université de Toronto

Danièle Bélanger, Université Western Ontario

John Cartwright, Université Western Ontario

Gérard Gaudet, Université de Montréal

Claude Lavoie, Finances Canada

Vimla Patel, Arizona State University

Louise Potvin, Université de Montréal

Neal Scott, Université Queen’s

Richard Smith, Université Simon Fraser


Nous tenons à remercier les appréciateurs indépendants et le Collège d’examinateurs du Programme des chaires de recherche du Canada.

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